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La rédaction
- Publié le 2 avril 2010
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« No impact Man » ou le goût de l’écologie
No Impact Man veut sauver la planète !
Terrafemina : De 2007 à 2008, Colin Beavan, sa femme, Michelle Conlin, journaliste au magazine Business Week, ainsi que leur petite fille et leur chien, se sont pliés aux règles écologiques les plus drastiques. Le but étant de réduire leur empreinte carbone au maximum, la famille a donc limité de façon très stricte sa consommation d’électricité, ses déchets, et l’utilisation de tout appareil électroménager. Mais pourquoi avoir fait ce pari fou ?
Colin Beavan : Le réchauffement de la planète me fait réaliser que nous contribuons à la transformation de notre terre pour accéder à un mode de vie qui se fonde sur une utilisation excessive d’énergies non-renouvelables. Et malgré ce mode de vie, je constate que personne n’est réellement heureux. Tout le monde semble être stressé et débordé. Aux Etats-Unis, les gens ingurgitent des quantités de prozac que l’on détecte même dans notre eau potable. Nous sommes en train de tuer la planète et tout un chacun, par sa façon de vivre, y contribue.
Mon projet portait donc sur la question : Et si nous vivions différemment ? Nous pourrons peut-être découvrir un meilleur mode de vie qui ne dépendrait pas de ces énergies non-renouvelables.
TF : Votre femme, fan des séries télé, accro au shopping, et grande utilisatrice des transports en communs, s’est prêtée au jeu. A la maison, comment étaient réparties les tâches ménagères ?
C.B : Nous sommes un couple moderne, j’aide ma femme à la maison. Aujourd’hui, elle s’amuse même à dire que, la meilleure chose au sujet du projet « No Impact Man », a été de voir son mari se transformer en vrai femme au foyer des années 50. Je faisais même mon pain moi-même dans mon four.
No Impact Man : un Super Héros ?
TF : Pas d’électricité, pas de chauffage ni de climatisation, qu’est-ce qui a été le plus difficile lors de votre expérience écologique ?
C.B : Laver le linge à la main. Mais à la fin, j'ai laissé tomber. Cela souligne le fait qu’il est important de ne pas idéaliser la privation. Il ya certaines choses dont les gens – moi y compris - ne pourront jamais se passer. C'est pourquoi, bien plus que de penser à comment nous pouvons utiliser moins, nous devons aussi nous questionner sur comment nous pouvons mieux utiliser pour ne pas nuire à la planète.
T.F : Des millions de personnes voient en vous un véritable héros. D’autres disent que vous utilisez « la mode écologique » pour vous faire connaître et gagner beaucoup d’argent. Que leur répondez-vous ?
C.B : Il existe des moyens beaucoup plus faciles pour gagner beaucoup d'argent ! Vous pouvez travailler à Wall Street ou devenir un marchand d'armes. Mais, si vous voulez devenir riche, ne suivez pas mon exemple.
Et même si j’étais riche – jusqu’à présent, malheureusement, je ne le suis pas – ne serait-ce pas une bonne chose ? Cela prouverait aux jeunes du monde entier que l’on peut avoir une bonne situation en agissant pour des choses essentielles pour la planète. Ne serait-ce pas génial de prouver que l’on peut réussir une carrière en faisant le bien ? Car le plus triste aujourd’hui, c’est que de nombreuses personnes s’enrichissent en prônant le mal.
Je fais des choix en fonction de ce qui est bon pour moi et pour ma famille. Je roule à vélo, je mange de la nourriture locale et je n'utilise pas declimatisations, car c’est mieux pour moi et pour tout le monde.
Mais je ne suis pas le meilleur. Je suis un être humain. Certaines personnes pensent que le « No Man Impact » est un super héros comme Superman. Mais Superman est Clark Kent. « No Man impact » est également Colin Beavan. Je veux juste être le moins mauvais possible.
"No Impact Man" : un exemple à suivre !
T.F : Hormis votre success story – puisque vous venez de sortir un livre sur votre expérience et qu’un film est en préparation – qu’est-ce que cette année « No Impact Man » a changé dans votre vie ?
C.B : Cette expérience m'a ouvert les yeux et fait comprendre que nous avons tous besoin de nous réveiller et de prendre part au sauvetage de cette planète. Si nous participons tous, nous pouvons faire du bon travail. Et alors, nous n'aurons pas à faire ce que j'ai fait. Vous avez plusieurs solutions, vous impliquer dans la politique, travailler pour une organisation écologiste ou même créer une exploitation agricole biologique. « Just do it ! »
« No impact man » de Colin BEAVAN
Aux Editions FLEUVE NOIR
276 pages
18€50
Stéphanie Marin
Lien utile : Le site de Colin Beavan
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- Il y a 6 min 




Bravo pour cette démarche écolo engagée par cet écrivain. Je pense que c'est important de prendre des mesures pour réduire son impact mais plutôt motiver son entourage à en faire de même plutôt que d'aller à l'extrême!
je ne suis pas sûr que vivre à l'extrême écolo soit positif, on n'est plus à l'âge de pierre quand même, le progrès technologique ça existe et il faut pas s'en priver
il y de plus en plus de gens qui veulent vivre cette expérience pour l'amour de la terre et de la planète mais j'estime qu'il y beaucoup de sacrifices.
je suis assez d'accord avec tibo sur le fait de modérer ses ardeurs en terme d'écologie. je pense qu'il faut passer à sauver notre planète mais ne pas rentrer dans un extrémisme exagéré qui aurait pour effet inverse de regresser sur des conforts de vie durement acquis par nos ainés
Cet homme en fait beaucoup trop. ca sert à rien de vivre comme un malheureux juste pour faire croire que c'est un écolo et que tout le monde devrait faire pareil. Il risque plus de dégouter les gens de l'écologie.
l'écologie c'est être raisonnable par rapport à la planète, enfin c'est comme ça que je le vois. là pour le coup ce n'est pas raisonnable
un peu dur tout de meme assez extreme mais pourquoi pas !!!
Le livre est passionnant et plein d'humour, je viens de le lire. Colin Beavan n'a rien d'un intégriste, ce qu'il a fait est une expérience limitée dans le temps, pour étudier quasi scientifiquement comment un citadin peut limiter au maximum son impact environnemental. Mais il n'en fait pas une religion ! D'ailleurs, une fois l'expérience terminée, il a repris un mode de vie certes écolo mais moins exigeant.Je trouve que son livre a le mérite de poser des questions sérieuses et concrètes sous une forme distrayante.
Je pense que c'est difficile de revivre sans électricité et autres, c'est carrément un bel exploit qu'il a entrepris, chapeau.