La faillite pour Kodak

Le groupe Eastman Kodak s'est placé sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, pour pouvoir se restructurer à l'abri de ses créanciers. Les salariés continueront d'être payés et les programmes de fidélité d'être honorés.


Le groupe Kodak a officiellement été déclaré en faillite jeudi. L’ex-géant américain de la photo, créé par George Eastman en 1880, s’est placé sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, dans le but de se restructurer à l’abri de ses créanciers. Il s’agit de « renforcer ses liquidités aux États-Unis et à l’étranger » et lui permettre de « se recentrer sur ses actifs les plus rentables », comme l’a expliqué l’entreprise dans un communiqué. Elle a pris soin de souligner que ses 7 000 salariés continueront d’être payés, et les programmes de fidélité d’être honorés. Ses filiales à l’étranger ne sont pas concernées par ce dispositif.

L’entreprise n’a plus enregistré de bénéfice depuis 2007, mais a amorcé ces derniers temps une restructuration en favorisant une offre diversifiée sur les appareils photo. « Le conseil d'administration et la totalité de l'équipe de direction estiment que c'est une étape nécessaire et la chose qu'il convient de faire pour l'avenir de Kodak », a déclaré son PDG Antonio M. Perez. Le dépôt de bilan était prévisible après six années de pertes en sept ans, notamment une chute du titre Kodak de 88%, qui ne valait plus, au 4 janvier 2012, que 0,65 dollars selon lefigaro.fr. Le groupe a déclaré une dette de 6,8 milliards de dollars, et des actifs d’un montant de 5,1 milliards de dollars, selon l’agence Bloomberg. D’après celle-ci, la banque Citigroup a accordé à Kodak une facilité de crédit de 950 millions de dollars, afin de lui permettre de continuer à offrir services et produits à ses clients. Le crédit doit être approuvé par la justice.

À la veille de son dépôt de bilan, l’entreprise ne valait plus que 150 millions de dollars en Bourse. Elle avait été éjectée en 2004 du club très fermé des valeurs qui composent l’indice Dow Jones. Elle ne peut guère plus que miser sur la vente de ses brevets, qui pourrait rapporter 3 milliards de dollars. Kodak a raté le tournant du numérique et s’est vu dépassé par son concurrent Canon, ou par Hewlett Packard sur le marché des imprimantes.

(Sources : lefigaro.fr, lemonde.fr, AFP, Reuters, bloomerg.fr)
Crédit photo : AFP

Élodie Vergelati


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