Par
Marine Deffrennes
- Publié le 6 juillet 2010
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Viva Espana ! L’avortement libre est né.
L'avortement autorisé en Espagne
© Hemera
Ce lundi restera dans l’histoire de la cause des femmes espagnoles : le 5 juillet, la loi libéralisant l’avortement en Espagne est entrée en vigueur. Adopté en février dernier, le texte porté par la ministre socialiste à l’égalité Bibiana Aido, autorise l’IVG jusqu’à la 14e semaine de grossesse sans justification (En France le délai est de 12 semaines).
La loi en vigueur depuis 1985 ne reconnaissait pas le principe de l’avortement libre. Il n’était toléré qu’en cas de viol – jusqu’à 12 semaines-, de malformation du fœtus -22 semaines-, ou de danger pour la santé « physique ou psychique de la mère », sans limitation de temps. Des conditions qui ont conduit de nombreuses jeunes filles à se faire diagnostiquer une fragilité psychologique fictive et à se faire avorter parfois à plus de six mois.
Pourtant dans le pays de la Movida le texte est loin de faire l’unanimité. Le parti de la droite conservatrice et l’Eglise Catholique s’y opposent farouchement. Début juin le Parti Populaire a déposé un recours auprès du Tribunal constitutionnel espagnol : cette loi serait contraire au principe du « droit à la vie pour tous » inscrit dans la Constitution. Avant de se prononcer sur le fond, la haute cour ne devrait pas suspendre l’application de la loi, contrairement à la demande faite par le Parti Populaire. En attendant, les signes de mauvaise volonté viennent écorner la victoire du gouvernement et des militants pour l’avortement. Certaines régions réfractaires à la nouvelle loi brandissent l’argument d’inconstitutionnalité : en Navarre et en Murcie les autorités refusent d’appliquer le nouveau texte, en Galice les femmes auront beaucoup de mal à se documenter sur le sujet…
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avec cette loi l'espagne vient de franchir un pas très important dans le domaine des droits de l'homme , parceque un enfant non désiré ne va engendrer dans le futur que des problèmes psychique surtout... et aucune femme n'aura recours à se débarraser de son propre "bébé" s'il ne le fallait pas si elle n'est pas obligé . Il faut faire confiance aux femmes et les laisser décider à propos de leur avenir et celui de leurs bébé.et non les empecher par des texte irréaliste sous pretexte de droit à la vie.
avec cette loi l'espagne vient de franchir un pas très important dans le domaine des droits de l'homme , parceque un enfant non désiré ne va engendrer dans le futur que des problèmes psychique surtout... et aucune femme n'aura recours à se débarraser de son propre "bébé" s'il ne le fallait pas si elle n'est pas obligé . Il faut faire confiance aux femmes et les laisser décider à propos de leur avenir et celui de leurs bébé.et non les empecher par des texte irréaliste sous pretexte de droit à la vie.
C'est vraiment honteux de voir un pays européen aussi en retard pour accepter l'avortement. Le corps de chaque femme lui appartient et elle en fait ce qu'elle veut.
c'est une bonne nouvelle et puis mieux vaut tard que jamais
@ mya941 Une femme n'a pas le droit de faire du corps de l'enfant ce qu'elle veut. Il devrait en être de même pour le bébé à naître. D'autant plus qu'il ne s'agit pas du corps de la femme, puisque même s'il est dépendant de sa mère pour son alimentation, les cellules de l'embryon, ses organes se mettent en place et se développent indépendamment de la mère.
Pourtant, les espagnols avaient été entre 1 et 1,5 millions à manifester à Madrid contre ces nouvelles lois. Les pro-avortements ne font pas le poids en terme de manifestants. Pourtant le loi a été voté. Vive la pseudo-démocratie!
Un foetus n'est pas un enfant , c'est un ovule fécondé non viable. Notre corps nous appartient , homme ou femme , nous décidons de l'usage que nous en faisons . Le droit à l'avortement est une liberté infrangible pour les femmes , il ne peut être remis en question dans une démocratie égalitaire .
Les députés ont vôté majoritairement pour cette loi , elle est donc un effet de la démocratie ,les élus représentant le peuple . Il est évident que les intégristes excités et minoritaires,opposés à la liberté de choix des femmes , se mobilisent beaucoup plus pour manifester que la majorité silencieuse favorable à la démocratie. Le nombre de manifestants , dans les rangs desquels on trouve aussi beaucoup de non espagnol, n'implique en rien une quelconque minime majorité.
L'avortement libre à 14 semaines, oui mais à six mois ou plus...