Par
Marika Mathieu
- Publié le 13 mars 2009
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Colloque "Décolonisons les imaginaires"
Pourquoi ce colloque ?
Pourquoi un colloque contre les discriminations raciales ?
« Avec Yamina Benguigui, nous avons rêvé cette journée et nous avons mis en concours nos énergies pour qu’elle s’accomplisse. Pour elle, comme pour moi, il est essentiel de parler de ce dont on ne parle pas ou mal.
Il est nécessaire de pointer non pas un doigt accusateur, mais les regards vers les zones grises, impalpables de nos sociétés, dans ce qu’elles ont de contraint, de rigide et de douloureux. Les représentations raciales conduisent aux discriminations, aux non-dits, aux préjugés ; il est de notre devoir d’en parler, d’essayer de tracer les contours, de tenter d’analyser les causes pour que bougent les mentalités, les imaginaires. »
le rôle de Terrafemina ?
Pourquoi Terrafemina s’est associée à cette initiative ?
« Il est du devoir de Terrafemina d’associer son nom et de consacrer son énergie à des causes et à des actions qui ajoutent des dimensions à nos vies, qui deviennent des espaces de réflexion individuelle et collective. Terrafemina est un outil aux services des femmes qui veulent élargir leur horizon et être actrices du monde dans lequel elles vivent. La bienveillance, la solidarité, l’utilité sont nos valeurs et nous en sommes fières. »
Votre expérience est-elle utile ?
Que vous apporte votre expérience professionnelle ?
« Je viens de l’entreprise où justement beaucoup s’emploient à faire évoluer les situations de discriminations, entre hommes et femmes, du fait de l’âge, du fait des origines. La diversité, les diversités doivent y devenir plus qu’un mot, une prise de conscience de la richesse née des différences. Les entreprises où il y a de la mixité et de la diversité deviennent chaque jour davantage de vraies valeurs ajoutées. »
Qu’attendez-vous du futur ?
Qu’attendez-vous du futur ?
« Pour tout cela, le temps et la ténacité sont des points clés : changer les mentalités, décloisonner les imaginaires requièrent des engagements, qui s’inscrivent dans la durée et ne tolèrent pas de discontinuité. Dans cette perspective toute mesure, toute action de chacun, à son niveau et dans son univers quotidien est bonne. Et puisque l’on parle de transmission, n’oublions pas de transmettre à nos enfants ces valeurs d’ouverture d’esprit, de tolérance, de curiosité et d’intérêt à l’autre. »
Les oeuvres (ci-contre) du jeune artiste Florent Moutti présentant les visages du Paris multiculturel ont été exposées dans les salons de l'Hôtel de Ville.

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