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La rédaction
- Publié le 6 mai 2011
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Barbara Martel lance l'épicerie du terroir francilien
Comment est née cette idée ?
Biogéographe, consultante indépendante pour plusieurs ONG à l'international afin d'étudier les écosystèmes de l'Outre-mer, principalement en Guyane, Barbara Martel est passionnée. Mais lors de sa dernière mission dans les Mascareignes au large de Madagascar auprès d'un groupe d'entrepreneurs de l'agro-alimentaire, elle se rend compte que son métier est peu stable et qu'il comporte beaucoup d'inconvénients. Il l'éloigne de sa famille et de ses proches :"C'était très contraignant socialement. Je faisais beaucoup d'aller-retour sans me fixer dans un lieu précis. J'ai décidé de revenir sur mon lieu de résidence, Paris, et d'y faire quelque chose de plus sédentaire". Elle revient alors sur Paris et met 1 an et demi à réfléchir à son projet.
Le déclic se produit lors de courses sur les marchés de son quartier parisien. Elle y découvre des producteurs venant de toute l'Ile-de-France qui proposent des produits alimentaires de très grande qualité qu'on ne trouve pas ailleurs, en boutique. « J'ai constaté que certains producteurs proposaient des aliments d'excellence. Je me suis dit qu'il fallait créer un lieu d'échanges et de rencontres entre ces producteurs et les consommateurs en quête de bons produits. » Sur le modèle des régions françaises qui valorisent leur patrimoine culinaire et qui en font une vitrine touristique et commerciale, Barbara Martel, décide de suivre cet exemple en mettant en avant les producteurs de la région Ile-de-France mais toujours avec le souci de sélectionner des produits de qualité.
Comment l'entreprise a-t-elle été créée ?
Au départ, Barbara n'avait pas beaucoup d'argent pour lancer son affaire. Parallèlement à son travail de prospection le soir et le week-end qui la mène de fermes en sites de production à travers tous les départements de la région parisienne, elle continue de travailler à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE) sur un projet de système d'alerte à la pollution pour Ouagadougou en Afrique. Elle s'associe avec une amie, fille d'épicier, cherche un local et sollicite un prêt auprès des banques. Très rapidement, la directrice d'une des banques se dit intéressée par le projet et soutient financièrement les deux entrepreneuses. Avec un budget de 5.000 euros chacune, elles se lancent dans l'aventure. En septembre 2010, "L'Echoppée locale" ouvre ses portes dans Paris.
Quelle est la philosophie de la boutique ?
Barbara Martel propose au sein de la boutique presque 300 références d'une trentaine de producteurs différents. Tous les produits ne sont pas disponibles en permanence, cela dépend des saisons et de l'approvisionnement des fournisseurs. Elle défend un nouveau type de consommation plus responsable et lutte, à sa manière, contre la malbouffe : « Je veux, avant tout, aider les agriculteurs engagés dans une agriculture raisonnée à trouver d'autres circuits de distribution que les marchés » explique-t-elle.
Elle refuse tout additif en sucre et l'utilisation d'huile de palme dans ses biscuits : « J'ai énormément travaillé dans des pays pauvres où les habitants connaissent la valeur d'une bonne alimentation. Quand ils ont un peu d'argent, ils achètent toujours de bons produits pour bien se nourrir ».
Il y a peu de produits frais en boutique mais Barbara a mis en place un dispositif de cabas, sur le modèle du panier AMAP. Sur abonnement, le client reçoit chaque mois un cabas avec des fruits, des légumes, de la viande selon arrivage + 1 fromage + 1 yaourt.
Quelques produits ont le label biologique AB mais pour Barbara ce n'est pas une obligation. Seule la qualité est gage de son intérêt. Néanmoins, elle travaille beaucoup avec des producteurs qui ont obtenu le label « Saveurs Paris Ile-de-France » délivré par le Cervia (Centre régional de Valorisation et d'Innovation agricole et Alimentaire de Paris, Ile-de-France). En obtenant ce label, ceux-ci s'engagent à respecter un cahier des charges environnemental et à maintenir au moins un emploi en campagne.
Liée à aucun réseau ou association, Barbara reste indépendante et s'adresse à des épicuriens de passage ou à des habitués sensibles au développement d'une agriculture locale.
Quelques spécialités régionales d'Ile-de-France :
La menthe poivrée de Milly-la-Forêt
La rose de Provins
Le miel de Paris
Le cidre de Brie et le poirée de la vallée de Chevreuse
Le safran d'Ecouen
La moutarde du parc du Vexin
La lentille verte de la Brie.
Quelles perspectives d'avenir pour Barbara ?
Barbara avoue quelques difficultés financières car la clientèle n'est pas encore fidèle. Elle se donne encore six mois pour voir l'évolution de la situation : « Je suis encore en phase d'observation. Pour l'instant c'est encore assez difficile. Je pense être avant-gardiste dans le domaine de l'alimentation de qualité et locale. Les gens se disent intéressés par l'achat de produits sains mais ils ne passent pas encore suffisamment à l'acte ». Une meilleure éducation au goût, dès le plus jeune âge, est une des solutions pour arriver à l'achat de produits de grande qualité selon elle.
Marlène Andrezo
Epicerie L'échoppée locale
237, rue Saint-Martin 75003 Paris
Horaires d'ouverture : Du mardi au vendredi de 10h à 19h
Le samedi de 14h à 20h.
Le site de L'échoppée locale
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Bravo à cette femme pour son bon parcours, j'aime beaucoup cette idée, j'espère que sa boutique va connaitre un grand succès.
J'aimerais bien avoir son boutique près de chez moi
c 'est une très bonne idée mais je crain que les prix n 'aident pas les gens a se lancer
C'est vrai que tout ça est très bien mais est ce que ça a le succès escompté et est ce que les prix sont vraiment attractifs, car c'est ça aussi qui arrive à la réussite.