Bientôt une puce électronique comme alternative à la pilule contraceptive?

Bientôt une puce électronique comme alternative à la pilule contraceptive?
Bientôt une puce électronique comme alternative à la pilule contraceptive?
Dans cette photo : Bill Gates
Alors qu'une start-up américaine vient de mettre au point une pilule électronique efficace 16 années durant, l'Inpes et le ministère des Affaires sociales lancent une campagne de sensibilisation afin d'inciter les femmes à changer sans crainte de mode de contraception, quand cela s'avère nécessaire. En effet, depuis 2013, le débat sur les pilules de dernière génération a engendré une véritable crise de confiance des Françaises vis-à-vis des contraceptifs.
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Une contraception électronique : c'est la proposition que les gynécologues pourraient bientôt faire à leurs patientes. MicroCHIPS, une start-up américaine implantée dans l'État du Massachussetts vient en effet de développer une pilule électronique sous-cutanée efficace pendant 16 ans. Cette avancée médicale, financée à hauteur de 4,5 millions de dollars par le couple de philanthropes Bill et Melinda Gates, se présente sous la forme d'un implant de deux centimètres sur deux, dont l'épaisseur ne dépasse pas les sept millimètres. Elle est, par ailleurs, dotée d'un réservoir de lévonorgestrel – une hormone contraceptive déjà utilisée dans les pilules et stérilets – et d'un bouton marche/arrêt. Et pour cause, ce moyen de contraception révolutionnaire peut être interrompu à l'aide d'une télécommande si la patiente souhaite, par exemple, tomber enceinte. Mais, tant qu'il est en position « Marche », il délivre chaque jour et à heure fixe, la dose nécessaire d'hormones. Cette nano-pilule, dont l'implantation se fait pour l'heure au niveau du bras, de l'abdomen ou des fesses, a d'ores et déjà été testée sur des femmes ménopausées avec, en lieu et place du lévonorgestrel, un médicament visant à lutter contre l'ostéoporose.

« Une contraception efficace est une contraception adaptée à son mode de vie »

Pour autant, le dispositif doit encore être soumis à des tests et obtenir l'approbation de la Food and Drug Administration, l'agence américaine des produits de santé américaine, avant de débuter sa commercialisation aux États-Unis en 2018, puis dans le reste du monde. Reste toutefois à savoir si les Françaises seront prêtes à abandonner leur contraception classique pour cet implant électronique, d'autant que leur confiance vis-à-vis des contraceptifs a été mise à rude épreuve en 2013 par le scandale sur les pilules de dernière génération. Conscients de cette situation, l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) et le ministère des Affaires sociales lancent une campagne de sensibilisation. « La vie d'une femme est faite d'événements qui peuvent l'amener à changer ses habitudes en matière de contraception. Pour autant, si de nombreuses femmes ont aujourd'hui le sentiment que leur contraceptif ne leur convient plus, elles n'osent pas en changer par craintes, doutes ou tout simplement par méconnaissance des solutions qui s'offrent à elles », regrette l'Inpes.

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L'institut les incite donc à parler ouvertement à leur médecin de leur éventuelle envie de changer de contraception afin de connaître l'étendue des différents modes, leurs bénéfices et inconvénients. Une discussion utile, d'autant que comme le rappelle Thanh Le Luong, directrice générale de l'Inpes, « une contraception efficace est une contraception adaptée à son mode de vie, sa situation affective et médicale. Grâce à la diversité contraceptive existante, il est désormais possible de choisir le moyen de contraceptif le plus adapté et d'en changer au cours de sa vie ».

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