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La rédaction
- Publié le 13 juillet 2011
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80 % des victimes de violences dans leur foyer n'osent pas en parler
Selon une étude de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, 663 000 femmes et 280 000 hommes ont été victimes de violences physiques ou sexuelles au sein de leur ménage en deux ans. L’étude publiée le mardi 12 juillet réunit les résultats de trois autres enquêtes intitulées « Cadre de vie et sécurité », menées de 2008 à 2010, auprès d’un échantillon de 40 000 personnes âgées de 18 à 75 ans. Hommes et femmes confondus, seules 18,7 % des victimes ont vu un médecin. Quant aux femmes ayant subi des violences sexuelles, elles sont seulement 11% à avoir consulté.
Bien que l'enquête distingue trois types d'auteurs de violences (le conjoint, les membres de la famille et les personnes du ménage hors famille), près de la moitié des femmes (44,6 %) désignent leur conjoint comme l'agresseur.
Plus inquiétant encore, 80 % des victimes n’osent pas briser le silence en se déplaçant au commissariat ou à la gendarmerie et le nombre de personnes portant plainte est encore plus faible. Selon le rapport, seulement la moitié des victimes qui se sont déplacées le font. Les victimes expliquent qu’elles préfèrent se taire, parce qu’elles veulent « trouver une autre solution », parce que « cela n'aurait servi à rien » ou plus fréquemment, parce que « ce n'était pas grave ». Environ un quart des femmes ne se sont pas déplacées par crainte des représailles et la moitié par honte de ce qu’elles avaient subi.
(Source : AFP)
Crédit photo : Photodisc
Charlotte Charbonnier
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Je comprends les personnes qui n'osent pas porter plainte contre leur conjoint car souvent il peut y avoir des représailles et la personne n'a pas forcément un endroit où aller se réfugier.
Certaines personnes sonbt tellement rabaissées qu'elles ne savent même plus qui elles sont et n'ont plus le pouvoir ni la volonté de réagir.
honte, peur de denoncer un proche, il y a beaucoup de raison qui font que les victimes ne parlent pas
Ce n'est pas très facile de dénoncer ce genre de choses car on culpabilise tellement qu'on devient conditionnées et on arrive à trouver normal ce qui nous arrive.
Il y a un truc d'oublier là.... la violence verbale... qui n'est pas physique.. et tout aussi destructeur.
c'est vrai tu as raison Angelabeille. on se dit que non ce n'est pas grave mais pourtant ce n'est jamais sans conséquence
la violence verbale est tout aussi destructrice que la violence physique seulement elle ne laisse pas de marque a ceux qui subissent ces violence
C'est toujours pareil et pourtant les femmes maintenant peuvent exp^liquer dans les commissariats , elles sont dirigés vers des spécialistes souvent.
Ces chiffre font peur, c'est horrible de savoir cela. Et si, la violence verbale laisse aussi des marques! Moins apparentes certes mais tout autant douloureuse, pas de la même façon mais cela laisse quand même des traces!
c'est franchement pas étonnant malheureusement.
ce n'est pas étonnant, la plupart des victimes ont honte et pensent qu'elles sont responsables de ce qu'il leur arrive...