Par
Thomas Blard
- Publié le 24 août 2009
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Les emprunts à la mode
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Les grands emprunts nationaux sont à la mode
Quels ont été les précédents emprunts nationaux ?
La France a eu plusieurs fois recours aux emprunts nationaux, souvent lors de période de crise : deux ont été lancés par Antoine Pinay en 1952 et 1958, un par Valery Giscard d’Estaing en 1973, un par Raymond Barre en 1977 ou encore un par Edouard Balladur en 1993. Depuis plus rien. L’Etat français avait trouvé à se financer autrement et globalement, le recours à ce type d’emprunt était devenu plus rare dans les Etats les plus développés.
Aujourd’hui, le grand emprunt national annoncé en France n’est pas encore entré en vigueur. Il devrait être lancé en 2010 et ce n’est probablement pas avant que nous connaîtrons ses conditions de souscription (taux d’intérêt et échéance de remboursement). L’Etat souhaiterait récolter entre 80 et 100 milliards d’euros pour « financer les grands projets d’avenir ».
Peuvent-ils être obligatoires et comment y souscrire ?
Les emprunts d’Etats peuvent être obligatoires. Les gouvernements peuvent contraindre les ménages les plus aisés à souscrire à l’emprunt, au nom du principe de solidarité nationale. Ce fut le cas par exemple en 1983 sous le gouvernement de Pierre Mauroy, où les français gagnant plus de 5.000 francs étaient obligés de reverser à l’Etat 10% de leur impôt sur le revenu. La différence avec un impôt traditionnel est que cette somme leur a été remboursée en 1986. Les emprunts obligatoires sont cependant rares. L’Etat peut, pour favoriser le succès d’un emprunt, offrir des avantages fiscaux aux ménages. Ces avantages fiscaux prennent la forme d’exonération d’impôts ou de droits de succession.
Quels risques pour les prêteurs et les particuliers ?
Le principal risque comme dans tout emprunt est couru par le prêteur. Il s’agit bien sûr du risque de ne pas être remboursé. Cela est rare pour les emprunts nationaux mais peut arriver dans le cas d’une entreprise qui fait faillite ou qui a du mal à faire face à ses obligations financières.
De plus, l’inconvénient pour les ménages qui prêtent est de ne pas pouvoir disposer de leur argent pendant la durée du prêt, contrairement à d’autres placements comme le livret A où l’on peut retirer ce que l’on veut à tout moment.
Il existe aussi des inconvénients pour celui qui emprunte, car au final ce sont souvent des opérations qui coûtent cher, surtout si elles sont indexées sur l’or pour les emprunts d’Etat.
Par exemple, dans le cas de l’emprunt Giscard d’Estaing de 1973 émis à 7 % et indexé sur l’or, l’Etat avait emprunté 6,5 milliards de francs et a en remboursé au final 80 milliards ! Le risque est alors d’alourdir les finances publiques et de renforcer la dette publique, surtout si les sommes empruntées sont essentiellement utilisées pour couvrir les déficits actuels ou financer des dépenses de fonctionnement de l’Etat.

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les emprunts permettent à l'Etat de préserver ses entreprises sans dépenser le moindre euro
si j'ai bien compris, grand emprunt national pour tout le monde!
en fait si j'ai bien compris les grandes sociétés peuvent demander à l'état de leurs préter de l'argent ??