Par
Véronique Smée
- Publié le 7 décembre 2011
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Durban : l'urgence climatique face à la lenteur diplomatique
Il est vrai que l’échec du sommet de Copenhague a considérablement freiné les espoirs de la société civile et que nous sommes désormais dans une autre « séquence » des négociations internationales. Le contexte économique de crise et celui, politique, des élections présidentielles américaines en 2012, ne favorisent pas non plus la prise de décision et les engagements des Etats. Sans impulsion des Etats-Unis, les négociations restent bloquées sur des points essentiels, y compris la création d’un Fonds vert mondial pour aider les pays en développement à s’adapter aux changements climatiques…
Pourtant les impacts du réchauffement ont non seulement des conséquences déjà avérées, mais celles-ci risquent de s’intensifier tragiquement dans plusieurs régions du monde. En effet selon l’AIE, l’Agence internationale de l’énergie, les émissions de CO2 ont atteint leur plus haut niveau historique en 2010 (30,6 gigatonnes), dépassant de 5% leur précédent record enregistré en 2007. Les experts du GIEC estiment que la hausse du niveau des mers sera comprise entre 6 et 7 mètres et que les glaciers de l’Arctique pourraient disparaître en été, d’ici 2100. Un scénario qui a été confirmé en septembre 2011 par l’Institut de physique environnementale de l’Université de Brême. Les glaces arctiques viennent en effet d’atteindre leur plus faible niveau. Or, la conférence de Durban reste essentiellement technique et peu de chefs d’Etat feront le déplacement pour ce sommet qui s’annonce comme le plus mal engagé et le plus imprévisible des conférences onusiennes sur le climat.
L’Europe, qui tente d’obtenir une « feuille de route » pour 2015 auprès des pays les plus émetteurs de CO2, Chine en tête, semble assez isolée face aux grands émergents (Inde, Brésil) et aux Etats-Unis. De fait, la « grand-messe » planétaire de Copenhague appartient à une époque révolue et Durban constitue une étape intermédiaire dans les négociations, dont il ne faut pas attendre d’engagements précis ni chiffrés en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Et la possibilité d’avoir un accord global contraignant de réduction des émissions de CO2 est renvoyée à l’horizon 2015, voire 2020, malgré l’urgence climatique.
Crédit photo : Nations Unies/Durban
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Cette 'réunion' a vraiment été un échec car cela n'a pas été médiatisé non plus. Il n'y a pas que les américains qui freinent pour les changements. Et les changement ont un cout énorme et actuellement l'économie n'est pas au beau fixe.
Mon Dieu, que de désinformation!... 1) Le GIEC ne prévoit pas une hausse des niveaux océaniques entre 6 et 7 m: seul le grand menteur Al Gore le prévoit dans sa boule de cristal. Le GIEC se contente de 29 cm à environ 50 cm sur le siècle. 2) La mer de glace arctique a atteint un niveau faible, identique à celui de 2007, mais chaque hiver les glaces se reconstituent. 3) Personne ne connaît la part anthropique dans l'augmentation du CO2 troposphérique. 4) Depuis 13 ans, T, moyenne des températures mesurées, est stable, quoique le CO2 continue à augmenter. Et puis, lors de l'Holocène, plus chaud de 5°C avec un taux de CO2 de 280 ppm (390 actuellement), la Vie s'est fort bien portée et il n'y a eu aucun emballement de T. Mieux, le Sahara était verdoyant et plein de vie...Alors, pourquoi fantasmer sur des cataclysmes plus qu'hypothétiques? Nous avons nombre de problèmes plus graves à traiter: la faim dans le monde, l'accès à l'eau potable, la pollution des airs, des sols et des eaux, et... les turbulences financières et économiques....
Peu de mobilisation face à un problème aussi important au niveau mondial... La crise est la principale priorité mais tout de même...
Oui si on lit le deuxième thème , Durban , il ne faut pas s'attendre à un accord global ... Ça laisse peu d'espoir de voir les nations se tenir la main pour combattre l'ennemi qu'est la pollution ...
jipebe ha bon ? a ce point ? ils s'alarment sur des données qui n'existe pas finalement ? intox ou info ? qui a raison ? De toute façon... pour ou contre, à mon niveau je ne peux rien faire et de toute façon je n'y connais rien
On ne peut pas parler de réactivité dans ce domaine, c'est grava
Les changement pour les adopter il faut vraiment les vouloir et comme le reste des gens ne sont pas capables de faire des efforts ,on ne va pas attendre après les politiques et leurs décissions ce sera encore pire dans le temps.
Quoi qu'il soit décidé au sommet de Durban , tout les pays ne ratifieront pas les projets , donc , c'est encore un peu de temps perdu pour la planète et encore un peu de temps gagné pour les pollueurs ...