Grèce : une impossible coalition après les législatives

Par La rédaction
Publié le 9 mai 2012

Grèce : une impossible coalition après les législatives

Grèce : une impossible coalition après les législatives

© AFP
Partages
 
Suivez l'actualité de terrafemina.com sur Facebook
Face à l'impossible mission de former un gouvernement après les élections législatives de dimanche dernier, la Grèce s'est enfoncée hier dans une crise qui a plombé les bourses mondiales.


Sortie galvanisée des législatives de dimanche, la coalition anti-austérité de la gauche radicale Syriza, s’est vu confier hier par le chef de l’État le casse-tête de former un gouvernement. Une mission quasi impossible au vu de la composition arithmétique de la nouvelle assemblée où aucune majorité ne se dégage.

Alexis Tsipras, le dirigeant du Syriza, a trois jours, ainsi que le prévoit la Constitution, pour tenter de former ce gouvernement. Mais, il a exclu une coalition avec des partis qui acceptent le plan de redressement de la Grèce dicté par l'UE et le FMI. Une position, qui selon de nombreux commentateurs, rend alors inévitable l’organisation de nouvelles élections en Grèce.
Menacée de paralysie politique, la Grèce s’est donc enfoncée hier dans une crise tandis que les Bourses se sont affolées. Les investisseurs craignent en effet que l'instabilité politique ne débouche sur l'arrêt de la poursuite du deuxième plan de sauvetage international accordé au pays en octobre.

Un risque de « défaut de paiement »
Une inquiétude relayée par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, qui a demandé aux pays les plus en difficulté de la zone euro de se plier à une stricte discipline budgétaire. Si elle n’était pas tenue, celle-ci pourrait mener à court ou moyen terme à un « défaut de paiement », a-t-il dit, après un message de la même teneur en provenance de Berlin lundi.
Face à l’urgence de la situation, le dirigeant du Pasok et ancien ministre des Finances, Evangélos Vénizélos, a proposé hier soir, la constitution d'un gouvernement « d'union nationale » à toutes les formations qui satisferaient à deux exigences : rester dans l'euro et renégocier avec l'UE et le FMI. Une avancée considérable, pour celui qui jusqu’ici s’était cantonné à demander un an de plus pour permettre à la Grèce de respecter ses objectifs budgétaires.

À la clôture hier, la bourse de Francfort avait perdu 1,90%, Londres 1,78% et Milan 2,37%. Celle d'Athènes a poursuivi sa descente aux enfers, clôturant en chute de 3,62% à son niveau d'il y a 20 ans, après un plongeon de 6,67% la veille. A Wall Street, le Dow Jones a perdu 0,59%.

Ide Parenty

Avec AFP
Crédit photo : AFP

VOIR AUSSI

Échange de dette approuvé, la Grèce sauvée ?
Aide à la Grèce reportée : la zone euro pose ses conditions
Grèce : un plan de sauvetage de 237 milliards d'euros

Voir aussi :  international    crise    grece   
 

Commenter

6 commentaires

jeant - 09/05/12 12:12
Les grecs feraient mieux de sortir de l'euro et de se mettre en défaut de paiement. De toute façon, ils ne pourront jamais rembourser...
omaha - 09/05/12 12:48
je ne sais pas si l'on peut sortir de l'euro comme on le souhiate, et changer de monnaie ne ferait il pas qu'aggraver les choses
country33 - 09/05/12 19:44
C'est très délicat comme situation et ce ne doit pas être si facile que ça de "sortir" de l'Europe à mon avis, mais il est vrai que la situation est très difficile .
Decrauze - 09/05/12 22:50
L’introuvable majorité grecque veut bien de l’aide financière européenne, mais sans l’austérité réclamée par les prêteurs. La Grèce ne veut pas être dépossédée de sa souveraineté et dans le même temps son administration est incapable d’aller chercher l’argent là où il est (professions libérales, armateurs, église). Et voilà que le plan de sauvetage de ce pays est à l’eau du fait des élections législatives. Inextricable. http://pamphletaire.blogspot.fr/search/label/Union%20europ%C3%A9enne
exhine - 10/05/12 11:55
Ce n'est pas simple, sans gouvernement, le mois de juin signerait la fin des aides européennes, avec des échéances à honorer. La Grèce a vècu largement au dessus de ses moyens pendant trop longtemps, avec l'argent de l'Europe, le réveil est cruel. La zone euro peut survivre sans la Grèce, mais je ne suis pas certain que le pays supporte bien sa solitude post-sortie.
country33 - 10/05/12 15:24
Ils veulent bien de cette argent mais en contionuant à vivre dans certaines largesses, sans aucunbes contraintes, c'est dingue comme comportement et ce seront toujours les mêmes qui se serrent la ceinture , le peuple du bas de l'échelle.

Entreprises partenaires

Fermer