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La rédaction
- Publié le 14 janvier 2009
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Serge Levaillant, le gars de la nuit
C'est comment, une radio, la nuit ?
C'est comment, une radio, la nuit ? Pour le savoir, rendez-vous à 00h30, devant l'entrée de France Inter, dans le XVIe arrondissement de Paris. Hall silencieux, un seul malheureux réceptionniste à l'accueil. Et Serge Levaillant, 49 ans – santiags, jean et veste de capitaine de la marine marchande – qui descend de sa moto, et fonce dans le bâtiment désert.
Il est la voix de France Inter, de 1 h à 5 h du matin*. Son émission, "Sous les étoiles exactement", est un des passages obligés de la nuit pour qui aime entendre des artistes libres de leur parole, de la musique live et de jolies tranches de vie “sans prétention littéraire” écrites et racontées par Serge himself.
Arrivés au 5e étage, nous déambulons dans les couloirs vides, on pense à Shining, et on tombe sur Moonlight, chanteuse haïtienne, lovée dans le canapé des invités, et déjà prête à s'endormir pour cause d'onctuosité traîtresse des coussins…
La nuit, ça use
1 h, "Sous les étoiles" commence. Les techniciens ont les yeux rougis de fatigue : le mythe de la traversée nocturne mise en ondes en prend un coup. Mais l'ambiance est fraternelle, c'est la nuit qui veut ça. Levaillant, fidèle au poste depuis dix ans, entre dans le sas. Sa fiancée, la chanteuse Christine Zufferey, est assise à ses côtés, comme presque toujours depuis le début de leur romance, il y a un an et quelque. Histoire de ne pas vivre en décalage horaire ? Dans la pénombre propice aux confidences, Serge confesse ses invités. Moonlight se met à parler du vaudou. En régie, on subodore que “ça y est, on va partir dans le barré”.
Gardien de phare
Pourquoi avoir choisi de travailler la nuit, Serge ? “Je n'avais pas le choix si je voulais entrer à France Inter… mais si je suis resté, c'est que ça correspondait à ma nature.” Levaillant, ex-capitaine au long cours et gardien de phare, brille seul dans la nuit. Autant fasciné par les artistes qu'il reçoit et admire depuis toujours, que par l'envie d'accompagner au micro tous les solitaires insomniaques du monde. “Vous savez, observe-t-il, quand on écoute la radio en pleine nuit, mis à part les routiers et les boulangers, c'est que quelque chose ne va pas.” Serge est “en mission”, et travaillerait même bénévolement, par “honnêteté intellectuelle pour ses auditeurs”. Et puis il y a tous ses fidèles, qui l'écoutent de par le vaste monde : à La Réunion, en Chine, en Inde… grâce au podcast et au décalage horaire.
Le clan Levaillant
Mais qui sont ces courageux artistes qui viennent à 3 h du mat ? Les amis, les fidèles, les potes…Comme Tcheky Kario, Bernie Bonvoisin, Francis Lai. Mais aussi les grands de la chanson francophone, comme Charles Aznavour, Charlebois, Michel Jonasz. Les jeunes talents aussi, qu'il dépiste au berceau. Il a été le premier à recevoir Dionysos, Camille. “Dans les mailles de mon filet, il n'y a que Raphaël qui soit passé au travers.” Chaque année, 600 invités de marque défilent chez Levaillant, et compte tenu de l'horaire, "Sous les étoiles" affiche le meilleur taux d'audience cumulée, toutes radios confondues. Bravo, maestro !

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J'ai visité Wit FM à Bordeaux, nous étions allés voir un ami qui était animateur. Le monde de la nuit m'a toujours fasciné, j'ai travaillé longtremps de nuit, par obligation pour élever mes enfants.
moi non je ne tiens pas beaucoup la nuit mais les lumière le monde la nuit n'est vraiment pas pareil !
Il est pas facile de vivre la nuit et de dormir le jours car le corps est complètement chamboule par le changement de rythme
C'est vrai que c'est un monde décalé , mais même depuis que je suis inactive , je vis toujours décalée.
je suis comme toi country33 je suis à la maison et me couche assez tard donc completement décalé