Sauvetage de la Grèce : feu vert pour une aide de 130 milliards d'euros

Sauvetage de la Grèce : feu vert pour une aide de 130 milliards d'euros
Les ministres des Finances de la zone euro vont adopter un plan de sauvetage de la Grèce sans précédent ce lundi. Il comprendra une aide publique de 130 milliards d'euros et un effacement partiel de la dette détenue par les créanciers privés, à hauteur de 100 milliards d'euros. Mais cette aide sauvera-t-elle la Grèce de la banqueroute ?


La zone euro va adopter un plan de sauvetage de la Grèce sans précèdent ce lundi. Les ministres des Finances se réunissent à Bruxelles aujourd’hui pour examiner si les conditions sont réunies pour allouer un nouveau plan de sauvetage à Athènes, comprenant une aide publique de 130 milliards d'euros et un effacement partiel de la dette détenue par les créanciers privés, à hauteur de 100 milliards d'euros. Cette rencontre de la dernière chance intervient dans un climat de crise alors que la Grèce doit rembourser 14,5 milliards d'euros d'ici le 20 mars et risque sinon de subir un défaut de paiement, bien plus important que celui de l'Argentine il y a dix ans. Pour éviter un scénario catastrophe, le plan d'effacement de la dette doit être lancé d'ici mercredi, sachant que l'opération doit prendre plusieurs semaines.

Un plan de sauvetage qui ne comblerait pas la totalité de la dette grecque
L'issue de la réunion d’urgence, à laquelle devrait assister le Premier ministre grec Lucas Papademos, devrait être positive. Néanmoins des incertitudes demeurent : outre la réticence de certains pays vis-à-vis d’Athènes, il apparaît selon un rapport des principaux bailleurs de fonds de la Grèce (la troïka) que le plan de sauvetage ne permettrait pas de réduire la dette publique grecque autant que prévu. Un écart qu'il va falloir combler. C'est à cette tâche que se sont attelés de hauts fonctionnaires de la zone euro dimanche à Bruxelles, mais rien n'a filtré sur la teneur de leurs échanges. Par ailleurs, une rallonge des Etats de la zone euro semble nécessaire compte tenu de la dégradation de la situation économique en Grèce ces derniers mois. Près de 5,5 milliards d'euros de besoins supplémentaires ont été identifiés. Une somme qui pourrait bien augmenter.
Prochaine étape, le sommet européen du 1er et 2 mars qui traitera de ces questions. A l’ordre du jour également, un nouveau traité pour renforcer la discipline budgétaire.

(Source : AFP)
Crédit photo : AFP/Le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn et le ministre grec des Finances Evangélos Vénizélos, le 9 février 2012 à Bruxelles

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