Le « Mur des cons » du Syndicat de la magistrature est-il choquant ou drôle ?

Le « Mur des cons » du Syndicat de la magistrature est-il choquant ou drôle ?
Ce mercredi 24 avril, un scandale a éclaté au Syndicat de la magistrature avec la diffusion d’une vidéo montrant des personnalités politiques épinglées sur un « mur des cons ». Nadine Morano, Christine Boutin, Manuel Valls ou encore Nicolas Sarkozy, ils sont nombreux à figurer sur ce mur. « Il y a des choses qui ne se font pas » a déclaré Claude Bartelone. Le « mur des cons » est-il drôle ou choquant ?

Polémique autour du Syndicat de la magistrature ce mercredi 24 avril, Atlantico a mis en ligne une vidéo tournée dans leurs locaux où l’on peut voir un mur de photos avec des légendes peu sympathiques. « Avant d’ajouter un con, vérifiez qu’il n’y est pas déjà » peut-on lire sur ce mur qui affiche majoritairement des personnalités politiques de droite. Des messages personnalisés sont également présents sous les photos, on peut ainsi lire « l’homme de Vichy » sous celle de Brice Hortefeux.


Ce « mur des cons » n’amuse ni ceux qui y sont épinglés (Nadine Morano, Luc Ferry, Patrick Devedjian, Nicolas Sarkozy…) , ni le gouvernement qui se retrouve dans une posture délicate puisque ce syndicat est historiquement placé à gauche. Christiane Taubira a ainsi déclaré que « les personnes qui se trouvent sur ce panneau sont fondées à déposer plainte ». Une déclaration qui n’apaise pas le camp adverse qui remet en cause la partialité de la justice.


« Ce pilori judiciaire pourrait faire sourire s’il n’était pas organisé par des magistrats ayant prêté serment, qui mettent en examen, jugent et condamnent », a déclaré le secrétaire national de l’UMP, Bruno Beschizza.


Alors que les personnalités scotchées sur le « mur des cons » s’émeuvent de cette découverte sur Twitter, le Syndicat de la magistrature a fait savoir que ce mur n’était qu’un « exutoire inoffensif » qui ne remettait pas en cause l’impartialité de la justice.


Que pensez-vous de ce « mur des cons »? Blague potache ou affaire d’état?