Par
Marine Deffrennes
- Publié le 3 janvier 2011
3
1
Iran : tout est encore possible pour Sakineh
Iran : tout est encore possible pour Sakineh
Le feuilleton iranien se corse. D’un côté l’espoir pointe du côté de la mobilisation internationale. En effet, un haut responsable de la justice iranienne, Malek Ajdar Sharifi, a déclaré hier à l’agence Fars, que « tout était encore possible » pour Sakineh. Chef de la Justice de la province d’Azerbaïdjan oriental, il a expliqué que la procédure était prolongée à cause des doutes pesant sur sa culpabilité : « Il est facile de prononcer un verdict dans un cas où le meurtrier reconnaît clairement son crime », a-t-il expliqué, « mais dans ce cas où l’accusée (Sakineh) nie ou donne des justifications et qu’il y a des ambiguïtés quant aux preuves, la procédure est prolongée ». Ainsi s’expliquerait l’absence de verdict final dans cette affaire.
Mais dans le camp iranien, l’attitude de la condamnée laisse perplexe. Samedi 1er janvier, Sakineh Mohammadi Ashtiani a une nouvelle fois été sortie de sa prison avec son fils pour formuler des aveux face à la presse – c’est la quatrième fois en 6 mois. Face aux caméras elle a encouragé le « monde » à « cesser la mobilisation » en sa faveur, se disant même déshonorée par cette couverture médiatique. L’Iranienne de 43 ans a ajouté qu’elle allait porter plainte entre autres contre son ancien avocat, et contre Mina Ahadi, qui dirige le Comité international anti-lapidation. Son fils a par ailleurs confirmé la culpabilité de sa mère mais réclamé que la peine de mort soit commuée.
Selon Bernard Henri-Lévy, rédacteur en chef du site LaRegleduJeu.org,
et principal initiateur de la mobilisation pour empêcher la lapidation de Sakineh : « Ou bien l’on s’apprête à commuer la peine de mort par lapidation en une autre forme de mise à mort, par exemple par pendaison – et l’horreur ne sera pas moins grande – ou bien le pouvoir iranien cherche une porte de sortie pour, sans perdre la face, commencer de reculer(…) ».
Sakineh a été condamnée en 2006 à 10 ans de prison pour le meurtre de son mari et à la mort par lapidation pour adultère. Depuis juillet 2010 la sentence est suspendue dans l’attente d’une révision de son dossier.
VOIR AUSSI
Sakineh libérée quelques heures pour une émission de télévision
Sakineh : une bonne chance d’être épargnée
Sakineh est toujours vivante !
Affaire Sakineh : «La justice iranienne est une justice du tiers-monde»

-






L'attitude de la condamnée ne me laisse pas du tout perplexe: imaginez les pressions, les tortures dont elle fait l'objet, ainsi que sa famille. Dans ces cas, on est poussé à avouer n'importe quoi. Combien de "sorcières" jadis ont avoué à l'Inquisition avoir eu commerce avec le Diable ?
Cette histoire ne cessera donc jamais , et si on lui fichait la paix à cette pauvre femme ...
C'est ça l'Islam... Car ce n'est pas un problème politique, c'est un problème religieux. Le coran considère la femme comme un être inférieur, voilà le problème!