Éducation dégenrée : Pop, 6 ans, est élevé sans savoir s'il est fille ou garçon

Éducation dégenrée : Pop, 6 ans, est élevé sans savoir s'il est fille ou garçon
Éducation dégenrée : Pop, 6 ans, est élevé sans savoir s'il est fille ou garçon
Pop, jeune Suédois de 6 ans, n'est ni une fille, ni un garçon. Du moins d'un point de vue social. Né en 2007, ses parents ont décidé de ne pas révéler son sexe et de l'élever dans une atmosphère totalement dégenrée. Si cette pratique séduit de plus en plus pour lutter contre les stéréotypes de genre, les parents de Pop ne vont-ils pas trop loin ?
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Déjà âgé de 6 ans, Pop ne connaît pas les notions de fille et de garçon, de masculin et de féminin : « Pour moi, Pop n'est ni une fille ni un garçon, c'est seulement Pop », confiait sa mère en 2009, au quotidien Svenska Dagbladet. Les jeunes parents, âgés à la naissance de 21 ans, souhaitaient que leur enfant s’épanouisse sans connaître son sexe : « Nous voulons que Pop grandisse librement, et non dans un moule d'un genre spécifique. C'est cruel de mettre au monde un enfant avec un timbre bleu ou rose sur le front. Aussi longtemps que le genre de Pop restera neutre, il ne sera pas influencé par la façon dont les gens traitent les garçons ou les filles ».

Éradiquer les normes sexuées

Le cas de cet enfant a fait le tour des médias et a convaincu d’autres parents de taire le sexe de leur progéniture pour l’élever le plus longtemps possible sans genre. Le but ? Leur donner un maximum de chances de s’épanouir et de choisir leur avenir sans normes sexuées. En France, des crèches commencent à tenter l’expérience avec, bien entendu, plus de nuances. 

Car si élever son enfant d’une façon la plus neutre possible peut être un moyen de lutter contre les stéréotypes sexistes et lui laisser une plus grande liberté, ne pas lui apprendre la différence entre un garçon et une fille, entre le masculin et le féminin, sont des écueils qui pourraient se transformer en traumatisme : « Nier l'altérité des sexes est dangereux et peut aboutir à des situations artificielles », assure Jean-François Bouvet, docteur en biologie, dans son essai « Le camion et la poupée, l’homme et la femme ont-ils un cerveau différent ? » (éd. Flammarion).

Cette méthode d'éducation dé-genrée poussée à l'extrême vous semble-t-elle saine ?

NB : la photo ne représente pas Pop : contrairement au petit Suédois, cet Anglais sait qu'il est un garçon mais sa mère le laisse s'habiller comme une fille s'il le souhaite.

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