Par
Marine Deffrennes
- Publié le 8 décembre 2011
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Golgota Picnic : « Les intégristes veulent restaurer le délit de blasphème »
Terrafemina : Vous appelez à manifester ce soir à 18h30 pour soutenir le Théâtre du Rond-Point, quel est le mot d’ordre ? A quoi vous attendez-vous sur place ?
Agnès Tricoire : La Ligue des droits de l’Homme appelle à manifester pour soutenir la liberté de création contre toute forme de censure. Les intégristes catholiques sont en train d’essayer de restaurer le délit de blasphème, qui n’existe pas pénalement en France. Les associations qui s’attaquent à la pièce de Rodrigo Garcia sont les mêmes que celles qui ont vandalisé le tableau « Piss Christ » d’Andres Serrano, au printemps dernier à Avignon. Nous avons vu comment ils ont assiégé le Théâtre de la Ville pour empêcher la pièce de Roméo Castellucci, « Sur le concept du visage du fils de Dieu ». Ils débarquent en commandos, et s’agenouillent pour prier en chantant en latin, tandis que quelques nervis au crâne rasé se débattent avec la police. Certains auront certainement acheté des billets pour la première, et tenteront de perturber le spectacle de l’intérieur. La représentation sera hautement surveillée, et pour l’avoir déjà vécu, c’est une expérience assez troublante et désagréable pour le spectateur.
TF : La pièce « Golgota Picnic » de Rodrigo Garcia, est-elle christianophobe ou blasphématoire selon vous ? Le Dieu chrétien serait traité de « putain de démon » et les fidèles de « baiseurs de gosses ». Peut-on considérer qu’il y a là un délit d’injure publique ?
A.T. : Je verrai la pièce ce soir, mais je remarque qu’elle a été jouée en Espagne et en Autriche, des pays qui ne sont pas vraiment connus pour tolérer les attaques à la religion, sans qu’il y ait une telle mobilisation. Je pense que chacun a le droit d’être choqué par un spectacle, mais cela mérite un débat, et non le recours à la violence. Le délit d’injure publique, qui existe dans la loi sur la liberté de la presse de 1881, interdit en effet l’injure d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison de son appartenance ethnique ou religieuse. Mais ce dispositif légal n’a jamais été efficace devant les tribunaux qui ne veulent pas entrer dans le jeu religieux, on l’a vu dans l’affaire des caricatures de Mahomet, où Charlie Hebdo a obtenu gain de cause. Il faut surtout considérer que lorsqu’un personnage de théâtre tient un discours, on se trouve en pleine fiction, va-t-on se mettre à censurer les héros de roman ou de théâtre ?
TF : Est-il nouveau de devoir défendre la culture et la liberté d’expression face à l’extrémisme catholique. Cette mouvance est-elle plus inquiétante aujourd’hui ?
A.T. : Ce qui est inquiétant c’est que ces intégristes sont rejoints par des catholiques plus modérés, et que les évêques et la hiérarchie de l’Eglise en général suivent, au lieu de calmer le jeu. Monseigneur Podvin a ainsi encouragé les chrétiens à manifester, et publié deux communiqués proposant de priver les théâtres de subventions. Il y a là un symptôme fort de la remontée de l’extrême droite en France, résultat de la droitisation de la droite. Les catholiques intégristes, qui restent très minoritaires, nous le savons, ont trouvé en s’attaquant à l’art un prétexte pour exister.
TF : Que savez-vous de l’Institut Civitas, et des mouvements qui ont vandalisé l’œuvre d’Andres Serrano ?
A.T. : Ces mouvements existent depuis longtemps. L’Agrif, l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne, se contente en général de procédures judiciaires, elle avait d’ailleurs porté plainte contre le « Piss Christ » mais a été déboutée et condamnée à des dommages et intérêts pour abus de procédure. L’Institut Civitas est pour sa part habitué des actions directes et violentes. Ils jugent en lieu et place des autres et veulent imposer leur conception. Beaucoup d’associations se situant très à droite, utilisent la question de l’enfance pour imposer la censure dans le cinéma par exemple. Si le théâtre et l’art contemporain subissent aussi la loi du politiquement correct, il restera peu d’espaces de liberté pour la culture.
Crédit photo : Golgota Picnic
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Les voilà revenus ces intégristes catholiques qui restent en arrière et vivent dans l'archaïsme ! A la radio j'ai entendu ce matin qu'ils n'étaient même pas allés voir la pièce ! C'est quand même un minimum quand on veut critiquer ... Raz le bol des religions qui ne supportent pas la créativité, la réflexion, l'art, tout ce qui est beau et vivant !
Moi je suis un simple catholique et cette pièce me choque. Je ne suis pas intégriste, et je ne vois pas pourquoi la liberté d'expression autorise les insultes à mon égard. Quand le Christ est traité de "puto de diablo", que des passages de la pièce sont pornographiques, que la scène est pleine de hamburgers pour se moquer de la multiplication des pains, que l'auteur traite les catholiques de baiseurs de gosse, oui les catholiques sont insultés et bafoués. Le tout subventionné par le ministère de la culture, évidemment. J'ose même pas imaginer les protestations si les musulmans, ou les juifs ou même les homosexuels étaient moqués comme les catholiques le sont dans cette pièce.
J'aimerais savoir qui, parmi ceux qui donnent un avis contre la pièce, l'ont vue?
Il y a déja eu un article sur le sujet "golgota picnic" ou tu t'es exprimé avec rage Jeant. Quand les musulmans s'offusquaient du numéro de charly hebdo rebaptisé charria hebdo, tu fustigeais leur attitude. Tu ne peux pas exiger la liberté d'expression quand tu défends tes thèses anti-juif, anti-étranger, anti-islam et la refuser à ceux qui critiquent pacifiquement ta religion.
exhine, pour les musulmans, il s'agissait de simple moquerie, d'ironie. Ce n'est pas une insulte que de dessiner Mahomet et de lui faire dire "et 100 coups de fouets pour ceux qui ne sont pas mort de rire!". Il n'y a pas d'insultes directes, même si le bon goût de ce numéro de charlie hebdo est très discutable. Par contre, dans cette pièce de théatre, l'auteur traite les catholiques de baiseurs de gosse. C'est une insulte directe. Sans oublier qu'en plus la pièce de théâtre est largement subventionné par le ministère de la culture et la mairie de Paris, ce qui n'est pas le cas de Charlie Hebdo.
Ysabella, on est au 21 ème siècle et figure-toi qu'avec internet, j'ai pu lire le script intégral de la pièce Golgotha Picnic, et que j'ai pu voir nombre d'extraits vidéos sur youtube par exemple! Il me semble que c'est largement suffisant pour connaître la pièce en entier, de même que pour connaître le malade imaginaire de Molière il suffit de lire le fascicule de la pièce. En plus j'ai des amis qui ont vu cette pièce; et de toute façon, traiter les catholiques de baiseur de gosses me semble être une insulte suffisante pour se scandaliser de cette pièce, non?
Charlie Hebdo a été brûlé par des fondamentalistes religieux qui ont un discours tout aussi aveugle. Je pensais que la religion catholique proposait des valeurs telles que la tolérance. Visiblement il n'en est rien. De quoi ont donc peur les catholiques? que pièces, livres ou autres oeuvres d'art désacralisant ces symboles ne fassent trop réfléchir?
A part qu'il est clairement stipulé dans le coran que la représentation de prophète est interdite, c'est donc un grave blasphème de le dessiner pour les islamisés et pas une simple moquerie. Sans reprendre tout le débat que les curieux trouveront la "http://www.terrafemina.com/culture/arts-et-spectacles/articles/6839-golgota-picnic--la-liberte-dexpression-menacee.html". La liberté d'expression n'a pas à s'arrêter ou cela blesse des croyances ou des incroyances à un quelconque niveau.Le pape a lancé des attaques agressives contre l'athéisme et l'homosexualité,charly hebdo a choqué des musulmans et un théatre joue une pièce qui blesse des catholiques. Tout ceci est un bienfait de la liberté d'expression qui doit être la même pour tous.
Je pense Jeant que la liberté d'expression est la première de toutes et qu'il faut peut-être dépasser le visible pour analyser réellement vers réflexion veut nous emmener cette pièce. Et je pense également que lire un script et vivre le spectacle est complètement différent; les émotions procurées par le lieu, l'ambiance, le jeu des acteurs, l'âme du spectacle amènent un ressenti immédiat et donc des interprétations qui ne peuvent pas être semblables à une simple lecture ou des extraits sur internet.
Pourquoi avoir interrogé Agnès Tricoire, avocate et responsable politique de la LDH ? Elle ne comprend rien au sujet. Ce que refusent les manifestants, c'est que ce soit subventionné par de l'argent public !
Pourquoi avoir interrogé Agnès Tricoire, avocate et responsable politique de la LDH ? La LDH est très mal placée pour parler de liberté d'expression : Rappelons les violences verbales et menaces de membres de la LDH pour Golgota Picnic à Toulouse : les cris de haine et appels publics au meurtre contre des catholiques (intégristes ou non) ne faisant qu'exercer leur droit à la liberté d'expression dans le cadre d'une manifestation déclarée, légale et pacifique. Il ne s'est trouvé aucun média public ni homme d'Etat pour condamner les propos extrémistes et d'une violente intolérance de ces défenseurs auto-proclamés de la liberté d'expression : "Néron, reviens, y a encore des chrétiens" ou "deux planches, trois clous, voilà la solution" ! source : http://www.liberation.fr/depeches/01012372607-theatre-integristes-et-defenseurs-de-la-liberte-d-expression-manifestent-a-toulouse et http://www.infoselec.net/religion-et-laicite/christianophobie.html
Pourquoi avoir interrogé Agnès Tricoire, avocate et responsable politique de la LDH ? La LDH est très mal placée pour parler de liberté d'expression : Rappelons les violences verbales et menaces de membres de la LDH pour Golgota Picnic à Toulouse : les cris de haine et appels publics au meurtre contre des catholiques (intégristes ou non) ne faisant qu'exercer leur droit à la liberté d'expression dans le cadre d'une manifestation déclarée, légale et pacifique. Il ne s'est trouvé aucun média public ni homme d'Etat pour condamner les propos extrémistes et d'une violente intolérance de ces défenseurs auto-proclamés de la liberté d'expression : "Néron, reviens, y a encore des chrétiens" ou "deux planches, trois clous, voilà la solution" ! source : http://www.liberation.fr/depeches/01012372607-theatre-integristes-et-defenseurs-de-la-liberte-d-expression-manifestent-a-toulouse et http://www.infoselec.net/religion-et-laicite/christianophobie.html
exhine, faire une caricature de Mahomet est un blasphème pour les musulmans, mais ça ne va pas à l'encontre du code pénal français. Par contre, traiter des gens de baiseurs de gosse, ou une personne morale de "puto de diablo" va à l'encontre de la loi sur l'insulte. Donc à l'encontre du code pénal.
Tiens, d'ailleurs, je doute que l'avocate eut tenu les mêmes propos si la pièce insultait les homosexuels ou les juifs à la place des catholiques. Mais là ce ne sont que des chrétiens, les triater de baiseurs de gosses ce n'est pas les insulter...
Triste image de la LDH : sa représentante parle de sujets qu'elle ne connait pas. Il y a eu des mobilisations en Espagne contre cette pièce...
Triste image de la LDH : sa représentante parle de sujets qu'elle ne connait pas. Il y a eu des mobilisations en Espagne contre cette pièce...
Triste image de la LDH : sa représentante parle de sujets qu'elle ne connait pas. Il y a eu des mobilisations en Espagne contre cette pièce...
Je ne comprends pas que l'on puisse se sentir offusqué à partir du moment où l'on a ses propres convictions la parole d'autrui important peu dans ce cas. Il faut avoir une basse estime de soi pour se sentir atteint par des caricatures, une pièce ou un tableau. C'est peut-être le problème des ces ultracathos qui deviennent minoritaires et qui à l'image d'autres religions revendiquent ainsi leur identité communautaire. Personne n'oblige les cathos à aller voir ces spectacles qui semblent les choquer. Ceux-ci font partie de la création artistique et sont des choix proposés parmi tant d'autres. Nous avons encore ce choix dans une société de plus en plus liberticide. La pièce ne se présente pas comme anticathos mais se veut une "réflexion personnelle de l'auteur sur sa relation avec la figure du christ". Heureusement que des religieux restent attachés à la création et à la liberté d'expression, à l'image du prêtre de la paroisse St-Merri à Paris qui souligne que ce texte est d'abord une "réflexion spirituelle".
ysabella, d'abord il ne s'agit pas de moqueries mais d'insultes. Je pense que tu n'apprécierais pas qu'on t'insulte, pour les catholiques c'est pareil. En plus tu confonds Gologotha Picnic et sur le concept du visage du fils de Dieu: ta citation ne s'applique pas à la première pièce comme tu le dis, mais à la seconde. Et pour finir, ces pièces sont subventionnées par l'argent du contribuable. EN gros je suis contraint à payer pour me faire traiter de baiseur de gosse. Mais t'as l'air de trouver ça normal...
Jeant,effectivement la citation concerne la pièce de Castelluci, mais le résultat est le même puisque les représentations ont elles aussi été perturbées par des intégristes. Les insultes ne me touchent pas tant que m'est assurée la possibilité de défendre mes arguments, d'en discuter puis de changer ou non d'opinion et de permettre à mon interlocuteur de m'exposer la sienne sans jugements ce que ne sont visiblement pas capables les ultracathos. De plus, je ne comprends pas que dans le cas présent, vous vous sentiez tous offensés personnellement.Il s'agit juste de réflexions d'auteurs par rapport à leur perception de la religion; on y adhère ou non. Je suis de ces personnes qui sont capables de rire de tout, de parler de tout, de débattre de tout, de critiquer constructivement tout, ceci en excluant le jugement, l'intolérance et en respectant la liberté (d'expression) de chacun. Ce ne sont pas les valeurs qui transparaissent dans la religion catholique à mon avis.
Ce n'es pas du tout ce que j'irais voir comme piéce.
ysabella, cette pièce soit subventionné par de l'argent public (mairie de Paris et ministère de la culture). Elle doit donc respecter les catholiques qui contribuent à la financer par le biais du contribuable. Et puis la liberté d'expression n'autorise pas les insultes: c'est le code pénal français qui le dit. Lorsque l'on traite quelqu'un de baiseur de gosse, ses propos doivent être condamnés.
Bien des polémiques entourent cette pièce , maius si c'était si blasphématoire, elle aurait été directement sortie de l'affiche et censurée. Enfin je pense.
Non non, les catholiques sont traités de baiseurs de gosse, le Christ est appelé puto de diablo et l'auteur invite les gens au suicide mais cette pièce est toujours à l'affiche.
Pour rappel les religions reconnues comme associations cultuelles bénéficie d'avantages fiscaux exgérés: les dons sont déductibles à 60% pour les entreprises et à 66% pour les particuliers,ne payent aucun impôt sur les bénéfices, ont une réduction sur les droits de mutation et sont exonérés de taxes foncières.Depuis 1978 l'église catholique jouit d'un régime dérogatoire pour la sécurité sociale. L'ensemble de ces avantages coûte des milliards d'euros à la collectivité(même les athées contribuent indirectement) chaque année, alors se scandaliser pour la petite subvention attribuée à un spectacle est d'une mauvaise foi(avec ou sans jeu de mot) délirante. Si on arrêtait ces privilèges accordés aux religions, vous pourriez aussi demander l'interdiction des subventions mais tant que la collectivité paye des milliards aux sectes/religions, vous devez aussi l'accepter. D'autre part si vous considérez que la pièce ou un quelconque discours est insulant diffamatoire et en antilogie avec le droit français il vous est loisible de faire appel à la justice en portant plainte contre l'auteur, personne ne peut vous înterdire une action en justice demandant des dommages et/ou l'interdiction de représentation. Si comme tu le prétends jeant, la pièce ne respecte pas le droit français, les juges te donneront raison.
exhine, je suis d'accord avec toi, l'état ne devrait pas pas payer pour l'Eglise. Que l'état rende donc les milliards qu'il a volé à l'Eglise ou pillé pendant la révolution française. Ce n'est que justice que l'état entretienne les églises qu'il a volé. Ensuite, la réduction fiscale pour les dons ne vaut pas que pour les associations religieuses mais pour toutes les associations. Mais de toute façon, ceci n'excuse pas le fait de qualifier le Christ de puto de diablo, de traiter les catholiques de baiseurs de gosses et de les insulter. Si le spectacle se contentait de se moquer ou d'ironiser... Mais là il s'agit d'insultes scandaleuses! Je ne parle même pas de l'apologie au suicide qui est faite dans la pièce, des passages pornographiques, etc...
Jeant si tu remontes dans le temps, fais le jusqu'au bout et rends alors aux héritiers de ceux que l'église(alliée des rois de droit divin) a spolié durant des siècles en détournant des héritages et en percevant la dîme(impôt égal au dixième des récoltes et des produits de l'élevage, versé à l'Église jusqu'à la Révolution française). La révolution n'a fait que rendre au peuple ce que l'église lui avait volé pendant des siècles.Si tu veux être juste il faut ne pas l'oublier et t'arrêter à la révolution est délusoire et volontairement incomplet.Est ce justice d'entretenir des églises construites en volant le peuple? Je ne le crois pas mais je ne suis pas opposé à l'entretien des lieux de culte construit avant 1905. Par contre l'argent versé depuis lors a plus que largement remboursé une dette qui n'éxistait pas en réalité et je ne suis pas pour exiger le remboursement à l'église des montants injustement perçus jusqu'aujourd'hui. La réduction vaut en effet pour d'autres associations sans but lucratif mais ces assoc ne peuvent pas engranger des bénéfices et ce fait ne diminue en rien le montant astronomique que coute les sectes/religions à la collectivité dont font aussi partie les athées.Si tu fais un rapide calcul, tu constateras que les religions perçoivent bien plus des irréligieux que les pièces derangeantes ne reçoivent des catholiques, alors tu devrais possiblement éviter d'argumenter sur ces subventions.
Pour le reste que ne comprends tu pas jeant ? Si la pièce est insultante, diffamatoire et contraire aux lois du pays, tu peux aller devant la justice faire proclamer ton bon droit, c'est ta liberté et personne ici ne veut te l'interdire mais arrête de hurler à la christianophobie sans cesse pour défendre tes idées haineuses.
exhine, la dîme est une contribution volontaire, elle n'est pas obligatoire. Donc les non catholiques ne la payent pas. Donc pendant la révolution, l'état a volé ce que l'Eglise a reçu de ses fidèles. Il est donc normal que soit l'état rembourse ce qu'il a volé. C'est l'état qui s'est mis dans cette situation, pas l'Eglise qui n'a rien demandé! Mais de toute façon, ceci est en dehors du sujet. L'Eglise n'insulte pas les gens comme c'est le cas dans ce théâtre. D'ailleurs un député du nouveau centre (surement un intégriste) a demandé que la mairie de Paris ne subventionne pas la pièce.
L'article dit: "Le délit d’injure publique, qui existe dans la loi sur la liberté de la presse de 1881, interdit en effet l’injure d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison de son appartenance ethnique ou religieuse. Mais ce dispositif légal n’a jamais été efficace devant les tribunaux qui ne veulent pas entrer dans le jeu religieux." Les juges ne veulent pas se mettre contre la mairie de Paris et le ministère de la culture à la fois. Mais reconnais que si dans une pièce de théâtre les homosexuels étaient traités de baiseurs de gosses, la pièce aurait certainement été interdite.
La dime était autant volontaire que les sommes versées à l'église de scientologie le sont aujourd'hui, c'était présenté comme une exigence du christ et il était impossible aux paysans de la refuser, soyons logiques, qui plus est les prêtres ont été salariés par l'état pendant quelques années après la révolution pour permettre la transition. Maintenant c'est la justice que tu mets en cause? Quand les juges ne te donnent pas raison, ils sont forcément complices des christianophobes ? Le vatican a clairement proclamé à maintes reprises que l'homosexualité était la cause de la pédophilie, ce qui est faux mais exactement la même chose que "baiseur de gosses", pourquoi les autorités vaticanes se permettent ce qu'elles veulent interdire aux autres ?
Qu'un député du nouveau centre demande l'arrêt des subventions ne fait pas de lui un intégriste mais ne lui donne pas raison pour autant, je ne vois pas quelle crédibilité apporte sa démarche. Comme tu l'as constaté, seulement quelques centaines de catholiques ont manifesté et quelques milliers ont assisté à la veillée contre le spectacle. Les chrétiens respectables, qui forment la majorité du groupe, se balancent complètement du sujet comme les athées pacifiques(dont moi) se foutent de ce que le pape raconte. Cette pièce n'aurait été vue que par quelques centaines de personnes et elle n'aurait fait la une d'aucun journal si les intégristes ne s'étaient pas emparés du débat qu'ils avaient eux même lancé pour servir leur injuste cause. Je clonclus en te répétant que la justice est libre d'accès et indépendante et que si tu as des griefs légitimes tu peux introduire une action judicaire comme le font les citoyens qui s'estiment lésés dans ce domaine.Je ne suis pas opposé aux droits de l'église mais uniquement à ses privilèges, c'est une nuance importante.
Je pense que tous les arguments d'Exhine sont recevables. Il me semble qu'un point important a été oublié depuis le début : les manifestations intégristes ont pour origine l'institut Civitas (institut fondé pour recréer “la Cité Catholique”, allusion au mouvement créé en 1946 par Jean Ousset, un théoricien du national-catholicisme (source "Canal Ordinaire") ) qui accueille volontiers les mouvances extrémistes.
exhine: le Vatican n'a jamais dit que l'homosexualité était la seule cause de la pédophilie, mais une des causes. Regarde donc les statistique de la police des états-unis: 86% des pédophiles arrêtés sont homosexuels ou bisexuels: c'est quand même troublant. Le Vatican n'a jamais dit que les homosexuels sont tous pédophiles! Il dit juste que l'homosexualité favorise la pédophilie, ce qui semble vrai d'après la police des états-unis. Alors que là l'auteur insulte tous les catholiques, gratuitement.
Sinon la dîme ne concernait de toute façon que les catholiques, pas les non croyants et cet impôt n'était pas obligatoire. Pour en revenir au sujet, les droits de l'Eglise que tu invoque, c'est peut-être aussi de ne pas se faire insulter. Ca me semble logique. Quand à la justice, regarde ce que dit l'avocate: dans l'interview: " Le délit d’injure publique [...] n’a jamais été efficace devant les tribunaux". C'est bien le problème, certains juges se foutent de la religion catholique. Et l'Agrif compte d'ailleurs porter plainte au pénal. J'attends de voir ce que ça va donner et je fais manifester entre temps.
D'ailleurs 56 députés ont signés un manifeste anti christianophobie qui dénonce notamment cette pièce de théâtre. Par ailleurs, cette pièce comporte des exhibitions sexuelles et le Code pénal interdit toute exhibition sexuelle imposée à la vue d’autrui dans un lieu accessible au public. Le juge a malgré tout dit que que rien n’interdisait la nudité dans un spectacle: il contredit le code pénal de manière flagrante. Et puis, cette pièce a été joué à Toulouse. Là aussi l'Agrif est allé devant les tribunaux. Le jugement a décidé que la pièce devait être joué. Mais ce jugement ne porte aucune justification. Etrange, non?
Nous nous éloignons du sujet, mais il faut réagir à ces chiffres farfelus. Il n'y a aucune étude scientifique vérifiant le lien entre homosexualité et pédophilie. La plupart des actes de pédophilie se passent dans le cadre intra familial et que les cas extra familiaux sont également le fait d'individus qui sont pères de famille, ont une vie conjugale et mènent une vie apparemment "sans histoire".La pédophilie n'est absolument pas liée à l'orientation sexuelle.
Ysabella je suis d'accord avec toi l'homosexualité n'a rien a voir avec la pédophilie ça c'est claire.
Moi j'en sais rien, c'est vrai que les chiffres que j'ai dit ne sont pas très fiables. De toute façon, peu importe, la pédophilie est quelque chose d'ignoble et doit être sévèrement condamnée.
Tu devrais mieux t'informer, l'église a soutenu que l'homosexualité était LA cause principale de la pédophilie et un danger pour l'humanité, et ce à de multiples reprises. Si tu exiges des homosexuels qu'ils acceptent de laisser dire de telles bêtises, tu dois aussi accepter les critiques même violentes contre les religions.Je dois encore aussi te répéter que le pape, lors des jmj de madrid a tenu des propos très agressifs et dénigrant envers l'athéisme sans avoir subi une action judiciaire réclamant des excuses.
Chacun pense ce qu'il veux mais il ne faut pas faire une généralité.
A l'époque, tu n'avais pas le droit d'être incroyant jeant, tu risquais d'être banni ou trucidé pour blasphème, la dime était de fait obligatoire. Pour être volontaire, il faut avoir une possibilité de choix et ce n'était pas le cas avant la révolution puisque nier la véracité de dieu était un blasphème punissable.Restons sérieux et objectifs un minimum même si le concept te semble étranger.
D'ou tiens tu ces chiffres débiles ? Je te cite avec effroi "le Vatican n'a jamais dit que l'homosexualité était la seule cause de la pédophilie, mais une des causes. Regarde donc les statistique de la police des états-unis: 86% des pédophiles arrêtés sont homosexuels ou bisexuels: c'est quand même troublant. Le Vatican n'a jamais dit que les homosexuels sont tous pédophiles! Il dit juste que l'homosexualité favorise la pédophilie, ce qui semble vrai d'après la police des états-unis." Déja tu admets que l'église lie bien homosexalité et pédophilie mais te rends tu compte de l'insulte que tu fais aux homosexuels?
la pédophilie est ignoble mais pas l'homosexualité faut pas tout mélanger et l'un n'est pas l'égal de l'autre
Mdr jeant, encore un beau mélange, la nudité n'est pas toujours une exhibition sexuelle sinon on interdirait toutes les scènes représentées dans les églises avec des gens nus ce qui serait dommage pour l'art.
En effet, après bien de médiatisation, de manifestations pour empêcher cette pièce de théâtre, nous n'en entendons plus du tout parler
La pression est retombée semble t-il