Patrick Balkany : clashs et autres dérapages, le best of

Patrick Balkany : clashs et autres dérapages, le best of
Patrick Balkany : clashs et autres dérapages, le best of
Dans cette photo : Nicolas Sarkozy
Ce 4 février 2013, le maire de Levallois-Perret fait le buzz, comme dit l’expression consacrée. La raison d’un tel engouement médiatique ? Sa sortie très physique contre des journalistes de BFM TV et une égayante histoire de caméra confisquée. L’homme, il est vrai, cultive sans relâche sa réputation sulfureuse. Morceaux choisis.
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Si Patrick Balkany est un habitué des sorties viriles, anecdotes plus ou moins graveleuses et autres clashs médiatique et ce, sans que cela lui porte préjudice dans les urnes, il semble bien que cette fois, le maire de Levallois-Perret ait légèrement pété les plombs. La scène surréaliste s’est déroulée dimanche 26 janvier dans sa permanence de campagne. Une équipe de BFM TV, présente sur place, interroge ainsi l’édile sur ses récents déboires judiciaires, où il est question de présumés comptes à l’étranger et de détournement de fonds publics.


Quand Patrick Balkany monte soudain dans les tours

La réaction forcément outrée des époux Balkany ne se fait pas attendre. « Je ne sais même pas de quoi vous parlez. Nous, nous sommes concentrés sur la campagne à Levallois », élude agacée Isabelle Balkany. « Ça fait trente ans que j'ai la même maison ! Vous tombez de l'armoire ? », fustige dans un ton nettement moins policé son mari. Jusque-là, rien que du classique. Puis, la machine s’emballe imperceptiblement sous le regard effaré des conseillers du maire et de son épouse. « Alors Monsieur, j'ai fini de vous parler, maintenant vous pouvez sortir et quitter ma permanence. Cassez-vous ! » enchaîne-t-il peu amène, avant de joindre les actes à la parole et de se mettre en tête de… confisquer la caméra. Le reste est en tout point savoureux et se déroule dans une petite pièce attenante (une sorte de remise où l’on distingue un mystérieux carton sur lequel est écrit « Sarkozy », Ndr). Jugez plutôt…



Pour la petite histoire, Patrick Balkany n’enlèvera jamais la fameuse bande et ladite caméra sera finalement rendue, accompagnée de plates excuses, par sa femme. Au-delà de cette anecdote somme toute truculente, l’élu du 92 – dont la probité a sérieusement été écornée lors de la sortie du livre « French Corruption » des journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme – fait montre d’une fébrilité que l’on ne lui connaissait pas. En pleine campagne pour un cinquième mandat, ce dernier est de plus en plus acculé par ses ennuis judiciaires. Lancée contre X pour « détournement de fonds publics », la récente information judiciaire du Parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) le vise implicitement. Des perquisitions ont d’ailleurs été menées à la mairie - dans un climat, d’ailleurs, pas toujours serein – et les révélations dans la presse se multiplient.

La tension autour des époux Balkany n’est donc pas prêt de retomber et eu égard à leur franc-parler, leurs conseillers en communication ont du souci à se faire. En attendant, et dans un plaisir un peu coupable, retour sur quelques faits d’armes du trublion, animal politique aussi hâbleur que roublard.

Des SDF qui le veulent bien à « Je vous emmerde », en passant par Brigitte Bardot

Le « Je vous emmerde » chez Jean-Jacques Bourdin (2013)

D’un côté, Patrick Balkany invité à réagir sur la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bettencourt, de l’autre, Me Antoine Gillot, l'avocat de l'ex-majadorme de la milliardaire. Une foire d’empoigne qui finit par cette phrase cinglante. Réaction indigné du journaliste et un « pas moi » qui fuse d’emblée chez l’ami proche de l'ancien chef de l'État. Osé…




« Nous n'avons pas de misère en France. Il n'y a pas ce que vous appelez les pauvres » (2005)

D’ordinaire matois, l’homme se fait, ici, piéger dans les grandes largeurs. Croyant accorder une interview à la télévision américaine, Patrick Balkany répond, en réalité, aux questions des "Yes Men", altermondialistes spécialisés dans le détournement. Le reste est du grand art, une succession de punchlines censées décrire avec justesse la situation économique et sociale de notre pays. Et où l’on apprend ainsi qu’ «il n'y a pas de misère en France » et que les pauvres « vivent très bien », qu’être SDF est un choix, celui de « vivre en marge de la société ». Venant d’un responsable politique de premier plan, qui plus est issu d’une famille aisée, les propos sont pour le moins savoureux.





« Un jour, tu finiras dans mon lit » (2011)

Pour la peine, l’histoire, si elle s’avère exacte, prête beaucoup moins à sourire. L’édile est, ici, accusé de harcèlement sexuel par la championne olympique de judo, Marie-Claire Restoux. L’ancienne sportive, engagée en politique aux côté de Patrick Balkany, jette soudain l’éponge et ne se prive pas d’expliquer pourquoi. Édifiant.





« Si vous ne voulez pas être honnête, il faut faire autre chose que de la politique » (2013) - à 2’43

Ces deux-là ne sont évidemment pas amis… Echanges d’amabilités entre Nicolas Bedos et Patrick Balkany, ce samedi 7 septembre 2013, dans « Salut les terriens », l’émission de Thierry Ardisson. L’élu UMP se qualifiant de l’homme le plus honnête en politique, l’humoriste goûte visiblement peu à cette blague.




« Vous avez bien couché avec Brigitte Bardot ? » (2010) - à 1’24

Une autre femme le porte peu dans son coeur, c’est Brigitte Bardot. En 2010, dans un communiqué, la star de Saint-Tropez menace même Patrick Balkany de poursuites en justice. L’objet d’une telle sommation ? Le fait que ce dernier se vante d’avoir eu une aventure, que l’on devine torride, avec l’ex-sex symbol à la fin des années 1960. Le tout décrit dans son livre « Une autre vérité, la mienne » et répété à l’envi sur tous les plateaux télé. BB nie mordicus. Patrick confirme avec aplomb. Isabelle, elle…



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