La France doit-elle légaliser l'euthanasie ?
Pour : Philippe Lohéac, délégué général de l’ADMD (Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité)
« La loi Leonetti est hypocrite »
« L’Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité milite depuis 32 ans pour offrir à chaque Français la possibilité de placer sa volonté en matière de fin de vie au cœur des décisions médicales. Nous nous battons pour que les patients puissent choisir entre l’aide médicalisée et active à mourir, le suicide assisté - déjà en vigueur en Suisse -, ou de véritables soins palliatifs, tels que ceux proposés dans les pays du Benelux. J’insiste sur le fait que nous parlons bien ici de personnes âgées et en fin de vie, atteinte d’une maladie incurable. Par ailleurs, nous pensons également que les personnes souhaitant aller au bout de leur maladie devraient pouvoir le faire sans qu’un médecin provoque leur mort sans en avoir reçu l’autorisation. Quelle que soit la volonté du patient, celle-ci doit en effet être respectée. Or, chaque année, 25 000 malades décèdent en France, dans les hôpitaux, des suites d’une décision du corps médical prise en réanimation.
Les personnes opposées à l’euthanasie estiment que la loi Leonetti sur la fin de vie a déjà réglé ce problème, les pouvoirs publics affirment, quant à eux, qu’elle permet de résoudre 97 % des cas de fin de vie. Mais c’est faux ! Pour preuve, le rapport de l’Observatoire national de la fin de vie publié mi-février constate qu’on ne sait rien sur la fin de vie ; une conclusion qui conforte l’ADMD dans ses positions.
Outre le fait qu’elle interdise l’acharnement thérapeutique – ce qui constitue son unique point positif -, la loi Leonetti est mal conçue, imparfaite et hypocrite. Elle donne tous les pouvoirs aux médecins, pour la simple et bonne raison que c’est une loi élaborée par le corps médical pour le corps médical. Elle comporte tout un arsenal d’articles permettant à ces derniers, tout en se sachant protégés, d’agir sans prendre en compte la volonté du patient. C’est ainsi qu’elle ouvre la voie à des dérives telle que l’affaire Bonnemaison qui a éclaté l’été dernier.
Avec la campagne présidentielle qui bat son plein, nous souhaitons imposer la question de la légalisation de l’euthanasie au cœur du débat et attirer l’attention de l’opinion. C’était ainsi le but recherché avec la campagne choc mettant en scène des politiques opposés à l’euthanasie dans un lit d’hôpital. Les mêmes affiches, en novembre 2011, avec des inconnus étaient, elles, passées complètement inaperçues. Nous avons voulu interpeller ces personnalités, aujourd’hui considérées comme des décideurs, sur le fait qu’elles pourraient un jour se retrouver dans une position où elles ne seraient plus libres de leurs choix. François Bayrou a réagi en affirmant que cette campagne ne le choquait pas, qu’il n’avait pas peur de sa propre mort mais plutôt de la douleur qu’elle infligerait à ses proches. Quoi qu’il en soit, le débat est maintenant lancé. »
Contre : Tugdual Derville, délégué général d’Alliance Vita – (ex. Alliance pour les droits de la vie)
« Pour l’euthanasie, comme pour la peine de mort, la porte doit être ouverte ou fermée »
« Nous sommes à la fois opposés à l’acharnement thérapeutique et à l’euthanasie, deux formes de violence qui peuvent être évitées grâce aux soins palliatifs. Nous ne sommes pas pour autant pour la vie à tout prix, mais nous refusons simplement qu’un médecin puisse être autorisé à donner la mort délibérément. Permettre un acte si lourd de conséquence, constituerait un terrible basculement dans la transgression. S’agissant de l’euthanasie, comme de la peine de mort, la porte doit être ouverte ou fermée ; il ne peut y avoir de règle intermédiaire. Par ailleurs, lever l’interdit de tuer serait source de peur et de confusion pour de nombreux patients ainsi que pour leurs proches. Une angoisse exacerbée par l’affaire de Bayonne, dans laquelle le docteur Bonnemaison est soupçonné d’avoir euthanasié au moins sept personnes. Aujourd’hui, beaucoup de patients âgés de 80 ans et plus craignent déjà l’injection létale. Qu’en sera-t-il si l’euthanasie est effectivement légalisée ? Le lien de confiance entre le soignant et le soigné serait rompu, or, il doit absolument être préservé.
Sachez par ailleurs que l’euthanasie est plus souvent demandée par le corps médical ou la famille que par le patient lui-même. En cause, une fracture quant à la dignité du malade. L’Alliance pour le droit à la vie considère qu’une personne est digne toute sa vie, quel que soit l’instant, quel que soit son état de fatigue. Un « mourant » ou un « légume » n’existe pas. De plus, il arrive régulièrement qu’après des moments difficiles, des patients que les équipes soignantes pensaient condamnés vivent, avec leurs proches, des moments stupéfiants, des « instants précieux ». En légalisant l’euthanasie, comment savoir si on ne vole pas à ces patients ses derniers moments de bonheur ?
Les partisans de l’euthanasie considèrent qu’elle est le seul moyen de mourir dignement, comme si elle était la mort par excellence. J’aimerais leur rappeler qu’elle ouvre surtout la voie à de nombreuses dérives. Ainsi, aux Pays-Bas, en Hollande ou en Suisse, des enfants, des personnes dépressives ou atteintes d’Alzheimer – et ne pouvant donc pas prendre de décisions par elles-mêmes - ont été euthanasiées. Pire, aujourd’hui, la moitié des euthanasies réalisées en Flandre ne sont pas déclarées, les médecins allant régulièrement au-delà de leurs prérogatives. Quant aux Français, la plupart ignorent la définition exacte de l’euthanasie. Selon un sondage de 2011, 68 % ne savent pas que l’acharnement thérapeutique est interdit par la loi française. Beaucoup ne connaissent pas cette loi Leonetti sur la fin de vie. Ils ignorent par exemple qu’ils ont le droit de refuser des traitements et ce que les soins palliatifs recouvrent. Or, ce sont eux qui procurent la vraie mort dans la dignité. L’euthanasie n’est pas la panacée en matière de fin de vie.
Enfin, en désaccord avec les associations pour lesquelles l’aide active à mourir ou le suicide assisté sont d’ultimes libertés, nous sommes plutôt de l’avis de Robert Badinter. Comme lui, je trouve très particulier d’imaginer qu’on puisse se sentir libre d’obtenir la mort. Ne soyons pas hypocrite, une décision aussi extrême ne peut qu’être dictée par une contrainte, de la douleur ou de la culture dominante de la toute puissance, celle-ci ne laissant pas de place à la vulnérabilité. Les malades se feraient donc un devoir de demander l’euthanasie pour ne pas être un poids pour leur famille ou pour la société. Or, nous devons être solidaires des plus fragiles, leur montrer qu’ils ont le droit d’exister et que leurs proches et les équipes soignantes sont là pour les soutenir jusqu’au bout. »
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Il semble qu'il soit temps de prendre enfin une décision sage sur ce sujet.Un encadrement est nécessaire de manière à ce que la confiance envers les médecins ne soient pas rompus avec les risques de dérives possibles du corps médical. Il est scandaleux que l'on ne tienne pas compte de la volonté de la personne concernée. Alors, même à ce moment critique de notre existence, nous n'aurions pas le droit non plus d'être libres de notre choix? Toute idée liberticide me choque.
Mais de quel droit les anti-euthanasie légalement encadrée peuvent-ils s'opposer à un droit individuel qui ne nuit pas collectivement? C'est une liberté indispensable qui doit être octroyée aux adultes responsables.
Il serait temps de prendre cette décision, voila trop longtemps que le débat s'éternise! pour ma part l'autorisation de pratiquer l'euthanasie est évidente ce n'est pas du suicide assister mais un preuve d'humanité envers le patients! Bien sur que l'euthanasie doit être effectuer avec un encadrement pour ne pas dériver, que ce soit en accord avec le médecin, le patient si il possède ses faculté mental ou la famille. Pourquoi ne pas faire une liste comme pour les donneurs d'organe que l'on choisisse si on est pour ou pas!
c'est un sujet qui nous divise encore, mais il faudra bien trancher cette question un jour ou l'autre . . . . . . . . . . .. . . .. . .
L'autre il propose carrément le suicide assisté. Et ça n'a pas l'air de vou choquer plus que ça? L'euthanasie revient quand même à tuer quelqu'un, ne l'oublions pas! Et je ne sais pas si tous les médecins seront d'accord...
moi je suis d'accord , si la personne est très malade et qu"elle souffre si c'est son choix pourquoi pas mais pas n'importe comment !
Je pense que chaque personne devrait avoir le droit de choisir si elle veut partir ou pas, après il faut que cela se fasse des des bonnes conditions, qu’il y ait un protocole médical
Je dis que OUI, OUI et OUI car les gens qui sont en train de souffrir sur leur lit ne me contrarieront pas sur ce sujet et les familles qui le sveillent non plus, je me suis assez exprimée sur ce sujet.
faut il être agonisant pour comprendre que l'acharnement thérapeutique ne vaut rien aux malades? je dis oui à une mort digne et rapide.
Mais Jeant, il n'est pas question d'imposer aux médecins de la pratiquer, seuls les volontaires la pratiqueront et le suicide dont voici la définition, action de quelqu'un qui se donne lui-même la mort, n'est pas de tuer mais permettre à une personne de le faire, la nuance est énorme. De quel droit veux tu interdire l'euthanasie?
Je poserais cette question là : de quel droit euthanasitons-nous les animaux alors qu'ils ne peuvent nous donner leur décision ? leur choix ? Peut etre que comme certains humains ils voudraient vivrent jusqu'au bout meme avec les pires souffrances avec l'espoir que peut etre ??? ou certains sont épuisé de souffrir, d'avoir mal.. de ne vivre que pour agoniser et souffrir ?
D'abord on n'est pas des animaux. Ensuite la loi Leonnetti votée en 2007 interdit l'acharnement thérapeutique. Et avec les soins palliatifs, la souffrance des victimes est minime. Donc l'argument de la souffrance ne tient pas la route, les derniers progrès médicaux font qu'elle est réduite au minimum. Et encore une fois l'acharnement thérapeutique est interdit. Alors pourquoi faire passer une telle loi? L'euthanasie c'est quand même tuer quelqu'un!
"Plutôt souffir que mourir, telle est la devise des hommes". Je vous invite à relire et à méditer une fable de la Fontaine, intitulée "La mort et le bûcheron".
Jeant, c'est surtout une liberté de choisir, nous sommes propriétaires de notre vie, nous avons aussi le droit de décider de ce que nous en faisons et de quand nous l'arrêtons. Qui a décrété que cette devise ferait force de loi? Comme souvent de quel droit veux tu toujours limiter les libertés des adultes responsables? Personne ne veut imposer l'euthanasie à un être humain qui ne l'exige pas plusieurs fois. Que tu la refuses pour toi ou tes proches, c'est ton choix et c'est indiscutable mais pour quelle raison logique t'arroges tu le droit de décider pour les autres?
super ta fable! et que dirais tu si un proche en phase terminale te suppliait de le laisser partir ? . . . .. .. .. . . . . .. . . .. . .. . .
pour moi , oui dans certains cas elle serait franchement la bienvenue cette loi , pas facile de rester au côté d 'un membre de sa famille qui souffre !!
J'ai déjà été à coté d'un membre de ma famille qui souffrait en phase terminale. Mais grâce aux soins palliatifs, et parce qu'elle était soutenu par ses proches, elle n'a jamais demandé l'euthanasie. Elle est morte un peu après de sa belle mort, comme quoi si on aide les malades, ils ne demandent pas l'euthanasie.
Et pendant qu'on y est, ne faut-il pas interdire aux pompiers d'empêcher les gens qui ont envie de se suicider?
De nouveau tu prends exemple d'un membre de ta famille qui a choisi librement, et personne ne veut t'imposer l'euthanasie. Mauvais exemple avec les pompiers, on ne connaît pas les raisons qui poussent le suicidaire à passer à l'acte. Ici il s'agit de gens malades qui doivent faire des demandes réitérées pour avoir le droit de mettre fin à leur souffrance, il n'est pas question d'euthanasier un ado qui le demande suite à un mauvais résultat à l'examen.
Mais Jeant, tu ne réponds pas à la question, quelle est la raison que tu donnes pour t'arroger le droit de décider pour les autres? Notre vie ne nous appartient pas?
le suicide , c'est autre chose... si quelqu'un a vraiment envie d'en finir, on ne peut pas l'en empêcher, juste retarder . . . . . . . .. . . .
Je suis très gêné par l'idée d'un "droit à mourir", que l'on pourrait opposer aux médecins. C'est selon moi une conception mortifère et individualiste. Demain, des pompiers qui seront devant quelqu'un qui aura fait une tentative de suicide devront-ils l'achever pour respecter son droit à mourir? Je préfère une société solidaire qui soigne, qui cherche à redonner goût à la vie, et qui combat la souffrance en s'interdisant de tuer le souffrant.
Derrière chaque demande d'euthanasie, il y a un réel désir de soulager la douleur physique, mais aussi morale et psychologique. C'est gonflé de dire que de s'opposer à l'euthanasie, c'est être liberticide! Au contraire, c'est ne pas voler à un patient ses derniers instants, qui sont souvent les plus précieux et les plus intenses. Et quand je lis "pas facile de rester au côté d'un membre de sa famille qui souffre", je trouve que c'est révélateur des partisans de l'euthanasie: elle est plus souvent demandée par les proches que par le mourant. Parce que voir ceux que l'on s'éteindre est insupportable. Mais ces derniers instants de vie sont essentiels pour permettre à l'entourage d’accepter la mort.
Si notre vie nous appartient, faut-il aider les dépressifs à se suicider?
« on ne sait rien sur la fin de vie » - C’est vrai. Récemment j’ai discuté avec une infirmière qui travaille en EHPAD. Son métier l’amène régulièrement à poser avec l’équipe médicale, un diagnostic de fin de vie. C'est-à-dire, constater que la personne rentre dans une phase finale et mettre en œuvre les accompagnements adéquats, conformes aux directives anticipées données par cette personne. Or le temps qui s’écoule entre ce diagnostic et la mort est extrêmement variable, de quelques heures, à quelques jours, mois, voir années ! On ne sait rien. Heureusement l'équipe de l'EHPAD est formée pour accompagné la personne âgée et sa famille sur la durée ! - Cependant si chaque fois que la science s’était trouvée devant une inconnue elle avait renoncé et tué le patient, la médecine ne serait pas à son niveau actuel. S’il s’avérait vrai que nous ne connaissons vraiment rien sur la fin de vie alors raison de plus pour ne pas légaliser l’euthanasie et donner une chance aux soins palliatifs de se développer en quantité (nombre de lit) et en qualité (faire progresser l’accompagnement de toutes les souffrances). - En réalité nous en connaissons assez pour savoir les souffrances qui peuvent accompagnées. Vincent Morel, vice-président de l’Association Française d’Accompagnement et de Soin Palliatif, l’a bien rappelé sur BFM http://podcast.bfmbusiness.com/channel187/20120330_decideurs_1.mp3 . Et il considère que cet accompagnement est incompatible avec l’euthanasie
@exhine les exemples étrangers (Pays-Bas et Belgique qui se sont fait rappeler à l'ordre par l'ONU) nous montre que ce droit nuit à la collectivité, par les dérives inévitables dans un contexte aussi peu maîtrisé et maîtrisable que la mort.
Si notre société française en arrive à se poser la question de l’euthanasie aujourd’hui, c’est surtout parce qu’elle refuse la vulnérabilité, la faiblesse, la vieillesse, la dépendance, bref la non-rentabilité ! J’observe depuis quelques années l’ADMD et je constate que son ton se durcit… Ne nous y trompons pas, elle est maintenant en campagne pour légaliser le suicide assisté et pas que l’euthanasie. Et il est inutile de vous faire un dessin, on ne pourra plus faire quoique ce soit pour empêcher le suicide de jeunes et de personnes âgées ainsi que celui de quadras pressurisés par leur boulot… Il faudra alors songer à enlever de nos frontons le terme « Fraternité » … car il sera alors impossible d’être solidaire des personnes fragilisées par des épreuves de la vie… Aussi Bravo Mr Derville de nous encourager à prendre soins des personnes vulnérables avec les soins palliatifs notamment mais aussi notre générosité et notre temps !
Ben83, je suis un belge vivant en Belgique et je suis très heureux que mon pays soit parmi ceux qui ont légalisé et encadré l'euthanasie, je signale que les débats dans mon pays tournent autour de l'extension de ce droit et nous n'avons pas à nous plaindre de taux de dérives supérieurs à ceux qui sont constatés dans les pays qui l'interdisent. En France vous avez des proçès contre des docteurs et infirmiers qui sont jugés pour décider si ils sont des tueurs ou des bienfaiteurs. Vous me parlez de pompiers et de dépressifs mais c'est totalement hors sujet puisqu'il n'est question, dans le débat, que de malades en fin de vie, souffrant de maladies définies et précises, qui doivent demander et réitérer leur demande et que c'est une décision collégiale prise par un groupe de personnes qui statue, ergo aucun dépressif ne pourra obtenir l'euthanasie. Vous essayez de fausser le débat en prenant des bases volontairement délusoires. Dire que l'on vole les derniers instants est aussi mensonger puisqu'il n'est JAMAIS question de forcer un individu à faire une chose dont il ne voudrait pas. Il est évident que la loi doit être précise et limitative pour s'assurer de mettre fin aux dérives qui sont une réalité quand l'euthanasie n'est pas légale.
Vous parlez de quel rappel à l'ordre de l'ONU? Vous ne seriez pas en train de parler de l'intervention du vatican lors d'une session de l'ONU par hasard malheureux? C'est vrai que le vatican mobilise élus et lobbies pour essayer d'obtenir un recul sur ses 3 fronts de combats vindicatifs contre l'euthanasie, l'avortement et le mariage homo et qu'il ne manque pas une occasion pour intervenir dans toutes les tribunes qui lui sont laissées.
En Belgique, la loi qui a dépénalisé l’euthanasie sous certaines conditions a été votée en 2002. • Le nombre d’euthanasies officiellement recensées est passé de 235 en 2003 à 822 en 2009, soit une augmentation de 250 % en cinq ans. • Une étude publiée en février 2009 dans la revue médicale American Journal of Critical Care révèle que des médecins et des infirmières ont eu recours à l’euthanasie pour 25 enfants alors que cette pratique est interdite pour les mineurs. • Dès 2007, plusieurs cas d’euthanasie de patients souffrant de dépression ont été dénoncés par une association spécialisée dans ce domaine (« Netwerk Depressie Vlaanderen »), qui rappelle que la dépression ne peut être considérée comme une maladie incurable. • Une étude parue en 2010 dans le British Médical Journal révèle que près de la moitié des euthanasies pratiquées en Flandre en 2007 n’auraient pas été déclarées à la Commission fédérale de contrôle. • Une autre étude parue en 2009 dans la revue Issues in Law and Medecine souligne plusieurs dysfonctionnements : dans certains cas le second médecin, qui doit examiner le patient pour confirmer ou non que les conditions sont remplies, rend en réalité son avis par téléphone, sans avoir rencontré la personne. Il révèle aussi que le fait que les ventes de « kits euthanasie » en pharmacie ne font l’objet d’aucun contrôle. • Des extensions sont encore envisagées : une nouvelle proposition de loi a été déposée en septembre 2010, pour autoriser l’accès de l’euthanasie aux mineurs. Même votre loi est imparfaite, et vos dérives sont plus graves que dans les pays qui respectent encore la fin de vie.
Vous signalez des dysfonctionnements en Belgique mais que dites vous de ce qui se passe en France ou l'euthanasie est pratiquée chaque jour sans procédure? Il y a eu 4 cas de dépression majeure irréductible mais la loi française peut être plus restrictive et accepter moins d'affections que mon beau pays. L'extension aux mineurs a fait en effet l'objet d'une proposition de loi. Les conditions seraient strictes. Cela s'adresserait aux mineurs de 15 ans minimum exposés à un décès assez proche.Le médecin devrait consulter deux confrères et s'assurer de l'état de conscience du patient.Il devrait aussi s'entretenir avec les parents. Rappelons aussi que le rapport de la commission de contrôle sur l'euthanasie n'est pas favorable à une telle extension. Maintenant il est aussi évident qu'il faut comme, pour toutes les lois, un contrôle . Ce qui ne change rien au débat qui se situe au niveau de nos libertés individuelles. Je suis encore plus partisan du suicide assisté comme en Suisse.
On estime aujourd’hui à plus de 8 000 par an le nombre d’euthanasies pratiquées en France aujourd'hui (dont près d’un tiers sans que les malades inconscients aient pu exprimer leur volonté). C'est bien sur une estimation faite par des médecins mais comparés aux 4 cas d'euthanasie pour dépression en Belgique, c'est un autre monde. Les cas dont vous parlez qui n'ont pas été déclarés à la comission de contrôles, viennent de la confusion que vous entretenez entre euthanasie active et passive, la frontière étant floue, certains opposants prétendent qu'en flandre certains docteurs qui administrent une euthanasie "active" la déclarent "passive" pour la facilité administrative. Ce ne sont absolument pas des dérives. Si vous vous opposez, faites le sans mentir ni inventer des dérives qui n'en sont pas. Pour conclure, si la loi belge n'est pas assez parfaite, faites en une meilleure.
le suicide, cela n'a rien à voir! il s'agit de ne pas devenir un légume, par exemple, de rester digne aussi . . . .. . . . .. . . .. . .
8000 euthanasies clandestines? Comment peut-on le savoir, puisqu'elles sont clandestines? Je te rappelle aussi qu'il y a 75000 viols par an en France (chiffres officiels) donc si je suis ton raisonnement, légalisons le viol, tant qu'à faire
La loi belge n'est pas parfaite? Ca tombe bien, la loi Léonetti est parfaite, elle, puisqu'elle interdit l'acharnement thérapeutique.
on mélange tout là. l'euthanasie, puis le suicide et maintenant le viol: aucune corrélation entre ces sujets . . . . .. . . .. . . ..
Bonjour les amalgames Jeant, ça n'a de nouveau rien à voir avec le viol, puisque par nature le viol n'est pas consenti ni demandé par les personnes violées. Ici c'est suite à plusieurs demandes du patient que l'on envisage la possibilité de lui laisser choisir sa fin de vie. Si la loi Léonetti était si parfaite, vous n'auriez pas ces cas d'infirmiers ou de médecins qui sont devant la justice et cette hypocrisie qui règne pour cacher la réalité des hopitaux. La loi belge n'est peut-être pas parfaite mais elle répond mieux à l'esprit de la démocratie. Arrêtez de nous abreuver d'arguments faux, mensongers ou outranciers, la réalité du débat est purement philosophique et ce serait plus réaliste, logique et respectable d'en rester à ce niveau philosophique.
D'accord il y a 2 infirmiers par an qui ne respectent pas la loi. C'est une raison pour changer la loi? Quant au viol, c'était juste pour faire une comparaison. C'est pas parce que beaucoup de personnes font des choses mauvaises qu'il faut légaliser ces choses mauvaises.
L'euthanasie et le suicide assistée c'est à peu près la même chose. On tue des gens parce qu'ils souffrent physiquement ou moralement.
Si on suit tes idées et qu'on fait un peu d'amalgame tranquille, on doit pénaliser le suicide et poursuivre les individus qui le ratent. Il y a bien plus que 2 infirmiers par an. Trop fort la, vous prenez 4 euthanasies pour affirmer les dérives belges mais un ou deux infirmiers qui tuent 7 personnes en France seraientt insignifiants. Belle intéprêtation des chiffres !! Des choses que ta religion juge mauvaises mais ce n'est pas l'avis de tous. Les ordres que donne une religion ne doivent être obligatoires que pour ses adeptes.
Non il faut aider les gens qui veulent se suicider à s'en sortir. Pas les pénaliser!J'ai jamais dit ça. Ensuite concernant les 4 euthanasies belges et les 2 infirmiers français, la différence essentielle, c'est que la loi belge était sensée pouvoir résoudre tous les problèmes. Ce qui n'est apparemment pas le cas. Le nombre de problèmes liés à l'euthanasie est bien plus important en Belgique avec la loi sur l'euthanasie qu'en France. Alors que la France est un pays plus peuplé...
Totalement faux Jeant, en France l'estimation basse est de 8000 cas par an, la loi actuelle ne favorise que l'hypocrisie et rien d'autre, il n'y a pas plus de dérives en Belgique et c'est nettement mieux ainsi. Je te le réécris arrêtez de mentir pour dénigrer les solutions que vous rejetez par conviction religieuse et replacez le débat sur le plan philosophique, ce serait plus simple et correct.
et le suicide et l'euthanasie sont interdits dans la religion catholique, en effet (comme dans la plupart des religions monothéistes)
exhine, tes estimations sont basés sur quoi? Etant donné que c'est clandestin? Et d'ailleurs, si ce que tu disais était vrai, s'il y a autant de problèmes en France qu'en Belgique, pourquoi faire voter une loi qui ne résout pas les problèmes?
Et ce ne sont pas uniquement des convictions religieuses, ce sont des notions d'éthiques. J'estime qu'on ne peut pas tuer quelqu'un parce qu'il est malade.
Mais on permet simplement aux individus de choisir leur mort, et par éthique j'affirme que l'on doit pouvoir décider de quand et comment se passe la fin de notre vie. Voila le débat, tout le reste est faribole. La grande différence entre nos opinions est que tu veux imposer ton éthique à tous alors que je veux laisser la liberté de choix à chacun.
J'ai envie de me pendre demain matin parce que je suis dépressif, qu'est-ce que tu me conseilles? De le faire vraiment? Afin que par éthique je puisse choisir ma mort, que je puisse décider de quand et comment se passe la fin de ma vie?
Si c'est toi, je demanderais si je dois t'envoyer une corde solide lol bien sur(:.^.:) et si c'est un être humain je tenterais de lui parler pour le convaincre de changer d'avis mais si il décide que sa vie doit se terminer en conscience, je lui laisserais le choix. A l'heure actuelle, les médecins ne peuvent pas soigner un patient qui le refuse et se laisse mourir, ce n'est pas moins inhumain.
un très gros sujet pour sa je suis pour pour l’ADMD car sa peut sauver des enquete ici ou dans la vie de tout les jours :)
Dans une résolution l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a explicitement demandé que l’euthanasie soit interdite par ses 47 États membres. Voté le mercredi 25 janvier 2012, le texte demande aux pays membres de garantir le recueil du consentement éclairé des patients pour toute intervention ou traitement médical, tout en les protégeant de l’euthanasie. Le vote laisse entendre que la législation française qui récuse acharnement thérapeutique et euthanasie, tout en encourageant les soins palliatifs, est pionnière en Europe. Alors que les rapports bilan réalisés par les pays ayant légalisé l'euthanasie révèlent de graves dérives, montrent que le cadre de la loi ne peux pas tenir la porte entr'ouverte, et soulignent l'augmentation des euthanasies clandestines. En France, les euthanasies clandestines découvertes font l'objet d'une enquête et d'un procès. Par sa loi, la France mise sur la solidarité d'un vrai accompagnement, mais la loi reste encore méconnue et mal appliquée. Je vous invite à écouter le témoignage du député européen Philippe Juvin, au cirque d'hiver de l'ADMD le 24 mars dernier, invité malgré ses convictions différentes http://fautpaspousser-malo17.blogspot.fr/2012/04/applaudissement-final-du-depute.html (vidéo encore visible sur ce site, mais enlevée de Daylimotion)
Arrêtez avec vos nombreuses et graves dérives, c'est faux. Pour les recommandations européennes, c'est vrai mais il faut aussi savoir d'ou viennent les pressions qui ont débouché sur ces recommandations NON CONTRAIGNANTES.
Le point sur les dérives belges en matière d'euthanasie : La loi a été votée en 2002. Entre 2003 et 2011 le nombre d'euthanasies officiellement recensées a pratiquement été multiplié par cinq en huit ans. Une étude parue en 2010 dans le British Médical Journal montre que près de la moitié des euthanasies pratiquées en Flandres en 2007 n'auraient pas été déclarées à la Commission Fédérale de contrôle. Une étude publiée en février 2009 dans la revue médicale American Journal of Critical Care révèle que des infirmiers et des médecins ont eu recours à l'euthanasie pour 25 enfants, ce qui,est interdit. En 2007, plusieurs cas d'euthanasie sur des patients souffrant de dépression ont été dénoncés. Une étude parue en 2009 dans Issue in Law and Medecine révèle que la vente des "kits euthanasie" en pharmacie ne font l'objet d'aucun contrôle. Bref, ni le protocole, ni les limites de la loi belge ne sont respectés.
C'est bon avec vos délires, il y a eu 4cas pour dépression en 10ans, de plus on pense surtout à ouvrir le débat sur l'authanasie pour les mineurs, et pas à revenir sur la loi. L'étude du British Medical ne démontre rien, elle estime ou imagine qu'il y'aurait des euthanasies actives qui seraient déclarées en euthanasie passive(autre terme pour le refus d'acharnement thérapeutique qui est pratiqué en France). Politiquement, sur les 10partis importants qui composent notre paysage politique, un seul s'oppose à l'euthanasie, c'est le CD&V (le C pour chrétien), les 9autres ne veulent pas revenir sur la loi .