Journée mondiale de lutte contre la contrefaçon : facture salée pour la France

Journée mondiale de lutte contre la contrefaçon : facture salée pour la France
Journée mondiale de lutte contre la contrefaçon : facture salée pour la France
Cigarettes, vêtements, DVD, produits de luxe, médicaments : la contrefaçon touche tous les domaines et coûte cher à l'industrie. Elle représenterait un manque à gagner de près de 300 milliards d'euros par an.
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Peu nombreux sont les secteurs qui échappent à la contrefaçon. Et l’addition pour les entreprises gonfle au point de mettre en difficulté certaines industries. À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la contrefaçon ce jeudi, les chiffres annoncés sont éloquents : selon l’Unifab (Union des fabricants), elle représente un manque à gagner de 200 à 300 milliards d’euros par an, une ardoise qui atteint les 6 milliards juste pour l’Hexagone. Signe de l’ampleur exponentielle du phénomène, le nombre de saisies connaît une hausse impressionnante : elles ont augmenté de 42% pour la seule année 2011, pour s’élever à 8,9 millions de produits (hors cigarette), soit 44,5 fois plus qu’en 1994.

L’explosion du marché des objets contrefaits est portée par le développement du e-commerce et alimentée à 70% par l’Asie. Selon le Comité Colbert, qui réunit les plus grands noms du luxe français, « le trafic s’est professionnalisé en profitant de la croissance du marché, du sentiment d’anonymat et d’impunité que confère Internet et de la facilité de création et de mutation des sites ». Parmi les produits les plus contrefaits, la première place revient au secteur de la papeterie, suivi des vêtements, des chaussures et des articles de bricolage. Sont également concernés les secteurs de l’alimentaire, de l’électronique ou encore de la téléphonie.

Des produits dont la consommation n’est pas sans risques, comme le rappelle le Comité Colbert : « acheter une contrefaçon, c’est prendre un risque pour sa santé. Les produits contrefaits échappent à toute norme de sécurité, à tout contrôle de qualité. En achetant par exemple des cosmétiques ou des accessoires contrefaits, le consommateur s’expose à des risques d’allergies ».
Par ailleurs, un tel développement du marché n’est pas sans conséquence sur l’emploi : selon le cabinet KPMG, la copie des savoir-faire entraînerait chaque année 200 000 suppressions de postes en Europe et 38 000 en France.

Crédit photo : Unifab

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