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Par   -  Publié le 8 mars 2011
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Quand l’ORSE et le Medef agissent sur les stéréotypes hommes/femmes

« Impliquer les hommes dans les politiques d’égalité dans les entreprises », tel était le thème de la journée de conférences et de débats organisée le 4 mars dernier par l’ORSE et le Medef. Sociologues, experts et chercheurs se sont ainsi succédé pour apporter leur contribution à l’épineuse question de l’égalité entre les sexes.

Des stéréotypes qui perdurent

Des stéréotypes qui perdurent

Le 4 mars dernier, à quelques jours du 100ème anniversaire de la Journée de la Femme, l’Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE) et le Medef organisaient une journée de conférences et de débats. Le thème : « Impliquer les hommes dans les politiques d’égalité dans les entreprises ».
Et dès la première table ronde, le ton était donné. Animée par Brigitte Grésy, rapporteure de la commission « image des femmes dans les médias », elle avait la mission ambitieuse d’« agir sur les stéréotypes femmes/ hommes, notamment dans les entreprises et les médias ». Sociologue, expert, chercheur et responsable de syndicat, entre autres, se sont ainsi succédé pour apporter leur pierre à l’édifice.
Car les stéréotypes perdurent. Aujourd’hui encore, « 55 % des individus pensent que les femmes ont une prédisposition naturelle à s’occuper des autres », annonce d’emblée Gitta Vanpborgh, responsable égalité femmes/hommes du syndicat belge FGTB. « Les stéréotypes existent partout dans le monde, en Belgique, en France et ailleurs, poursuit-elle. Ils sont basés sur des préjugés et les multiples études et statistiques réalisées pour changer les mentalités n’y font rien.»

Changer les mentalités

Changer les mentalités

Une persistance qui, inévitablement, entrave le combat pour l’égalité entre les hommes et les femmes. « On parle de cette question depuis une centaine d’années, pourtant l’inégalité entre les hommes et les femmes perdure, constate Saniye Gülser Corat, directrice pour la division de l’égalité des genres de l’Unesco. C’est aujourd’hui la seule discrimination autorisée et elle est complètement intégrée dans nos sociétés, nos entreprises, nos administrations, nos syndicats, etc. » Et d’ajouter : « la parité n’est respectée nulle part. De nos jours, les femmes sont présentes en nombre dans les entreprises, dans tous les secteurs d’activités. Mais, victimes du plafond de verre, peu d’entre elles parviennent à se hisser à des postes à responsabilité. »
Dans ce contexte, la représentation encore très traditionnelle du rôle du père et de la mère n’est pas sans conséquence. « Dans les sociétés européennes, l’obligation de travailler reste encore la norme pour les hommes, d’autant plus lorsqu’ils ont une famille à charge. Les femmes sont, quant à elles, plus facilement reléguées aux tâches domestiques ou d’éducation des enfants, regrette la sociologue Ghislaine Julémont. Pour qu’un changement s’opère, c’est donc en premier lieu sur ces représentions qu’il faut agir. »

La révolution est-elle en marche ?

La révolution est-elle en marche ?

Pour Christine Castelain-Meunier, sociologue au CNRS et auteur de l’ouvrage « Les métamorphoses du masculin », la situation a déjà évolué, bien qu’il reste encore du chemin à parcourir. « En 1988, lorsque j’ai commencé à travailler sur ce thème, le masculin était un sujet tabou. » Le fait de l’inclure dans l’équation pour l’accès à la parité représenterait déjà une petite révolution.
Gitta Vanpborgh a elle aussi noté quelques avancées. Ainsi, preuve que les hommes ne sont pas complètement allergiques au fait de s’investir dans la vie du foyer, « ils sont de plus en plus, en Belgique, à demander un congé parental, s’exposant au regard souvent critique de leur hiérarchie ». Pourtant, les employeurs semblent enclins à satisfaire ce souhait. Selon une étude du délégué général de l’ORSE, François Fatoux et de l’économiste Rachel Silvera, les entreprises inciteraient d’ailleurs leurs employés à recourir au congé de paternité. 63 % des accords d’entreprise signés en 2010 prévoient en effet un maintien des salaires pendant toute la durée de cet éventuel congé. Elles n’étaient que 20 % à proposer cette mesure en 2002-2004.
Une hausse non négligeable alors que la présidente du Medef, Laurence Parisot, a évoqué en ouverture de cette table ronde, l’idée d’un « congé de paternité obligatoire » afin de « rétablir un regard plus égalitaire sur les jeunes parents ».

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1 commentaire

jujuleretour - 25/01/12 00:17
il ne faut pas courrir apres l egalite , il faut faire avec passion ce que l on aime , les hommes ne sont pas plus fort que les femmes ,, il ont juste de l anciennete , il ne faut pas oublier qu au debut du siecle dernier , meme a la moitie du siecle , les femmes ne travaillaient pas , celles qui travaillait faisaient de grande ,choses ,,, Marie Currie , Alexandra David-Néel, la grande exploratrice ,Hypatie d’Alexandrie, la première matheuse, Rosa Parks, une femme battante ,Marguerite Yourcenar, une femme libre, Evita Perón, Première Dame d’Argentine ,,, et combien d autre ,, combien d hommes arrivent a leur chevilles ,, ils prefereraient ramper a leurs pieds ,, il faut de tout pour faire un monde ,, des hommes des femmes , mais des personnes passionnees ,,,

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