Nucléaire : Greenpeace se pose dans une centrale en parapente

Un militant Greenpeace a été interpellé mercredi après avoir fait survoler et atterrir un parapente à moteur dans la centrale nucléaire du Bugey (Ain). Son objectif : relancer le débat sur la sécurité des sites nucléaires français. L'action a été détectée très rapidement, a indiqué le ministère de l'Intérieur.


Un militant Greenpeace a été interpellé mercredi après avoir fait survoler et atterrir un parapente à moteur dans la centrale nucléaire du Bugey (Ain) afin de relancer le débat sur la sécurité des sites nucléaires français. L’action s’est déroulée mercredi à 7h40, un militant d’origine allemande, a pénétré dans une zone aérienne interdite et a atterri sur le sol de cette centrale nucléaire avec un parapente à moteur muni d’une voile à l’effigie de Greenpeace.

D’après l'organisation de défense de l'environnement, l'engin a « survolé la centrale aux quatre réacteurs, le pilote a déposé deux fumigènes sur le dôme de l'un d'eux, puis s'est posé sur le sol en déposant un nouveau fumigène ». Sophia Majnoni, chargée des questions nucléaires au sein de Greenpeace France, a déclaré que l’objectif de cette action était d'« adresser un message aux deux candidats à l'élection présidentielle qui nient le risque du nucléaire ». Elle a aussi expliqué que cette initiative visait à illustrer une agression externe, type chute d'avion. « Ce survol illustre la vulnérabilité des sites français », a-t-elle indiqué. François Hollande, a réagi sur RMC et BFMTV, déclarant « faire confiance à l'Autorité de sûreté nucléaire » qui a la responsabilité de « toutes les informations sur la protection de nos centrales ».

Par ailleurs, le parapente à moteur a été détecté « très rapidement », a indiqué le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, qui a aussi expliqué qu’il avait eu connaissance « qu’il s’agissait d’un militant écologiste menant une action médiatique ».

Presque au même moment, le « poète-escaladeur » Hervé Couasnon pénétrait par effraction dans la centrale nucléaire de Civeaux (Vienne) en déjouant la surveillance des vigiles d’entrée, selon une information du Figaro. L’individu s'était lancé dans la course à la présidentielle le 1er avril 2011 avant d'abandonner en février. Il a indiqué vouloir de cette façon demander aux « candidats qui débattront ce soir qu'ils tiennent leurs promesses (...) car les Français en ont marre de la société dans laquelle ils vivent » . Il a également été appréhendé.

Alexandra Gil

Avec AFP
Crédit photo : AFP

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