Syrie : la justice militaire traque les net-citoyens et les étudiants

Par Marine Deffrennes
Publié le 30 avril 2012

Syrie : la justice militaire traque les net-citoyens et les étudiants
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Reporters sans frontières s'inquiète des procès intentés par la justice militaire syrienne contre de jeunes militants journalistes ou net-citoyens. Symbole de la contestation, la blogueuse Razan Ghazzawi risque 5 ans de prison, tandis que la jeune activiste Yara Shammas vient d’être libérée sous caution avant un procès dans lequel elle encourt la peine de mort.


Dans la traque des opposants au régime de Bachar Al-Assad, la justice militaire n’épargne pas les jeunes. Blogueurs, journalistes, activistes pacifiques, leur tort principal est de chercher à informer ou de distribuer des tracts. L’organisation Reporters sans frontières s’inquiète de leur sort dans un communiqué publié vendredi dernier. Ce lundi, Yara Shammas, 21 ans, a été libérée sous caution jusqu'à son procès, d’après maître Bounni, son avocat, spécialiste des droits de l’Homme. Arrêtée le 7 mars à Damas dans un café, avec onze autres activistes, elle a été transférée dans une prison à Homs. Neuf chefs d’accusation ont été retenus contre elle, dont ceux de « propagation d'informations mensongères » et « appartenance à une organisation secrète », pour lesquels elle risque la peine de mort. Selon M. Bounni, « ce qui est en train d’arriver à Yara Shammas est clairement une façon de faire pression sur l’avocat Michel Shammas », son père, avocat défenseur des droits de l’Homme.

Samedi dernier, huit autre jeunes militants ont été inculpés et traduits devant la justice militaire. Ils avaient été arrêtés le 16 février dernier lors d’une intrusion des services de sécurité dans le Centre syrien pour les médias et la liberté d'expression, un organe de presse dirigé par Mazen Darwich. Lui et ses journalistes sont poursuivis pour « publication et distribution de tracts interdits conformément à la clause 148 de la loi pénale militaire » et risquent jusqu'à cinq ans de prison, a indiqué M. Bounni. Parmi eux la blogueuse Razan Ghazzawi, l'un des symboles de la contestation.

Quatre autres étudiants ont été arrêtés dimanche par les services de sécurité lors d'un sit-in pour demander « l'arrêt des tueries » devant la faculté d'économie de Damas. Reporters sans frontières appelle sur son site à la « libération immédiate de tous les professionnels de l’information, citoyens-journalistes et net-citoyens emprisonnés par le régime », rappelant dans la foulée que le plan de Kofi Annan, émissaire de l’ONU, pour rétablir la paix en Syrie, censé être appliqué par le régime syrien, prévoit « la libération de tous les prisonniers d’opinion ».

Crédit photo : AFP

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Voir aussi :  droits    international    conflit   
 

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7 commentaires

angelabeille - 30/04/12 22:19
Effectivement il ne fait pas bon du tout la bas d'etre jeune, moderne et citoyen du net... j'aime bien cela 'citoyen du net' pas vous ?
sandrine6405 - 01/05/12 09:51
Le gouvernement syrien ne recule devant rien, il ne laisse aucune liberté à ces citoyens et le Monde ne bouge pas
omaha - 01/05/12 12:58
tout ce qui a pu se passer dans les pays du magreb n'a pas au final permis aux autres pays de tirer des leçons de tout ce qui s'est passé
selenia1682 - 01/05/12 16:09
Vive la dictature comme on dit ...
country33 - 01/05/12 17:33
Et bien finalement je crois que toutes ces révolutions n'auront servis à rien du tout même pas à ramener la sérénité auprès de ces ppeuples là. Je en comprends pas comment ils feront pour tout interdire aussi , il faudra m'expoliquer car les internautes sont assez malins et on le sait tous.
sandrine6405 - 01/05/12 21:45
tout à fait, ça fait plus d'un an pour tous ces pays qu'ils ont renversé leur gouvernement et je ne vois aucune avancée vers la démocratie
exhine - 02/05/12 17:41
Il faut des contestataires pour faire avancer la démocratie, ce sont eux qui payent pour tous. C'est courageux

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