Par
Marine Deffrennes
- Publié le 9 juillet 2011
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Violences faites aux femmes : et si on appliquait la loi du 9 juillet ?
Terrafemina : Il y a un an, la loi relative aux violences faites aux femmes était promulguée, créant notamment l’ordonnance de protection des victimes, qui permet d’évincer les auteurs de violences du domicile conjugal. Quel bilan peut-on en tirer ?
Suzy Rojtman : Le bilan est pour le moins contrasté du point de vue de l’application de cette loi. En Seine-Saint-Denis, qui est un département pilote puisqu’il possède un Observatoire des violences faites aux femmes très actif, 80 ordonnances de protection ont été délivrées depuis le décret d’application de la loi le 1er octobre 2010. Dans le Val-de-Marne, il n’y en a eu que 4. Or, cette ordonnance améliore considérablement la situation des victimes, puisqu’elles sont à l’abri de l’auteur des violences qui n’a plus le droit de s’approcher d’elles.
TF : Le comité de vigilance et de suivi de la loi du 9 juillet 2010 pointe aussi du doigt le sort des femmes sans-papiers victimes de violences. Quel sort leur est réservé ?
S. R. : Selon les termes de la loi de 2010, lorsqu’elles bénéficient d’une ordonnance de protection, les femmes sans-papiers doivent automatiquement avoir droit à un titre de séjour provisoire, mais certaines préfectures leur demandent davantage de documents qu’elles ne peuvent fournir.
TF : Qu’est-ce qui bloque selon vous dans la mise en œuvre de cette loi ?
S. R. : Je pense que c’est tout simplement le manque de volonté politique. Les personnels de justice n’ont pas été formés, ils sont en sous-effectif, et le grand public n’a pas été informé après cette loi. En outre les moyens financiers sont insuffisants pour soutenir les associations d’aide aux femmes victimes de violences. Elles sont en grande difficulté et doivent se battre en permanence pour trouver des fonds. En témoigne la fermeture récente du foyer pour femmes Yves Garel dans le 11ème arrondissement de Paris, à cause des restrictions budgétaires qui pèsent sur le Samu Social. Ce centre d’hébergement d’urgence réservait 38 places sur 95 pour les femmes en difficulté.
TF : Le comité de vigilance appelle au rassemblement aujourd’hui à 11 heures devant le ministère de la Justice, qu’attendez-vous de cette manifestation ?
S. R. : Nous avons déjà fait une demande de rendez-vous au ministère. Notre comité, composé des associations féministes et spécialisées dans les violences faites aux femmes, de parlementaires, d’avocats et de magistrats, s’est créé au lendemain de la promulgation de la loi, parce que nous redoutions une application partielle de ce texte. Aujourd’hui nous demandons à ce que tout soit mis en œuvre pour qu’il se traduise concrètement et partout.
Le site du Collectif Droits des Femmes
Crédit photo : Photodisc
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Il faudrait en faire un enjeu visible des prochaines élections .
Applicaons!!!
C'est très bien sur le papier tout ça , mais certaines personnes n'ont pas du tout lire, j'ai une amie qui viens d'en faire les frais...
On nous promet toujours de belles choses, cela paraissait vraiment bien par écrit mais on constate dans la réalité que c'est tout autre chose.
Ca ne changera jamais , depuis que tout est fait pour protéger les femmes , rien ne bouge vraiment .
c'est dommage, l'idée était bonne mais visiblement l'application est un peu chaotique
Puisque la loi existe , je ne vois pas pourquoi on ne se forcerait pas à s'y pencher davantage, pour une application stricte, ça éviterait bien des drames. Mais seulement 41% des femmes battues portent plaintes. Maintenant elles ont pourtant le 3919 en appel gratuit et anonyme, pour avoir de l'aide ou la police avec le 112 .
C'est la peur de ne pas être cru qui bloque la plupart des femmes battues, mais maintenant avec la nouvelle campagne publicitaire mise en place, les mentalités vont changer, et ces femmes victimes de violences vont pouvoir mieux s'exprimer sur ce qu'elles subissent!
non c'est aussi le fait de devoir raconter plusieurs fois ce qu'elles ont subis c'est pas evidant du tout
c'est pas facile, peut de femmes portent plaintes, donc pour les aider il faut que cela vienne d'elles. Courage à vous les femmes battut.