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La rédaction
- Publié le 7 juin 2010
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Les femmes ne s’en foot pas !
Le foot féminin souffle ses 40 bougies … seulement !
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Il y a 40 ans, la Fédération Française de Football (FFF) commençait à s’intéresser au foot féminin. Une reconnaissance tardive, un peu plus d’un siècle après les hommes. Nous avons rencontré Jean-Pierre Escalettes, président de la FFF, lors de la journée organisée pour fêter les 40 ans du football féminin, au stade Robert Bobin d’Evry-Bondoufle (Essonne).
Terrafemina : Pourquoi la Fédération Française de football a-t-elle mis autant de temps à reconnaître le foot féminin ?
Jean-Pierre Escalettes : Le football féminin a eu du mal à être reconnu dans la mesure où il n’y avait que très peu de licenciées féminines. Donc il a fallu attendre qu’il y ait un nombre suffisant pour le reconnaître et faire en sorte qu’il y ait une équipe nationale. C’est vrai que ça a été difficile car ce n’était pas du goût de l’opinion publique de voir des jeunes femmes jouer au foot. On disait qu’elles pouvaient faire de l’athlétisme ou d’autres sports qui étaient plus appropriés.
Aujourd’hui, ça fait 40 ans que les femmes peuvent, officiellement, jouer au ballon. Il faut avouer que ça a beaucoup évolué mais il y a encore du chemin à faire.
TF : Que fait la FFF pour aider au développement du foot féminin ?
J-P Escalettes : La FFF a une équipe nationale féminine de qualité. Nous serons une grande nation de football féminin le jour où nous aurons 3 fois plus de licenciées féminines. Parce qu’il faut bien comprendre que l’avenir du foot féminin repose sur un développement de masse. C’est pour cela que nous souhaitons mettre en place un programme scolaire en partenariat avec l’UNSS – Union Nationale du Sport Scolaire – et l’UFOLEP – Union Française des Œuvres Laïques d’Education Physique – pour promouvoir le foot féminin.
Aujourd’hui, la FFF compte près de 60 000 licenciées. Avec nos différentes opérations, nous espérons en compter entre 150 et 200 000 d’ici un ou deux ans. C’est une lutte quotidienne. Cela demande beaucoup de patience et de militantisme parce que les femmes qui ont porté à bout de bras le foot féminin depuis les années 70, sont des femmes qui y croyaient, qui y croient encore et, c’est grâce à elles qu’on en est là.
TF : Les joueuses de foot professionnelles ont-elles le même salaire que les hommes ?
J-P Escalettes : La plupart des joueuses françaises sont des amatrices. Il n’y a pas beaucoup de femmes qui sont professionnelles, dans le foot français, en tout cas. Et de toute façon on ne peut pas comparer leur salaire avec celui des grandes stars du foot masculin. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils sont médiatisés. La médiatisation amène des recettes télévisées, des recettes de sponsoring, ce que n’ont pas les féminines puisque nous savons qu’un des problèmes du foot féminin, c’est que les médias ne s’y intéressent pas.
TF : Adriana Karembeu est l’ambassadrice du football féminin. Pourquoi l’avoir choisie ?
J-P Escalettes : Tout d’abord parce que c’est l’épouse d’un grand footballeur, champion du monde, Christian Karembeu. Et puis, c’est une fille remarquable, dotée d’une grande simplicité ainsi que d’une grande authenticité. Elle s’est associée de façon spontanée et bénévole au foot féminin pour montrer que c’est quelque chose qui a sa place dans notre société.
Les femmes chaussent les crampons !
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Enfiler un maillot de foot et chausser des crampons ! Un rêve pour certaines, un cauchemar pour d’autres. Se rouler dans l’herbe, se battre pour un ballon, sauter de joie pour avoir marqué un but, les aprioris défilent mais que savons nous de ces filles qui jouent avec un ballon rond ?
« En général, les gens qui ne nous connaissent pas nous regardent comme si nous étions des hommes. Mais c’est faux, nous sommes aussi féminines que les autres filles », lance Laure Boulleau, défenseuse au Paris-Saint-Germain (PSG), interrogée quelques minutes après le match (PSG 5 - Montpellier 0) de la finale du Challenge de France, sur la pelouse d’Evry-Bondoufle.
Et, à y regarder de plus près, le visage de la jeune femme de 23 ans est maquillé avec beaucoup de goût. Du fard vert joliment déposé sur ses paupières, du blush qui colore légèrement ses joues et du gloss qui fait briller ses lèvres. Une allure plutôt surprenante après une course de 90 minutes derrière un ballon: « En fait, ça va avec l’âge. Vers 19-20 ans, on veut plaire. En plus, j’ai un copain et j’ai envie de le séduire. Donc je me maquille. C’est quelque chose que je suis obligé de faire parce que j’aime être féminine tout en jouant au football. Je ne supporte pas les filles qui se comportent en homme parce qu’elles jouent au foot. »
D’un autre côté, Bérangère Sapowicz, gardienne du PSG, tente de rester féminine mais ce n’est pas facile : « Personnellement, je ne peux pas porter un maillot cintré car je dois rester libre de mes mouvements ». Cela n’empêche pas la footballeuse d’avoir un petit ami qui la soutient : « Bien sûr, il a commencé avec des aprioris mais il s’est laissé séduire par le jeu féminin et les joueuses qui le pratiquent. Il a été surpris par la qualité de jeu et par le physique des filles qui ne ressemblent pas forcément à des garçons. »

Pour celles et ceux qui ne comprennent toujours pas pourquoi ces jeunes femmes jouent au football, la réponse est simple : « Et pourquoi pas ? Le football est un sport collectif. Il n’est pas plus violent que le handball. » rétorque Laure. « J’y joue depuis que je suis toute petite, pour moi ça me semble normal de jouer avec un ballon», ajoute Bérangère.
Finalement, ces jeunes femmes ont tout pour elles, le physique, le caractère. Il ne leur manque qu’une seule chose, la reconnaissance. Mais, petit à petit, « les mentalités sont en train de changer au vu de la qualité des prestations des équipes de D1 et de l’équipe de France. Et, je pense qu’il faut encore des résultats pour être plus crédible », explique Laure.
Les femmes campent dans les tribunes
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Claire, 27 ans et Lysiane, 30 ans sont deux amies fans de football et surtout de l’Olympique de Marseille (OM). Toutes petites, les deux femmes ont découvert leur passion pour le ballon rond aux côtés de leur père. Lysiane a même sauté le pas et chaussé les crampons pour jouer dans l’équipe féminine de Barbentane (Bouches-du-Rhône) puis de Cavaillon (Vaucluse) : « J’ai arrêté cette année à cause d’une blessure à la jambe. » Privée de foot mais pas de stade. Depuis plus 10 ans, cette jeune maman à la recherche d’un emploi, encourage son équipe dans les tribunes du Vélodrome. Claire, agent administratif, accompagne son amie depuis deux ans. Et lorsqu’on lui demande pourquoi elle préfère aller au stade plutôt que de rester chez elle, devant sa télévision, pour voir un match, la réponse est rapide : « C’est pour l’ambiance. Marseille est bien connue pour sa folie en ce qui concerne le football. Les soirs de match au Vélodrome, il n’y a plus de différences sociales ou religieuses entre les supporters. Nous sommes tous là pour la même chose, soutenir notre équipe. »
Et avant un match, les deux filles se lancent dans le jeu des pronostics : « En général, dans la voiture, on parle de l’équipe. On se demande comment ils vont, s’ils vont gagner etc… », lance Lysiane. « Et après le match, on écoute la radio pour connaître les premiers avis sur le match. Nous y allons aussi de nos propres analyses footballistiques », avoue Claire.
Habillées d’une veste de jogging aux couleurs de l’OM, les deux amies n’ont pas peur de passer pour des garçons manqués : « De toute façon, il faut l’être dans ce milieu. On ne peut pas arriver au stade avec de petits talons. Il ne faut pas hésiter à se mettre en jogging, baskets », confie Claire. « Dans les tribunes, nous sommes de vrais garçons, on chante, on crie. On est déjà sortie du Vélodrome après un match en n’ayant plus de voix », ajoute Lysiane, hilare.
Les deux supportrices du club marseillais font tout comme les hommes mais, ce sont bel et bien des femmes. Des femmes dans un milieu où la violence prend, malheureusement, souvent le dessus sur l’esprit sportif. Mais ce climat tendu ne les effraie pas : « Nous partons souvent toutes les deux voir des matchs, nous n’avons jamais eu de problèmes. Et, depuis quelques temps, les supporters marseillais sont devenus exemplaires, il y a moins de violence dans le stade », affirme la jeune femme de 27 ans. « Et puis, il y a de plus en plus de femmes et d’enfants dans les tribunes, ça joue aussi », ajoute la jeune maman.
Bien que fanatiques, les deux femmes sont d’accord pour reconnaître que cette passion a un prix. Un abonnement à l’année coûte minimum 140 euros et ne concerne que les matchs à domicile. Un prix à payer quand on est passionné(e) !
Stéphanie Marin
Aller Plus Loin :
"Allez les filles", au musée nationale du sport

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magnifique article à découvrir et oui des femmes qui font du foot ca existe bien que ca ne soit pas fréquent ne les oublions pas elles sont autant de mérite que les hommes
ben moi le foot je m'en fiche complétement!
je n'apprecie pas le foot, pas en temps que sport mais c'est surtout l'image véhiculé par le biais du foot
moi je suis un peu obligée de suivre le foot car mon chéri adore et donc je m'y mets aussi.
je n'appréciais pas le foot plus jeune, en fait le sport en général. j'ai appris a l'apprécier et a me passionner lors de la coupe du monde 1994. J'ai regardé la ceremonie d'ouverture puis la suite. Et j'ai aimé. Depuis foot et les grands évènements comme les JO
je connais de plus en plus de petites filles qui font du foot ou qui suivent les matches par gout. Si c'est leur plaisir, tant mieux pour elles :)
Et bien, pour le titre, c'est un jolie jeux de mot, j'adore ! En tout cas, moi aussi j'aime beaucoup regardée le foot à la télévision, voilà tout !
Les femmes deviennent accroc au foot , mais je pens eaussi que le rugby se féminisent en supporters de plus en plus.
je suis completement accroc au rugby car c'est un beau sport , par contre le foot, je ne supporte pas
et bien si! conformément aux idées (pas si reçues que ça), je m'en foot bel et bien . lol . . . . . . .. . . . . .. . . . . . . . .. . . . .