Par
Olivia Derreumaux
- Publié le 15 décembre 2010
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« BRIC » : comment investir dans les pays emergents ?
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L’abréviation BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) est apparue en 2001, sous la plume du chef économiste de la banque d’investissement Goldman Sachs, Jim O’Neill, dans un rapport sur l’évolution économique mondiale. Il désignait, selon la banque américaine, les quatre économies mondiales aux perspectives de croissance les plus importantes, amenées à concurrencer les économies les plus développées (« matures »), et donc à bouleverser à moyen terme l’ordre économique mondial.
Selon le FMI (Fonds monétaire international), ces quatre puissances en devenir représentaient, en 2009, plus de 43% de la population mondiale, mais seulement 16% du PIB (Produit intérieur brut) de la planète. Mais d’ici 2040, leur PIB pourrait atteindre le même niveau que celui de ces six grandes puissances économiques actuelles : États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni et Italie.
Une performance qui s’explique en grande partie par une population galopante et très jeune, l’apparition d’une classe moyenne, des ressources naturelles souvent très abondantes, mais surtout par d’énormes besoins en infrastructures et en services. De quoi expliquer des taux de croissance significativement supérieurs à ceux des Etats-Unis, du Japon ou de l’Union Européenne. Pour 2011, le FMI prévoit dans ces trois zones matures des taux de croissance allant de 1,5% à 2,3%, contre 4,1% pour le Brésil, 4,3% pour la Russie, et jusqu’à 8,4% et 9,6% pour l’Inde et la Chine ! Des niveaux impressionnants alors que l’économie mondiale se remet à peine d’une des plus importantes crises de son histoire.
Malgré des risques politiques et sociaux souvent plus élevés que dans les états occidentaux, ces pays représentent donc aujourd’hui le moteur de l’économie mondiale, notamment les pays asiatiques. D’autant que leurs finances publiques sont globalement plus saines que dans les pays les plus développés.
Malgré tout, ce concept de BRIC fait souvent débat, en raison des disparités économiques et sociales sur lesquelles ces quatre zones ont fondé leur réussite et leur croissance (services pour l’Inde, industrie et immobilier pour la Chine…).
Par ailleurs, selon d’autres contradicteurs de ce concept, parler des BRIC comme de pays émergents est aujourd’hui obsolète, voire erroné. En raison de leur niveau de richesse par habitant, et de leur contribution à l’économie mondiale, ces pays ont déjà largement émergé.
Les « Nouveaux Emergents » seraient donc plutôt l’Argentine, l’Afrique du Sud, le Vietnam, le Maroc, l’Arabie Saoudite, l’Egypte, l’Indonésie, l’Australie, la Corée du Sud, le Mexique ou encore la Turquie. Mais, même si ces pays affichent effectivement des taux de croissance supérieurs à la moyenne des pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), leur dynamisme économique reste encore inférieur à celui des BRIC.
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ce concept ne me tente pas plus qu'un autre