Tweet de Trierweiler : Royal accuse un « coup violent »

Tweet de Trierweiler : Royal accuse un « coup violent »
Donnée battue par son rival Olivier Falorni pour le second tour des élections législatives à La Rochelle, Ségolène Royal accuse le dissident de « trahison politique ». Quant au tweet de Valérie Trierweiler, l'élue des Deux-Sèvres demande à « être respectée » et rappelle le soutien de François Hollande à sa candidature.


C’est dans un entretien au quotidien Libération que Ségolène Royal a réagi au tweet de Valérie Trierweiler qui défraye la chronique depuis mardi. Dans ce lapidaire message de 140 signes, la compagne de François Hollande affichait son soutien à Olivier Falorni, le candidat dissident de la Rochelle, rival de Mme Royal. « Face à la violence du coup, je n’ai pas voulu réagir à chaud, car je mène un combat politique difficile et je me dois de tenir bon », déclare l’ancienne candidate à la présidentielle et ex-compagne de M. Hollande dans les pages du quotidien. La veille, lors d’une réunion électorale à La Rochelle dont les images étaient diffusées sur les chaînes de télévision, elle avait déjà indiqué : « je n'ai pas voulu volontairement réagir hier (mardi) car le coup était trop violent, ça ne veut pas dire que je ne suis pas meurtrie, je ne suis pas un robot...». Toujours dans son entretien avec Libération, la présidente de la région Poitou-Charentes, ajoute : « en tant que femme politique, je demande à être respectée tout comme doit être respecté le soutien politique que m'apporte le président de la République en tant qu'unique candidate de la majorité présidentielle ».

« Tout sauf Ségolène »

Tandis qu’un sondage Ifop la donne largement battue pour le second tour qui aura lieu dimanche prochain, avec un total de 42% des suffrages face aux 58% de son rival le dissident Olivier Falorni, Ségolène Royal poursuit la bataille des législatives, déterminée à se démener jusqu’au bout. Alors qu’elle est soutenue par tous les partis de gauche dans la 1re circonscription de Charente-Maritime, Mme Royal estime que le maintien de la candidature de M. Falorni face à la sienne est « une forme de trahison politique qui s'apparente à celle d'Eric Besson en 2007 ». « C’est accepter de faire perdre une candidate de gauche avec les voix de la droite et de l'extrême droite. Dans le sondage, mon concurrent récupère 83% des voix de Nicolas Sarkozy et 55% des voix de Marine Le Pen », rappelle-t-elle avant d’asséner : « ce n’est pas l’homme de la majorité présidentielle mais bien l’instrument du « tout sauf Ségolène » ». Face à celui qui bénéficie selon elle du soutien de « certaines vieilles complicités d’appareil » et de « revanchards qui n’ont jamais accepté qu’une femme assume un destin politique au plus haut niveau », Ségolène Royal appelle les électeurs à se rassembler derrière elle, la candidate « des forces de gauche, soutenue par les radicaux, Europe Ecologie et  le Front de gauche ». « Beaucoup d'électeurs de gauche, je l'espère, ne voudront pas participer à cette opération de déshonneur politique », conclut la candidate, ajoutant « les gens savent que je peux être utile ».

Crédit photo : AFP

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