Par
Marine Deffrennes
- Publié le 11 janvier 2012
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Précarité : la France est en état « d'usure psychique »
Médiateur de la République de 2004 à 2011, Jean-Paul Delevoye s’est habitué à ne pas apporter que des bonnes nouvelles. Dans son dernier rapport, en mars 2011, il se montrait déjà très pessimiste sur l’état de la France et des Français, évoquant un burn-out général et une crise de confiance envers les institutions publiques et l’administration. Devenu président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), il récidive dans un livre à paraître demain : « Reprenons-nous ! » (Ed. Tallandier).
« 12 à 15 millions de Français ont des fins de mois très difficiles »
Dans un entretien accordé au journal le Parisien (édition de ce jour), Jean-Paul Delevoye insiste sur la précarité en progression dans l’Hexagone, et avance que plus d’un Français sur dix bouclerait ses fins de mois à 50 ou 150 euros près, or « l’angoisse des fins de mois est un élément qui nourrit encore un peu plus l’anxiété », déclare-t-il au Parisien.
Aux 7 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté, le CESE a ajouté les personnes concernées par le surendettement, les découverts, les retenues sur salaires et les crédits revolving. En cause, l’habitude prise de vivre au-dessus de ses moyens, « on rogne sur les dépenses essentielles pour s’offrir le téléphone mobile dernier cri », mais aussi la fréquence des ruptures de vie : perte d’emploi, divorce, etc.
« Pression » et « mal-vivre ensemble »
Pour alerter les politiques sur le malaise social, Jean-Paul Delevoye souligne les effets de la « pression » et de la fatigue psychique dans les comportements de violence et la défiance vis-à-vis des dirigeants. « Ce mal-être et ce déséquilibre psychique des personnes sont une des fragilités particulières de la France qui n’est pas prise en compte par les politiques », explique-t-il, avant d’asséner que si ceux-ci « ne prennent pas la mesure de la désespérance, le risque est le repli sur soi, la perte des valeurs républicaines et le vote en faveur des extrêmes et en particulier du Front National. »
(Source : Le Parisien)
Crédit photo : iStockphoto
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Déjà pour mieux vivre, il faudrait que les employeurs cessent d'être agressifs avec leurs employés. Qu'entre collègue il y est un respect total. Rien que cela, serait un plus pour vivre la précarité sans usure du moral.
et oui malheureusement la précarité touche de plus en plus de gens, c'est inquiétant grave!!!
tu as raison angelabeille, les patrons demandent toujours plus à leurs ouvriers sans rien en échange et c'est surtout des dépressions qui augmentent!!! c'est clair que des fois les fins de mois sont chaud!!!
Qui est responsable de cette précarité? Qui gouverne depuis des décennies? Alors oui après on peut se poser des questions... Et voter pour quelque chose d'autre!
Comme je viens de répéter sur plusieurs des article, c'est pas seulement la France qui est dans un état d'usure psychique, mais c'est une codition qui corespond aux nombreux pays.
la précarité ne peut qu'être source d'usure, alors pensez tous à voter aux prochaines élections, c'est à celui qui gouverne le pays que revient la resposabilité de cette situation
Qu'elle soit psychique ou psychologique ou autre , c'est vrai que ça devient désespérant pour tout.
Je suis d'accord avec lui, ça va être un cercle vicieux, ne va pas s'améliorer avec le temps.
Tout à fait, Jean-Paul Delevoye a une bonne vision de l'état d'esprit des français, et ça va ne faire qu'empirer dans les mois à venir, les politiciens seront accaparés par l'élection présidentielle
Bien on s'apprauvit, ça c'est sur, et ça ne fait que commencer d'après certains économistes.. pffff
Le pays s'appauvrit et il y a de plus en plus de malheureux en France!
J’ai peur un jour de connaitre la pauvreté, comme beaucoup de français, je pense surtout à mes enfants, j’ai peur qu’un jour ils ne puissent plus manger à leur faim