Par
Elizabeth Pastore-Reiss
- Publié le 14 avril 2011
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Consommation de poisson : quels enjeux environnementaux et sanitaires ?
Pêche et surexploitation
Si la pêche fait aujourd’hui beaucoup parler d’elle, c’est en premier lieu à cause de la surexploitation des ressources marines. D’après le WWF, 75% des espèces marines pêchées sont surexploitées ou en passe de l’être, alors que la demande mondiale de poissons est amenée à augmenter dans les années à venir. Ceci est d’abord dû au perfectionnement des techniques de pêches. Elles tendent de plus en plus à aller au devant des bancs de poissons pour les capturer. Moteurs puissant, systèmes de localisation (sonars, radars, sondeurs) et filets gigantesques sont autant de techniques qui « permettent de pêcher toujours plus, au delà de la capacité de régénération des écosystèmes ». C’est ce qu’on appelle la surpêche (WWF). D’autres techniques vont, elles, très en profondeur (le chalutage de fond) et endommagent les fonds marins.
Les conséquences sont nombreuses : la disparition d’espèces et des poissons les plus gros, la perturbation de la chaîne alimentaire. Ainsi, la disparition des poissons herbivores entraîne le développement massif d’algues, qui envahissent les coraux, empêchent la lumière de passer et détruisent des colonies.
Le transport, un impact non négligeable
L’impact environnemental lié à la consommation d’énergie lors du transport est important. Les navires de pêche utilisent en effet presque tous des carburants fossiles. Selon la Food and Agriculture Organization (FAO), 14 millions de tonnes de carburants ont ainsi été consommés par le secteur de la pêche en 2005 (soit 25 % du chiffre d’affaires total du secteur). Ceci est loin d’être négligeable, et lié aux distances énormes parfois parcourues par les poissons pêchés. En France par exemple, seulement 15% des 34 kg de poissons annuellement consommés par chaque habitant proviennent de la pêche française.
Poissons et polluants : quel impact sanitaire ?
Les poissons ont une capacité d’absorption des polluants qui les rend très vulnérables à la pollution. Ceci est particulièrement le cas pour les polluants organiques persistants (comme les pesticides et les dioxines) et pour les métaux lourds, moins biodégradables. Le niveau de concentration dépend de la place dans la chaîne alimentaire et de l’espèce. Il est plus élevé chez les poissons en haut de la chaîne alimentaire, c’est-à-dire les gros prédateurs : d’après l’étude Calipso, seules les espèces mangeant plus de 7 portions de poisson par semaine présentent des risques de dépassement des valeurs toxicologiques de référence. Il convient cependant pour les femmes enceintes de faire attention à la contamination au mercure, qui peut provoquer un accouchement prématuré. Pour cela l’Afsas (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) recommande de : favoriser une consommation diversifiée des différentes espèces de poissons ; éviter, à titre de précaution, la consommation des poissons prédateurs (thon, espadon, raie, lotte, marlin, siki...) ; ne pas dépasser plus d’une portion par semaine (150 g pour les femmes enceintes et allaitantes et 60 g pour les enfants jusqu’à trente mois).
L’élevage de poissons, une solution ?
L’élevage de poissons, parfois présenté comme alternative à la surpêche, présente lui aussi son lot d’impacts environnementaux. Les fermes aquacoles produisant du poisson en bord de mer ou en eau douce s’implantent souvent au détriment de l’écosystème : production d’azote et de phosphore liée à l’accumulation de sédiments (ce qui entraîne une prolifération d’algues et une diminution de l’oxygène disponible), transmission d’agents pathogènes aux espèces sauvages, fuite des poissons d’élevages entraînant des interactions écologiques encore mal connues, disparition des mangroves... Par ailleurs, les médicaments et hormones parfois utilisés polluent l’environnement et présentent une menace pour les poissons sauvages et les écosystèmes, sans oublier les consommateurs.
Pour autant, l’aquaculture n’est pas une solution à bannir. Il s’agit de la gérer de façon durable : privilégier les poissons omnivores se nourrissant principalement de végétaux, utiliser des solutions alternatives aux médicaments... L’aquaculture « biologique », respecte ainsi un certain nombre de principes pour limiter l’impact environnemental.
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J'achète et consomme maintenant plus de poiqssons que de viande et dire qu'avant je susi restée presque 25 ans sans en manger.
à la maison nous consommons plus de poisson que de viande
Quand on voit les braconnages qui existent sur les mers, avec de s pêcheurs qui ne regardent même pas les quotas, mais la mer n'est pas une source inépuisable.
cela me fait penser à la façon dont le panga est élevé. c'est assez dégoûtant, et depuis, je ne consomme plus ce poisson là . . . . . . .
il est vrai que lorsqu'on en mange, on ne pense pas à l'impact sur l'environnement, on pense avant tout à notre propre santé . . . .