Le candidat Nicolas Sarkozy en campagne pour une « France Forte »

Le candidat Nicolas Sarkozy en campagne pour une « France Forte »
Sans surprise, Nicolas Sarkozy a officialisé son entrée en campagne en déclarant sa candidature à l'élection présidentielle mercredi soir sur TF1. Référendum, droits des chômeurs, réhabilitation de la valeur travail et gestion de la crise : il a esquissé les réponses que portera sa campagne.


Il disait avoir un « rendez-vous avec les Français » : Nicolas Sarkozy a enfin annoncé sa candidature officielle à l’élection présidentielle. Le chef de l’Etat a mis fin au vrai faux suspense qui planait sur son entrée en lice en se déclarant candidat mercredi soir sur TF1. A la question de Laurence Ferrari sur le plateau du journal télévisé de 20h qui lui demandait s’il comptait briguer un deuxième mandat, le président de la République a répondu « oui je suis candidat  à l’élection présidentielle » avant d’ajouter « je serai président et candidat pour que cette campagne soit utile aux Français ». Il explique alors sa candidature en assurant qu’étant donné la situation de crise sans précédent que traverse la France, « ne pas solliciter à nouveau la confiance des Français serait comme un abandon de poste ».

Pour une « France forte »
« C'est une décision lourde de sens. Si j'ai décidé d'être candidat, c'est parce que j'ai des choses à dire aux Français, j'ai des propositions à leur faire », a fait valoir le président. «  Le président en place a plus de devoirs que de droits. Ça s’est imposé à mes prédécesseurs, ça s’impose à moi-même », a souligné N. Sarkozy, en ajoutant « je me présente devant les Français en vérité ».
Il a ensuite annoncé les grands thèmes qui certainement marqueront sa campagne, déclinant son nouveau concept de « France forte ». « Si la France est forte, ils (les Français) seront protégés » a-t-il affirmé, en insistant sur les changements à apporter et sur la « nouvelle qui s’ouvre ».

« Les grands arbitrages seront tranchés par les Français »
Le chef de l’Etat a par ailleurs réaffirmé sa volonté d’organiser de nombreux référendums, et pas uniquement sur la question des obligations des chômeurs ou du droit des étrangers : « chaque fois qu’il y aura un blocage, je ferai trancher le peuple français », a-t-il ainsi promis. Une décision justifiée par le fait qu’il y a « beaucoup de Français qui ont le sentiment d’être dépossédés de leur pouvoir » par « les élites, les syndicats, les partis politiques ». Sur le cas particulier des chômeurs, il a ainsi déclaré : « je veux qu’on protège les chômeurs. Bien sûr qu’on les indemnise. Je veux leur donner un moyen d’exercer un nouveau métier », a-t-il ainsi assuré, en faisant allusion à sa proposition de réformer les indemnisations et formations proposées aux demandeurs d’emploi.
Nicolas Sarkozy est ensuite revenu sur le travail, qu’il souhaite « mettre au centre de tout », avant de réaffirmer le triptyque déjà évoqué dans le Figaro Magazine publié samedi et qui sera la fondation de son projet pour la France : « je crois au travail, à la responsabilité, à l’autorité », a-t-il déclaré, avant de lancer « droite contre gauche, ce sont des idées du 20e siècle. La France est embarquée dans un monde complètement nouveau ».

Un tournant dans la campagne
Puis, le président candidat s’est attaqué à son adversaire socialiste, en déplorant la « longue litanie » de critiques émises de la part de François Hollande contre lui : « il n’a donc pas d’idée à proposer ? » a demandé Nicolas Sarkozy en évoquant le candidat socialiste. « C’est certainement quelqu’un de respectable », mais « est-ce raisonnable de dire que l’on va embaucher 60 000 fonctionnaires de plus ? » a-t-il ajouté, en critiquant F. Hollande. « Est-ce raisonnable de dire qu’on va régulariser tout le monde ? », a-t-il encore demandé en faisant allusion aux positions socialistes sur l’immigration. « J’en ai vu des hommes politiques qui promettaient le rêve, ça se terminait toujours en cauchemar », a continué le président en ironisant sur le « réenchantement » promis par François Hollande.
Et quand Laurence Ferrari demande à Nicolas Sarkozy comment il envisage sa campagne, il lui répond : « quelle campagne je vais faire ? Je vais essayer de dire la vérité, de poser les bonnes questions, de proposer des idées fortes », a-t-il martelé. « Pour moi cette campagne c’est une forme de soulagement. Je veux confronter mes idées au Français », a-t-il confié avant d’affirmer : « j’ai hâte de retrouver les Français, sans la lourdeur du protocole ».

Crédit photo : AFP

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