Par
Marion Roucheux
- Publié le 19 octobre 2011
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Crise de la dette : « La France est sur la corde raide »
Terrafemina : L’avertissement de Moody’s est-il une surprise pour vous ?
Céline Antonin : Non. Ce n’est pas une bonne nouvelle mais ce n’est pas non plus une grande surprise car il y a de nombreux facteurs qui ont pu entraîner cette décision. Parmi eux : la recapitalisation des banques, la discussion autour du sauvetage de la Grèce ou encore de celui de Dexia. De plus, la dette française atteint des niveaux toujours plus élevés : elle devrait ainsi s’élever à 85% du PIB en 2011.
TF : Quelles chances a la France de voir sa note AAA abaissée ?
C.A : C’est toujours difficile à dire, car même si l’on sait que les agences de notation s’appuient sur des grands indicateurs, on ne sait pas toujours comment sont réalisées leurs estimations. Reste qu’il est possible que Moody’s mette la France sous surveillance négative, une étape qui peut précéder une dégradation de sa note. Dans ce cas, il y a à peu près 30% de chances pour que la France perde son triple A. Cela va beaucoup dépendre des décisions prises en matière budgétaire, du débat à l’Assemblée sur le budget 2012 dans l’Hexagone et également des décisions prochaines sur la zone euro.
TF : Justement, que peut faire la France en termes de politique budgétaire afin de garder son triple A ?
C.A : Le budget est actuellement en discussion. Le gouvernement a tablé fin août sur 12 milliards d’économie avec des mesures diverses portant sur les niches fiscales ou encore les taxes sur les très hauts revenus. La France est sur la corde raide : si elle s’en tient à ce que demande l’agence de notation, elle doit appliquer une politique d’austérité pour réduire sa dette. Or, si elle opte pour la rigueur, alors elle casse la croissance. Elle est prise dans un cercle vicieux.
TF : Quelles seraient les conséquences d’une dégradation de la note ?
C.A : La première conséquence sera la hausse du coût de l’emprunt, avec des primes de risque plus importantes, ce qui aurait pour effet d’alourdir le poids de la dette. Autre risque : qu’il y ait une dégradation de la note des banques dans la foulée. Ce seraient alors les entreprises qui pâtiraient directement de la hausse des primes de risque.
TF : Qu’en est-il de l’Espagne qui vient de voir sa note abaissée ?
C.A : Cette dégradation de la note espagnole montre surtout que les conditions se sont dégradées chez nos voisins ibériques. Cette nouvelle note traduit le fait que les Espagnols auront plus de difficultés à rembourser leur dette. Pourtant l’Espagne mène une politique d’austérité massive afin de réduire son déficit. Mais c’est cette même politique budgétaire qui pèse sur la croissance et qui fait paradoxalement que l’Espagne n’arrive pas à remplir ses engagements budgétaires. La situation est compliquée : c’est un jeu très délicat à mener pour le gouvernement.
TF : L’OFCE vient de présenter ses perspectives 2011-2012 pour l'économie mondiale et se dit « inquiète du risque d’une récession en Europe en 2012 ». Pourquoi ?
C.A : L’OFCE met en garde contre une austérité généralisée à l’ensemble des pays de la zone euro. Cela menacerait le commerce extérieur et fragiliserait l’économie dans son ensemble. Les trois moteurs de la croissance qui sont le commerce extérieur, la consommation et l’investissement se trouvent en effet menacés. Reste que nous inscrivons dans nos prévisions non pas une récession mais une croissance molle.
TF : Paris et Berlin doivent se mettre d’accord sur un plan de sauvetage des banques européennes et le faire avaliser par les dirigeants de la zone euro, dimanche 23 octobre à Bruxelles. Nicolas Sarkozy a déclaré : « Notre destin se joue dans les dix jours ». Quel est l’enjeu réel de ce week-end à Bruxelles ?
C.A : Beaucoup de questions vont en effet être discutées, particulièrement le plan d’aide à la Grèce et la recapitalisation des banques. La recapitalisation est un point qu’il est nécessaire de discuter, mais je crains que cela n’énerve des marchés déjà très volatiles. En effet, parler de recapitalisation des banques insinue qu’il y a un risque de défaut, or cela peut alimenter la panique des marchés. Face à cette rencontre, nous sommes dans l’expectative.

Céline Antonin
(Observatoire français des conjonctures économiques).
Crédit photo : AFP/Siège de l'agence Moody's Investors Services à New York
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Ce matin , sur l'antenne de radio de RMC, Mr Bourdin parlait de ce fameux triple A et essayait d'expliquer son importance pour la France
L aFrance est très mal placée mais d'autres pays aussi avec l 'Espagne et toujours l'Italie, j'ai lu ça sur le net.
notre situation est très grave, mais nos politiciens de tout bord ont l'air de se dire "tout va bien", imaginez les fonctionnaires ayant leur salaire qui baisse, je vous dis pas le grabuge !! alors oui il faut taxer ce qu'on peut, mais si on taxe trop l'économie boursière, tout ce cassera la figure et d'une manière plus rapide, même si beaucoup ne veulent pas comprendre, je gagne le smic et suis certain qu'Hollande avec son petit air de winnie l'ourson me fera pas gagner plus !
tout a fait, l'Espagne vient de voir sa note abaissée, le Portugal et l'Italie sont en bien mauvaise posture, c'est une vraie épidémie européenne
Ce sont les pays les plus fragiles qui bien sur sont les plus endettés. Ma fille ce matin, ma demandé si le POrtugal pouvait etre viré par l'europe ? et est ce que les USA vont adopter le Portugal... ?
C'est pas une codre raide, c'est une corde à noeuds; la preuve, y'a Sarkozy!
c'est un vrai sac de noeud difficile à déméler!!!
Il faut espérer que l'on ne se retrouve pas dans la même galère que la grec e,l'Italie et l'Espagne qui sont en bien mauvaise posture
Je vois une chose, depuis ce week end ils veulent absolument nous trouver des taxes supplémentaires.
mis à part l'allemagne qui s'en sort à peu près , tous lse pays européens ont des problèmes à gerer
La situation de la France est de pitre en pire, on va finir comme l'Italie et l'Espagne.
Tout est en baisse mais du côté des cotes banquaires et d ela bourse pas pour nos factures , elles seront plus salées et on continue à se priver..
L'énorme erreur : L'Europe et la monnaie unique malgré le veto de la démocratie!
la france est mal en point mais les dirigeants préfèrent prendre des décisions pour les autres pays européens
Il faut absolument qu'ils se reveillent, sinon le peuple français est très mal.. mais j'ai bien peur qu'avec la politique actuelle, cela ne bouge pas.. bouh
les pauvres de plus en plus pauvres, les riches de plus en plus riches, l'écart se creuse, le peuple se divise
Et bien pour le moment, on ne se plaint pas puisque la France a conservé son triple A ! les choses empirent mais nos politiciens sont confiants !
La situation n'est pas si affolante que ça car la bourse n'a pas encore fait de chute vertigineuse et c'est quand même un baromètre de confiance de constater ça.
l economie francaise a de la ressource , beaucoup de taxes ne sont pas encore misent au points mais pourraient l etre d ici peu , la france va se relever je pense