Les indices boursiers
Un indice boursier est un panier d’action, c'est-à-dire un regroupement de plusieurs titres de grandes sociétés cotées sur une place financière. Ils peuvent regrouper des valeurs globales ou sectorielles, locales, nationales ou internationales. Ils servent entre autres à évaluer l’évolution des titres qui les composent et sont surtout un indicateur de la tendance boursière du moment et de la psychologie des investisseurs.
Le plus ancien est le Dow Jones Industrial Average, ou Dow Jones, l’indice de référence de la Bourse de New York créé en 1884 et qui regroupe aujourd’hui les 30 principales valeurs industrielles américaines. Cependant, il tend à perdre de sa suprématie car les investisseurs s’intéressent aujourd’hui plus fréquemment au S&P500, qui regroupe les 500 grandes valeurs industrielles et technologiques de la bourse de New York. Plus large, il offrirait un reflet plus fidèle des variations globales de la bourse américaine.
Chaque place financière à son indice de référence. Outre le Dow Jones et le S&P500 (New York), les plus connus sont le Footsie 100 (Londres), le CAC40 (France), le Dax (Francfort), l’Ibex (Madrid), le Nikkei (Tokyo), ou l’EuroStoxx 50 (différentes places boursières de la zone euro). A noter que le nombre de valeurs entrant dans la composition de l’indice est variable : 40 pour le CAC, 225 pour le Nikkei, 30 pour le DAX…
D’un point de vue des secteurs, il existe toute une déclinaison d’indices sectoriels, tels que le DJ Stoxx Auto, le DJ Stoxx Construction, le DJ Stoxx Santé…
Les règles de calcul d’un indice varient selon les places de cotation. Ils peuvent être calculés selon une simple moyenne arithmétique des valeurs. Cela dit les indices sont le plus souvent pondérés en fonction de la capitalisation boursière, du flottant et du prix des valeurs les composant.
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Olivia Derreumaux
Olivia Derreumaux est journaliste financière depuis septembre 2008. Elle intègre à cette date la rédaction du Journal des Finances, où elle suit le secteur de la pharmacie, de la biotechnologie et de la chimie. Elle contribue occasionnellement au point Bourse quotidien de BFM TV, réalisé en partenariat avec Le Journal des Finances. Elle a débuté sa carrière en 2007 à Nord Eclair, filiale de la Voix du Nord, puis a travaillé pour le Journal de l’économie sur LCI. Elle est diplômée de l’IEP de Lille et titulaire du master de journalisme de l’Université Lille II.
Quelle est l’influence de la bourse américaine sur les actions françaises ?
A la bourse de Paris, il n’est pas rare d’observer un phénomène étrange. A 15h30 heures, le CAC40 indice de référence de la place parisienne, peut brusquement changer de tendance. Bien sûr il y a une explication…. 15h 30 en France, c’est 9 heures aux Etats-Unis, soit l’heure à laquelle ouvre Wall Street.
Wall Street… c’est le nom de la rue dans laquelle se situe la bourse de New York, l’une des plus anciennes et des plus importantes places financières mondiales.
Lorsqu’elle ouvre, les autres marchés regardent son orientation… car s’ils subissent la concurrence des pays émergents, les Etats-Unis restent la première puissance du monde. Donc leur économie, c’est le reflet de l’état de l’économie mondiale… et les statistiques américaines permettent d’en prendre la température. On pense par exemple à la consommation, au taux de chômage ou au PIB américains.
Au moment de leur publication, les investisseurs à Paris, Londres, Francfort, Madrid ou Tokyo regardent donc ces indicateurs avec attention. S’ils sont bons, cela donne confiance … et souvent les marchés financiers s’en ressentent. A l’inverse, s’ils sont décevants, les cours des différentes places mondiales peuvent plonger.
A côté de l’influence des indicateurs macroéconomiques, il y a des explications microéconomiques… Car Wall Street, c’est aussi le lieu où sont cotées d’énormes multinationales… parfois leaders sur leur secteur.
Les annonces les concernant, bonnes ou mauvaises, ont souvent un impact sur les autres entreprises. Prenons l’exemple d’Apple…. une des plus importantes entreprises mondiales d’informatique. Si elle publie de bons résultats, son cours de bourse à Wall Street en profitera bien sûr, mais par extrapolation, les investisseurs du monde entier seront tentés de miser sur des valeurs du même secteur… et ce, même si celles ci sont cotées sur d’autres places financières.
On le voit donc, l’influence de Wall Street est largement psychologique. Et il n’est pas rare que les marchés européens amplifient les nouvelles venues de l’autre côté de l’Atlantique.
Mais il y a aussi une cause mécanique. Depuis plusieurs années, des fonds américains ont pris des participations dans des entreprises du CAC 40. En fonction de leur stratégie d’investissement, ils peuvent vendre ou acheter massivement les actions d’une société, ce qui n’est pas sans conséquence sur son cours.
Ce fut le cas pour Veolia. Les fonds américains représentaient en 2008 le premier investisseur institutionnel du groupe de services à l’environnement. Lorsque les perspectives se sont dégradées pour l’entreprise, ils se sont désengagés fortement et cela a pesé sur le cours.
Voila, vous en savez maintenant un peu plus sur l’influence des marchés américains à la bourse de Paris, un critère bien sûr a prendre en compte dans votre stratégie d’investissement.
A bientôt sur Terrafemina
Tout à fait vrai ce qu'elle dit la dame.un des derniers exemple pas dit dans la vidéo car pas actualisé : la crise des subprimes, aie aie. Les states impactes massivement les marchés bousiers mondiaux! Mais maintenantil y a aussi Tokyo, Shangaï et les pays "emmergents" qui commencent à devenir des "poids lours" sur les marchés. LA MONDIALISATION
C'est très pédagogique ! idéal pour un néophite ! et pour les autres ça fait du bien de réviser ses bases ! très bonne vidéo.
La bourse française est conditionnée (soumise), comme un petit mouton, à celle de Wall Street. A tel point, que ça en est pathétique. Exemple hier, lundi 26 septembre 2011. J’ouvre ce matin internet pour voir les résultats du CAC 40 d’hier: comme tous les jours, baisse jusqu’à 15h30, puis remontée dès l’ouverture de Wall Street. Puis je lis la Tribune et vois en première page : « Wall Street croit en l’Europe et finit en forte hausse : Wall Street a clôturé en nette hausse une scéance instable lundi, dans l’espoir que les européens parviennent finalement à faire le nécessaire pour réduire l’endettementgrec et recapitaliser leurs banques … » Wall Street monte, donc, le CAC 40 monte (bêtement)sans se rendre compte que c’est nous qui sommes à l’origine de cette hausse, et que nous n’avons même pas bougé pour la justifier. Donc, logiquement, demain, Wall Street devrait rechuter et nous avec, nous demandant bêtement pourquoi.