Par   -  Publié le 5 juillet 2012
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Suicides à France Télécom : mise en examen de l'ex-PDG

Didier Lombard, ancien PDG de France Telecom, est poursuivi pour harcèlement moral. Il conteste le lien entre les suicides survenus entre 2008 et 2009 et les changements effectués dans l'entreprise.


Suite à la vague de suicides survenus au sein de France Telecom entre 2008 et 2009, l’ancien patron de l’entreprise, Didier Lombard, 70 ans, a été mis en examen pour harcèlement moral. Il était entendu mercredi par le juge d’instruction chargé de l’enquête sur les trente-cinq suicides de salariés chez l’opérateur. Une enquête lancée en avril 2010 après un rapport de l’Inspection du travail qui met en cause la politique de gestion du personnel et une plainte déposée par la fédération sud PTT
« France Télécom n'a pas agi contre ses salariés ».

Le jour même, Didier Lombard, qui a été ingénieur des télécoms de 1967 à 1988 avant de prendre la tête du groupe de 2005 à 2010, se défendait dans une tribune publiée dans le quotidien Le Monde et intitulée « France Télécom n'a pas agi contre ses salariés ». « À aucun moment, les plans conçus et mis en œuvre par France Télécom n'ont été dirigés contre les salariés. Bien au contraire, ils étaient destinés à sauver l'entreprise et ses emplois et à ouvrir à ses salariés de nouvelles voies dans le nouveau monde digital », écrit-il. « Je suis conscient que les bouleversements qu'a connus l'entreprise ont pu provoquer des secousses ou des troubles. Mais je conteste avec force que ces plans indispensables à la survie de l'entreprise aient pu être la cause des drames humains cités à l'appui des plaintes », poursuit-il.

L’ex-patron estime que depuis trente ans, « aucun autre secteur que les télécoms n'a traversé de si profondes mutations », causant de nombreux changements en profondeur nécessaires à la « survie » de l’entreprise. « Le volet social était conçu pour que les mutations aient le minimum d'effet négatif sur nos collaboratrices et collaborateurs », assure M. Lombard.

L’ancien DRH du groupe, Olivier Barberot, et Louis-Pierre Wenès, ancien numéro deux, sont convoqués d'ici jeudi. L'entreprise sera quant à elle entendue vendredi.

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Voir aussi :  emploi    justice    france   
 

3 commentaires

Delphine.R - 05/07/12 09:52
Il y a quand même des notes de service qui circulaient et qui étaient pas normales
country33 - 05/07/12 13:39
Je pense que certains suicides ont été causés par le stresse et la pression du travail , mais il y a eu trop de mutations pour que les gens n'aient aucunes alternatives que de démissionner, certains ont mal choisi et étaient désespéré.
rosemary - 06/07/12 09:07
En effet j'ai entendu cela hier à la radio, c'est sur que certaines personnes à forte responsabilité profite de cela pour faire du mal à d'autres et les harcèlent.

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