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Par   -  Publié le 11 juin 2008
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Les divorces confessionnels en Irak

Une femme irakienne qui souhaite rester anonyme, refugiée dans la Maison des Journalistes, témoigne de la situation dans son pays. Les femmes ne sont pas libres et vivent dans l’angoisse. L'espoir demeure de garantir une amélioration de la situation.
Irak : les divorces confessionnels augmentent


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Femmes irakiennes


Dans l’Irak de Saddam Hussein, la situation des femmes s’est dégradée à partir de la guerre Iran/Irak  et a empiré au fil des ans. Avant 1980, 70% des fonctionnaires étaient des femmes. A la fin de la guerre, les femmes ont été renvoyées chez elle, les associations féministes interdites en dehors de la branche féminine du parti Baas, l’Union des femmes irakiennes et leurs activités économiques réduites à acheter de quoi faire le diner du soir à la maison.

 

"Campagne de fidélité" et "crime d'honneur" sous Saddam Hussein


A partir de 1991
, Saddam Hussein lance une campagne « de fidélité » :  décapitation des prostituées et imposition de règles de plus en plus strictes aux femmes qui ne peuvent plus étudier que voilées, ne sortir qu’accompagnées…

Le « crime d’honneur » devient légalement autorisé par l’article 111 du nouveau code pénal qui exempte de peine l’homme, qui pour défendre son honneur, tue sa femme. Pourtant le Code de la famille, promulgué en 1959 et abrogé par le Conseil de gouvernement en 2005 avec la nouvelle Constitution était considéré comme l’un des plus progressistes de la région, interdisant par exemple la polygamie.


Aujourd'hui


Depuis la chute de Saddam Hussein et malgré la volonté des forces américaines engagées en Irak d’instaurer la démocratie et de libérer les femmes, la situation ne s’est guère améliorée. Le chaos des attentats et des violences quasi quotidiennes rendent la vie des femmes de plus en plus précaire. Elles sont menacées par la pauvreté, doivent se battre pour tout, même lorsque leurs droits les plus élémentaires sont garantis par la Constitution.


La charia qui s’impose dans certaines villes et régions, les replongent dans le même carcan que précédemment, elles ne peuvent sortir que voilées et accompagnées d’un membre de leur famille, sont tabassées pour un jean, un rendez-vous chez le coiffeur.

Les « crimes d’honneur » n’ont pas disparu mais se sont multipliés comme en témoigne les rapports d’Amnesty International. Sur un simple soupçon d’adultère de la part de leur mari, elles sont lapidées par un groupe d’hommes généralement appartenant à leur famille devant une foule compacte, comme Dua Khalil Aswad, âgée de 17 ans.


Femmes et politique


Trois femmes seulement font partie du gouvernement actuel
et malgré un fort engagement des femmes pour participer à la vie publique, elles restent minoritaires et marginalisées.

La Constitution réserve près de 25% des sièges de l’Assemblée aux femmes mais leur participation même, comme leur engagement dans la société civile ou toute autre activité publique les mettent souvent en danger. Les journalistes et les femmes exerçant un métier public sont les premières menacées.


Nombreuses sont celles qui choisissent la voie de l’exil vers des pays d’accueil où leurs diplômes ne sont pas toujours reconnus et où elles ne peuvent pas non plus exercer leur métier, sinon à le réapprendre.

 

Pourtant, face à ses épreuves, les irakiennes  montrent une volonté de participer, une envie de vivre sans borne. L’espoir est permis malgré l’urgence d’une amélioration de leur situation.


VOIR AUSSI SUR TERRAFEMINA :

Irak : Femmes d'hier et d'aujourd'hui.
La dignité bafouée des femmes irakiennes.

 

Voir aussi :  monde    islam    moyen orient   
 

5 commentaires

leslie2613 - 15/02/10 09:40
c'est fou de voir une telle discrimination à l'égard des femmes dans ce pays
isa169 - 15/02/10 20:57
oui j'ai lu pas mal d'article sur la condition des femmes c'est dingue!!!
sequoia - 02/08/10 14:48
Relisons "La servante écarlate", de Margaret Atwood, ou "Le premier siècle après Béatrice", d'Amin Maalouf. C'est prémonitoire... et carrément effrayant ! Les droits de l'Homme doivent intégrer les droits des femmes, c'est une lutte toujours à recommencer: rien n'est acquis, même chez nous, où dans certains quartiers, la condition des femmes et des filles se dégrade à vue d'oeil.
angel95 - 20/12/11 23:06
Ce pays et très graave c'est pratique en vers les femmes sont honteux et vraiment pas humain !
jeanne-flo - Il y a 1 sem
Des cultures qui régressent avec le temps , si celles qui portent la civilisation dans leurs ventres sont ainsi traitées alors les hommes ne méritent pas le nom d'homme ...

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