Par
Olivia Derreumaux
- Publié le 17 novembre 2010
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Faut-il craindre les bulles spéculatives ?
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Les mouvements spéculatifs massifs de la part des opérateurs peuvent entraîner une augmentation rapide et forte d’une monnaie, d’un secteur ou encore d’un indice. La hausse est telle qu’elle finit par atteindre un niveau irrationnel, ne reflétant plus la croissance de l’économie réelle, dans lequel l’offre et la demande ne déterminent plus les prix que de façon marginale. On parle alors de « bulle spéculative ». Ces bulles ont tendance à s’auto-entretenir, c'est-à-dire que plus elles grossissent, plus les opérateurs sont tentés d’acheter l’actif en question, en misant sur la poursuite de la hausse. L’euphorie gagne alors les marchés.
Ce phénomène est récurrent, mais il est dangereux, car à l’image de la bulle, il peut éclater à tout moment, entraînant une baisse de la monnaie ou des cours de la même ampleur que la hausse précédemment observée. Dans cette configuration, la baisse des cours aussi s’auto-entretient : plus les opérateurs vendent, plus les cours baissent, et plus le nombre d’opérateurs souhaitant vendre augmente. A l’inverse de l’euphorie de la bulle, on assiste alors à un mouvement de panique sur les marchés, au terme duquel les cours retrouvent des niveaux plus rationnels. Mais entre-temps, et à moins d’avoir anticipé l’éclatement de la bulle, nombreux seront les opérateurs ayant perdu tout ou partie des fonds investis.
L’histoire boursière est jalonnée de bulles spéculatives, suivies de krachs boursiers. La plus ancienne est celle entourant le commerce de bulbes de tulipes aux Pays-Bas, au début du XVIIème. Une véritable « tulipomania » favorise à l’époque la hausse vertigineuse du prix du bulbe de tulipe, jusqu’à lui faire atteindre l’équivalent du prix d’une maison de la capitale hollandaise ! En février 1937, le marché se retourne et le prix moyen de la tulipe est divisé par 200 en moins de trois mois.
Mise à part celle de la fin des années 1920 ayant abouti à la grande crise de 1929, l’une des bulles la plus célèbre est celle des valeurs technologiques et Internet à la fin des années 1990. C’est d’ailleurs la dernière en date. Porté par le développement d’Internet et les innovations dans les télécommunications, le secteur des NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) s’envole en bourse. Les fameuses « starts-ups », ces sociétés développant de nouvelles technologies, se multiplient. Ne gagnant pas encore d’argent, elles font pourtant rêver les investisseurs, qui spéculent sur les gains futurs de ces jeunes pousses. Une véritable euphorie gagne ce secteur : la moindre introduction ou la moindre nouvelle se traduit par une envolée des titres.
Mais les choses changent à la fin des années 2000. De nombreuses starts-up font à l’époque faillite, à court de liquidités avant d’être devenues rentables. Et celles qui réussissent à survivre n’atteignent pas, ou pas assez vite, les anticipations de gains promises. La bulle éclate, touchant bien sûr les valeurs technologiques mais aussi l’ensemble des marchés. A titre d’exemple, le CAC40, indice boursier de référence à la bourse de Paris, passe de près de 7.000 à moins de 3.700 points entre septembre 2000 et septembre 2001. Le Nasdaq, indice regroupant les principales valeurs technologiques cotées à New York, chute quant à lui à moins de 1.500 points à la même période, après avoir dépassé les 5.000 points en mars 2000.
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J'ai beau regarder mais ce n'est pas u n domaine qui me passionne .
je n'y connais rien moi aces trucs et ca ne me passionne pas du tout je suis deja la gestion de nos comptes en banque et c'est largement suffisant