Par
Marie-Laure Makouke
- Publié le 2 novembre 2011
14
0
Référendum : le gouvernement grec soutient Papandréou
Jeudi dernier, au terme d'une longue nuit de tractations à Bruxelles, le Président Nicolas Sarkozy était persuadé d’avoir accompli une mission impossible. En effet, avec le soutien d’Angela Merkel, il avait obtenu l’accord des participants à ce conseil européen de la dernière chance, pour la mise en place d’un troisième plan de sauvetage visant à régler le problème de la crise grecque et à recapitaliser les banques. L’annonce de Georges Papandréou de soumettre ce plan de sauvetage à un référendum a donc provoqué une véritable onde de choc. D’autant que le Premier ministre grec a pris cette décision sans prévenir quiconque : ni ses homologues européens ni même son ministre de l’économie. « Avec ce référendum, la Grèce sera plus forte au sein de l’Europe », s’est-il simplement justifié.
Redonner la parole au peuple grec
Pour le gouvernement grec, qui a approuvé à l’unanimité la tenue de ce référendum, lors d’une session extraordinaire dans la nuit de mardi à mercredi, ce dernier permettra de redonner la parole à un peuple soumis, depuis deux ans, à des réformes drastiques (baisse des salaires et des pensions, hausses d’impôts, privatisations, réduction du nombre de fonctionnaires, etc.). Dans un communiqué diffusé hier soir, le gouvernement a d’ailleurs affirmé que le référendum donnera un mandat clair sur la participation des Grecs à l’Europe et à l’euro, et leur transférera, par la même occasion la responsabilité de cette énième cure d’austérité.
Côté français, on ne décolère pas. « C’est une décision irresponsable et incompréhensible », pestent les ténors de la majorité. Quant au chef de l’Etat, s’il admet que « donner la parole au peuple est toujours légitime », il soutient que le plan adopté était « la seule voie possible pour résoudre le problème de la dette grecque ».
Un plan de sauvetage plus que nécessaire
Dans un communiqué publié hier après s’être entretenu avec la chancelière allemande, le président français appelle ainsi la Grèce à « mettre en œuvre dans les meilleurs délais » les décisions adoptées par le sommet de Bruxelles, « qui sont aujourd’hui plus que nécessaires ». Nicolas Sarkozy et Angela Merkel exigent de Georges Papandréou qu’il fasse preuve de bonne volonté en adoptant « rapidement une feuille de route » pour appliquer les mesures du plan de rigueur.
Une attitude qui ne fait toutefois pas l’unanimité. « Les déclarations du président Nicolas Sarkozy visent à rassurer les marchés plutôt qu'à répondre à l'attente des citoyens », a notamment réagi Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts). « La décision de Georges Papandréou est courageuse : la seule réponse à la crise c'est une Europe politique et démocratique qui trace une nouvelle voie et qui refuse l'austérité généralisée. Tel est le choix que doivent faire dès demain les gouvernants lors du G20 à Cannes : celui de la démocratie et de la volonté politique ». Car nul doute que le coup d’éclat d’Athènes sera ajouté à l’ordre du jour du G20 qui s’ouvre demain et jusqu’à vendredi à Cannes.
Crédit photo : Le Premier ministre grec Georges Papandréou le 27 octobre 2011 lors d'une allocution télévisée à Athènes - ©AFP PHOTO/www.papandreou.gr
VOIR AUSSI
La Grèce : les enjeux pour la croissance des pays européens
Crise grecque : quelles conséquences pour vos actions ?
Dette : l'Assemblée vote le plan d'aide à la Grèce
Dette grecque : le pays échappe à la faillite

-






je ne vois pas pourquoi l'europe pourrait décider à la place de la grèce
Vu sous cet angle, ils ont demandé de l'aide à l'Europe et maintenant ils se désistent en voulantlibérere leur conscience par un referendum, c'est uniquement ça.
La grèce va droit au suicide et le pire, il va entrainer l'Europe avec elle. Pourquoi ce pays a demander de l'aide pour finalement faire un referendum ?
C'est marrant quand même, le premier plan de sauvetage devait être le seul, le deuxième devait suffire et il paraît que le troisième est le bon! On va s'arrêter quand?
Comment lancer un boomerang les yeux bandés sans savoir quand et comment il va te retomber sur le coin de la g..... C'est de la folie. Une entreprise aurait fait la moitié de ce qu'a fait la Grèce, ses dirigeants seraient en prison pour des années. Ce pays a quand même accepté les fonds et la solidarité européenne jusqu'à la dernière seconde, le premier ministre a aussi signé des accords sur lesquels il voudrait maintenant revenir.
La Grèce aurait pu lancer ce référendum avant que les 17 états de l'Europe se creusent la tête et perdent son temps à trouver une solution à leur souci
On leur apporte notre aide et ils lancent un référendum, non mais c'est le bouquet ! Moi je laisserais tomber la Grèce tout simplement ! Qu'elle se débrouille de son bazar !
De toute façon ces plans ne servent à rien: la Grèce ne peut pas remonter la pente. On est juste en train de perdre des milliards inutilement...
un minimum il aurait pu prévenir avant de l'annoncer, les autres se décarcasse pour eux et lui un coup de couteau dans le dos!!!!!
Je suis bien d'accord avec vous, il n'a même pas prévenu ceux qui lui sont venus en aide, c'est une attitude indigne d'un dirigeant politique
Le suicide en direct du gouvernement grec: --> http://www.youtube.com/watch?v=etWs2O1jQ_M
la Grèce va mal certes mais je pense qu'ils ont quand meme encor eles capacités de diriger leur pays
je crois que le gouvernement ne va pas le soutenir longtemps, peut être vont meme t-il demander sa demission
il n'est plus, il n'existe plus, il a voulu mettre en place quelque chose on l'a empeche