Par
Danièle Ohayon
- Publié le 16 avril 2008
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La Maison des journalistes
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La maison des journalistes
Ils viennent d’Algérie, Arménie, Bangladesh, Biélorussie, Cameroun, Cuba, Pakistan, Chine, Tunisie… Ils ont osé divulguer des versions non officielles de l’actualité de leur pays et, pour cela, ils ont été emprisonnés, torturés, persécutés. Exilés, ils viennent frapper à la porte de la France.
Trouver une place dans la société française grâce à un réseau solidaire
Depuis le 23 mai 2002, 119 de ces journalistes ont enfin pu trouver le foyer tant attendu. Créée par Danièle Ohayon, journaliste à France Info et Philippe Spinau, producteur à France Inter, « La Maison des journalistes est partie d'une idée simple : celle d'une "solidarité nécessaire entre ceux qui exercent librement leur métier d'informer et ceux qu'on persécute pour effectuer exactement le même travail ".
Tous les six mois, 15 hommes et femmes peuvent s’y retrouver pour partager leurs épreuves de la persécution et de l’exil mais aussi pour avoir une chance de s’intégrer à la société française.
La Maison
Grâce aux financements des médias, du Fond Européen pour les Réfugiés et de la ville de Paris, les journalistes exilés trouvent à leur disposition un bon d’achat alimentaire journalier, une carte de transport, une carte de téléphone ainsi que la possibilité d’exercer leur métier à travers le journal en ligne de la MDJ, l’Œil de l’exilé.
Installée sur 3 niveaux dans une ancienne usine de 850 mètres carrés au 35 rue Cauchy Paris XVème, la maison dispose de 15 chambres dont 2 sont aménagées pour des personnes victimes de traumatismes physiques lourds. Elle offre également à ses résidents une bibliothèque-médiathèque, un atelier d’initiation aux logiciels de la presse et une salle informatique. De plus, elle propose des cours de langue pour les non francophones ainsi que des sorties culturelles.
L’envie de témoigner
Grâce au soutien des Nouvelles Messageries Parisiennes et de la Clemi (centre de liaison entre l’enseignement et les moyens d’information) à l’opération « Renvoyé Spécial », les journalistes livrent des témoignages bouleversants aux lycéens Parisiens.
Ainsi Maha Hassan, jeune journaliste kurde, est partie de Syrie, pour échapper aux menaces qui pesaient sur elle et sa famille. Parce que c’est une femme, parce qu’elle est de minorité Kurde mais surtout parce qu’elle est journaliste, Maha Hassan a été censurée et persécutée.
On trouve encore le poignant exemple de Massoud Hamid, jeune étudiant en journalisme, arrivé en France après avoir passé trois ans en prison. Arrêté et gravement torturé sous prétexte « d’appartenance à une organisation secrète », il avait en réalité simplement publié des photos d’une manifestation pacifique kurde sur un site allemand…
Un succès européen
Depuis l’ouverture de la MDJ en 2002, d’autres projets similaires ont vu le jour à Bristol, au Royaume-Uni, et à Berlin, en Allemagne. Une nouvelle maison des journalistes est également en cours d’aménagement près de Cadix, en Espagne.
C.A.
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c'est vrai je pense que les journalistes homme ou femme sont la plupart du temps en grand danger dans les pays en guerre
il est souvent difficile voir impossible d'exprimer ses opinions surtout dans des pays en guerre. il est important d'accueillir ces personnes qui ont un véritable rôle d'informateur de notre société actuelle
c'est vrai le moyen d'expression est trop souvent impossible surtout dans certains pays!
cette maison des journalistes est un vrai refuge pour les femmes qui sont menacées dans leurs pays pour exercer un métier très noble. C'est triste de voir comment la liberté de la presse est encore parfois bafouée.
Le journalisme reste un métier difficile, notamment dans certains pays!