Par   -  Publié le 14 août 2012
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Les 100 jours de Hollande : premier bilan en 5 points

Les 100 jours de Hollande : premier bilan en 5 points

© AFP
Il y a trois mois, François Hollande accédait à l'Élysée. Depuis, de nombreuses mesures ont été mises en place, assorties de quelques couacs. Retour en 5 points sur le cap symbolique des 100 premiers jours du président au pouvoir.

 

1)   Économique

Depuis son arrivée au pouvoir, François Hollande n’a eu de cesse de détricoter le paquet fiscal mis en place par son prédécesseur. Le gouvernement Ayrault s'est ainsi appliqué à supprimer les symboles fiscaux du quinquennat Sarkozy : TVA sociale, défiscalisation des heures supplémentaires, allègement de l'ISF et des droits de succession. Il a également augmenté les impôts de 7,2 milliards d'euros et gelé 1,5 milliard de dépenses.

Du côté des mesures symboliques, le gouvernement a adopté le plafonnement par décret de la rémunération des dirigeants des entreprises publiques à 450 000 euros brut par an. François Hollande tient également beaucoup à la baisse de son salaire et des rémunérations des ministres : malgré le rejet, par le Conseil constitutionnel, du point de la loi rectificative prévoyant une baisse de 30% des salaires des membres du gouvernement, l'Élysée affirme que la mesure sera tout de même appliquée.

2)   Social

Alors qu’il avait assuré que sa priorité serait de redonner « immédiatement » du pouvoir d'achat aux Français les plus modestes, la première mesure de M. Hollande en tant que président de la République a été d'augmenter de 25 % l'allocation de rentrée scolaire, qui sera versée à partir du 20 août

Il a également respecté sa promesse d’apporter un coup de pouce au Smic, afin de « réintroduire un peu de justice sociale ». Un coup de pouce qui s’avère finalement modeste, avec une hausse de 0,6 % entrée en vigueur au 1er juillet.

Quant à sa promesse du retour partiel à la retraite à 60 ans, le décret du 2 juillet qui entrera en vigueur le 1er novembre permet aux personnes ayant commencé à travailler tôt de partir en retraite à 60 ans. Coût de la mesure : 1,1 milliard en 2013, 3 milliards en 2017, le tout financé par un relèvement étalé sur cinq ans de 0,25 point de la cotisation employeur et du même montant pour la cotisation salarié.

3)   Éducation

Sur le chantier de l’éducation, le gouvernement a annoncé l’allongement des vacances de la Toussaint sur deux semaines pleines, avec deux jours de classe récupérés dans l’année. Par ailleurs, les recrutements promis sont maintenus : 1 000 professeurs dans le primaire, 75 conseillers principaux d’éducation et 280 professeurs dans le secondaire, 500 assistants de prévention et de sécurité, 2 000 assistants d’éducation, ainsi que 1 500 auxiliaires de vie scolaire pour l’accompagnement des élèves handicapés.

4)   International

C’est certainement sur ce terrain qu’il était le plus attendu. Dès son début de mandat, il a suivi un agenda international chargé : sommet du G20 à Rio, sommet de l'Otan à Chicago, sommet de Bruxelles sur la crise de la zone euro. En quelques semaines, le nouveau président français a participé aux plus grands sommets mondiaux. Respectant son engagement de campagne, il a fait ajouter un volet de croissance au pacte de stabilité européen. En échange, la France soumettra ses finances publiques à une règle stricte en s'engageant à avoir un déficit structurel inférieur à 0,5 % du PIB.

Sur la crise syrienne, M. Hollande doit essuyer en revanche de vives critiques venant de la droite, qui a fait de ce dossier son principal angle d’attaque. Nicolas Sarkozy est ainsi sorti de son silence pour dénoncer l’immobilisme de son successeur à ce sujet, avant que François Fillon, l’ancien Premier ministre, ne l’exhorte à « un peu de courage ».

5)   Les couacs

En ce début de mandat, François Hollande a aussi eu à gérer quelques couacs : soucis de communication, voix dissonantes… Il ne s’attendait sûrement pas à ce que le plus retentissant vienne de sa compagne, Valérie Trierweiler. Cette dernière poste le « tweet de trop » durant l’entre-deux tours, apportant son soutien à Olivier Falorni, l’adversaire de Ségolène Royal. L’effet est dévastateur, et la Première dame se voit obligée de faire son mea culpa. Un mois plus tard, rebondissement : Thomas Hollande, le fils du président, juge que la compagne de son père «a détruit l’image normale» qu’avait construite François Hollande. Coup dur pour le président, qui s’était promis de ne pas mêler vie publique et vie privée…

Parmi les autres incidents qu’il a dû gérer : les déclarations de Cécile Duflot sur la dépénalisation du cannabis, ou encore les déclarations sans concertation de Vincent Peillon, ministre de l’Éducation, sur la semaine de 5 jours.

Crédit photo : AFP

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Voir aussi :  education    economie    politique    france   
 

16 commentaires

angelabeille - 14/08/12 10:03
J'aimerais bien qu'il fasse quelque chose pour le prix du fioul... allez travailler ou se chauffer devient vraiment un luxe ! Il avait dit qu'il ferait quelque chose a ce sujet. Il n'aurais pas quitté sa femme, il n'y aurait pas eu se genre de probleme.
axellerose - 14/08/12 10:10
Une des épines qui risque de lui rester dans le pied et pour longtemps encore, c'est la crise syrienne. Il est le représentant de la France et en cette qualité, il doit être force de proposition et là... On comprend les vives critiques à son égard
country33 - 14/08/12 10:29
C'est certain qui'on a l'impression que ça n'avance pas trop vite ses actions , mais le prix des carburants continuent à grimper et il ne se bouge pas ...Pourtant c'était une promesse "primordiale" (comme il l'avait dit). Moins de mots et plus d'actions seraient bien. Ses hietoires de bonne femme on s'en fiche qu'il agisse sur les problèmes réels des Français..
sandrine6405 - 14/08/12 11:34
Tout à fait, malgré ses engagements de sas campagne réalisés, il y a des dossiers très brulants qui n'avancent absolument pas !
Decrauze - 14/08/12 18:24
Période d’essai présidentiel. La prise de fonction s’est bien déroulée, les nominations ont intéressé, les intentions ont été visiblement affichées, les annonces se sont correctement enchainées, les prises de contact à l’international n’ont pas démérité, bref une période qui inclinerait à prolonger le mandat, mais voilà, le dur de l’action et des décisions difficiles, c’est pour une rentrée qui pourrait tutoyer l’anormalité. En attendant les vacances 2013 : http://pamphletaire.blogspot.fr/2012/08/tout-est-normal-monsieur-le-president.html
axellerose - 17/08/12 20:09
Pourquoi ai-je le sentiment que ces 100 jours, qui ont un bilan mitigé, vont se prolonger durant 5 ans ? Ah oui ! Car le coup de pouce destiné aux plus "petits" n est pas encore arrivé...
country33 - 20/08/12 15:40
Je suis de ton avis aussi Axellerose car ce qui devait aider les plus petits samlaires , ce n'est pas fait et loin d'être évident.
linelu7 - 09/09/12 20:14
oui, cette intervention durant l'entre deux tours était vraiment malvenue. les rivalités entre ces deux femmes n'ont rien à faire dans la politique.
omaha - 10/09/12 07:33
? Je trouve qu’il travaille et ses ministres aussi, mais avec la crise et l’état du pays, ce sera difficile de le relever
ladymam - 10/09/12 07:37
j 'ai vue hier soir que ça cote n 'est plus ce quelle étaient les Français ont votés pour lui et maintenant sont mécontent
linelu7 - 10/09/12 08:57
les gens sont mécontents car ils s'imaginent qu'on gère tout un pays en faillite avec une baguette magique.
axellerose - 10/09/12 09:38
Lorsque Sarkozy parlait de la crise, tout le monde lui riait au nez. Maintenant que la gauche est au pouvoir, on ressort après les 100 jours du bilan, la crise !! C'est sûr, il ne fera pas de miracle mais il laisse espérer et c'est pire !!!
rosemary - 10/09/12 10:31
bien c'est sûr qu'il ne peut pas faire de miracles en 100 jours et puis je me demande si il peut réellement faire des miracles vu comment tout ce passe en europe et ailleurs actuellement..
linelu7 - 10/09/12 22:23
mais pendant une campagne électorale, chacun y va de son utopie pour charmer l'électorat. il n'est pas le seul.
axellerose - 11/09/12 00:45
C est évident que le miracle n existe pas mais il y a des solutions. Pourquoi ne parle t il pas de la baisse des dépenses publiques ?
linelu7 - 11/09/12 08:32
il me semble que c'est quelque chose qu'il a mis en place dès le début de son mandat,non?

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