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Par   -  Publié le 26 mars 2009
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Comment j'ai arrêté…d’arrêter !

Notre mode de consommation change. Les volumes de vente ont globalement baissé de 2 % en 2008. Selon le cabinet d'études TNS Worldpanel, les ménages ont en moyenne renoncé à 23 produits au cours de l’année passée, et les prix les plus bas sont les plus appréciés. Prise de conscience des excès ? Ou simple désir d’économie ? C’est peut-être à vous de choisir.

C’est la crise, pas le chaos

 C’est la crise, pas le chaos

Dans le climat général morose, il ne nous reste apparemment qu’à calculer nos fins de mois en espérant que le grand fléau ne vienne pas frapper à notre porte. Economies, tristesse, pitié, n’en jetez plus, la coupe est pleine, on se sent prête à allumer le gaz, sous les yeux indifférents de l’infâme Ferrari (de TF1).


Mais noooon. En réalité nous sommes confrontés à un choix. D’un côté, il y a une évidence : c’est de l’inflation qu’est né le désir de changer nos techniques d’approvisionnement. On veut payer moins cher, point barre. Mais selon Olivier Desforges, de l'ILEC, l'organisme de défense des grandes marques: "La crise sert de révélateur. Elle amène les consommateurs à un examen de conscience".(1)


Il y aurait un peu plus qu’un souci de porte-monnaie derrière tout ça. On s’interroge sur nos modes de vie, l’utilité de nos biens, leur impact sur notre environnement. La question est donc de trouver son équilibre dans tout ça : fermer les robinets de l’achat ou… les garder ouverts, mais en faisant attention à ce qui en sort (en l’occurrence, pas du gaz…).


(1)Le Monde

 

Acheter or not acheter

Acheter or not acheter

C’était un des rares « bons points » de ce début d'année éco-morose: en janvier, la consommation des ménages en France résistait à peu près au commerce mondial en recul et s’affichait comme un « un point de relative résistance », selon l'Insee. Au quatrième trimestre 2008, cette consommation avait augmenté de 0,5 point grâce notamment aux achats d’automobiles et de textile-cuir en hausse. La France faisait figure d’exception… jusqu’à ce mois de février où la chute apparaît d’autant plus sévère : -2%.  Finies les soldes, finis les achats ? Le commerce de détail a par exemple chuté de 3,2% le mois dernier. (Voir ici l'article de France Info)


Or les ménages, c’est nous ! Le commerce de détail, c’est H&M !


C’est donc le moment de savoir ce qu’on veut. Acheter ou pas ? Et quoi ? De quoi a-t-on besoin ? Peut-on se contenter de changer nos moyens de nous approvisionner en biens de consommation sans pour autant perdre en qualité de vie?


Nous avons plusieurs options.

 

 

La décroissance ?

La décroissance ?

Quand on parle d’arrêter de fumer, de s’acheter des vêtements, ou des boîtes de petits gâteaux, certains pourront dire que c’est faire l’apologie d’une forme de « décroissance ».


Celle-ci correspond officiellement à la « théorie économique basée sur une réduction de la production de biens et de services afin de préserver l'environnement et d'améliorer la qualité de vie. ». Les partisans de la « décroissance économique » cherchent à faire prendre conscience aux individus et à la collectivité que, dans les pays riches, l'empreinte écologique de l'homme a atteint un seuil où la croissance, même "durable" n'est plus possible. Le développement humain passe alors par une "décroissance durable" qui doit être pensée et organisée pour qu'elle soit soutenable.


A l’heure actuelle, le modèle privilégié par nos sociétés est celui de la croissance économique et du développement durable pour lesquels il est possible, grâce au recyclage et à l' écoconception en particulier , de produire autant de biens et de services en consommant moins d'énergie et de matières premières.
La décroissance, selon certains,  peut être considérée comme envisageable en cas d’échec des politiques de développement durable.


D’ici là, beaucoup de questions : pourra-t-on tout concilier ? Est-il possible de changer nos habitudes de telle sorte que notre consommation puisse être…durable ?


C’est notre défi. Car avant de réduire, essayons au moins de bien choisir. Un mode de vie capable d’allier croissance et écologie. Il faut s’y mettre car ce n’est pas gagné !

 

 

Une vie plus simple !

Une vie plus simple !

Mais quand on vous parle de mener une vie plus simple, on ne dit pas qu’il faut fuguer avec vos deux enfants pour s’installer dans une cahute ardéchoise chauffée au briquet.


Selon le sociologue Denis Muzet pour Médiascopie, on observe chez les classes moyennes  " un passage d'achats compulsifs à des achats réflexifs » (1).  Un nouveau cycle de consommation serait en train d'émerger, "plus économe et durable, plus sobre et moins ostentatoire" Et selon le CSA, la manière d’acheter serait désormais lier à un désir de « cohérence avec soi-même »(1). Ni plus. Ni moins.


Que vous ayez de vrais problèmes financiers ou non, les habitudes se changent chez vous, au quotidien. Vous dites halte à la pression de « tout acheter, tout de suite » parce que c’est les soldes, la promo, la mode, l’habitude, l’ennui.
Et ce n’est pas si simple, au quotidien, c’est même un effort. Prendre le temps de faire le tri, de reconnaître le « désir essentiel » selon les mots du psychologue Paul Diel, le “but principal” selon Thoreau. Mais on y gagne, au minimum de l’indépendance, voire un peu plus de liberté, financière autant que morale.


Ensuite, des outils très utiles apparaissent sur le net et parfois même au coin de votre rue pour vous aider à faire le bon choix… de voiture, de congélo, de robe du soir ou de taxi. Le but n’est pas de tout arrêter pour arrêter, mais d’arrêter pour se mettre sur de nouveaux rails.


En route !


(1)Le Monde

C’est la recessionista !

C’est la recessionista !

Youpi c’est la crise, et c’est fou toutes les choses qui tombent  dans le panier  du « bof », celui pour lequel on a décidé d’arrêter de payer. Que de temps et de moyens pour le reste !
On trouve des bons plans, on se les échange, on sélectionne, et déjà le monde a un peu changé. C’est le concept sympa de la « recessionista ».


La recessionista, c’est quoi ? Le nouveau concept tendance ! La reine du plan B, de la débrouille, on rajoute même « adepte de ce qui sert autant son porte monnaie que les intérêts de la planète. » Une femme consciente des problèmes qui l’entourent et qui décide de ne pas se laisser faire !


C’est formidable car cette femme arrive enfin Europe. Le Times de Londres, lui,  faisait déjà un article, sur les 50 manières d’être une recessionista à Londres en octobre 2008.

Petit florilège : prendre son café chez Starbuck, oui, mais depuis la cafetière collective avec du lait, se faire des chaussures neuves en envoyant les vieilles chez le cordonnier, siroter de la vodka tonic dans un bain chaud plutôt que de construire un jacuzzi dans le jardin, et organiser une fête costumée « cour des miracles »  plutôt qu’une nuit au Cirque du soleil. Entre autres !

Le 6 mars 2009, le magazine Next de Libération nous dit « la recessionista sort du placard ». Ouf. La p’tite dame aura mis cinq mois à traverser la Manche, (plus longtemps que pour un immigré à la nage du très bon film « Welcome »), mais enfin, elle est là, et ça tombe bien, car c’est nous.


Mieux vaut en effet se mettre aux fripes que de se faire friper par la crise : aux avant-postes de la société de demain, il ne tient qu’à vous de jouer les éclaireuses de la consommation durable.


Yihaaaaaaaaa
(cri de guerre de la recessionista invitée à une soirée déguisée sur le thème « cow boy », moins chère qu’une semaine au Texas…)

 

D’ailleurs pour la peine voilà la recette du cocktail « cow boy » :


Dans un verre à champagne :

• 1.5/10 de liqueur d'abricot
• 2/10 de Manzana verde
• 6.5/10 de champagne

 

Pas de bol, c’est du champagne... mais grâce à la recessionista attitude, mettez du mousseux, ça donnera la même couleur !
Yohoooooo (la recessionista s’étouffe un peu dans son chapeau mais elle tient le coup)


Marika Mathieu

Voir aussi :  finances perso    crise    economie    conso ethique   
 

8 commentaires

isa169 - 06/03/10 10:34
avec la crise il faut faire toujours attention on regarde plus les promos on fait un peu plus les soldes ....
joelasaucisse - 17/04/10 19:16
la crise doit surement jouer un ole majeur dans la prise en compte de nos exces et la corrrection que nous avons apportée;
ceciloute2009 - 25/04/10 21:58
La crise ,elle est longue a passer pour les particuliers comme pour les commerces artisans et entreprises,cela se ressent partout
singierlulu - 16/05/10 15:03
et oui on regarde de plus en plus ce que l'on achete on evite de faire des depenses inutile on a plutot intérêt on ne sait pas ce que l'avenir nous reserve
radounette - 08/10/10 01:36
la crise malheureusement tous le monde l a sentie
country33 - 27/10/10 07:42
Oui mais parfois elle a bon dos la crise ... Tout est bon pour nous faire avaler des couleuvres .
country33 - 28/11/11 10:29
On est pas proche pour arrêter deconsommer, ça de ec côté , la crise nous apprend c'est vrai à nouis débrouiller autrement c'est tout...
linelu7 - 28/03/12 21:36
mais moi j'aime bien ça consommer. de plus, c'est un moteur pour notre économie .. . . .. . . .. . . .. . . . .. . .. . . .. . ..

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