Transport aérien : vers un encadrement du droit de grève

Une proposition de loi UMP encadrant les conflits dans le transport aérien, est examinée mardi à l'Assemblée. Les syndicats dénoncent une attaque du droit de grève.


Après les multiples grèves qui ont paralysé le transport aérien en fin d’année, le gouvernement cherche désormais à encadrer ces conflits. Une proposition de loi UMP, s’inspirant du dispositif en vigueur dans les transports terrestres, est examinée ce mardi à l'Assemblée. L'objectif du texte du député Eric Diard est d'éviter, par « une meilleure prévisibilité » du trafic, la « paralysie » des aéroports, avec des passagers bloqués ou retardés en raison d'une grève. Cette loi concerne les entreprises et établissements (aéroports notamment). Elle prévoit de rendre obligatoire, sous peine de sanction, une déclaration individuelle de participation 48 heures avant chaque jour de grève, et pour les employeurs, de faire des prévisions de trafic au plus tard 24 heures avant le début de la perturbation.

Les syndicats dénoncent une attaque du droit de grève. Plusieurs d’entre eux navigants ont d'ailleurs déposé un préavis de grève du 6 au 9 février 2012, avant les vacances et l'examen du texte au Sénat le 15 février. « Les pilotes se rendent compte qu'il s'agit d'une attaque concertée. Il faut aller au combat, montrer notre détermination », déclare Philippe Vivier, vice-président SNPL. « En dépit des garanties affichées de confidentialité entourant l'obligation de se déclarer gréviste, le texte ne manquera pas d'aboutir au fichage des salariés grévistes par l'employeur », a pour sa part déclaré le SNPNC (hôtesses et stewards).

(Source AFP)
Crédit photo : AFP

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