Mariage gay : Jean-François Copé demande une concertation publique

Mariage gay : Jean-François Copé demande une concertation publique
Mariage gay : Jean-François Copé demande une concertation publique
A quelques semaines du débat sur le projet de loi du mariage et de l'adoption pour les gays, le bureau national de l'UMP, par la voix de son Secrétaire général, a demandé officiellement l'ouverture d'un débat public sur le sujet. Pour Jean-François Copé, une grande concertation est indispensable « pour éviter les dérapages sur une question qui génère beaucoup d'oppositions et de tensions ».
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Alors que le projet de loi sur la légalisation du mariage et l’adoption pour les homosexuels doit être présenté en conseil des ministres le 31 octobre, l’UMP a demandé mercredi au gouvernement la tenue d’un débat public sur ce sujet, et plus particulièrement l’organisation d’Etats généraux de la famille.

« Ce sera l'occasion d'évoquer également un certain nombre d'autres sujets, comme l'éducation, les rapports entre la famille et l'école, la responsabilisation des parents, l'appui à la parentalité », estime Jean-François Copé, faisant part de son étonnement qu’« aucune concertation sur ce sujet qui préoccupe beaucoup d'entre nous et qui a trait à l'organisation de la famille » n'ait été mise en place par le gouvernement Ayrault. Et d’insister : « Beaucoup d'entre nous sommes très inquiets. C'est la raison pour laquelle je demande que soit officiellement ouvert un grand débat national sur la famille qui pourrait éviter les risques de dérapages sur un sujet qui génère aujourd'hui beaucoup de débats, d'oppositions et de tensions ».

« Je refuserai d’appliquer la loi »

En effet, plusieurs municipalités ont d’ores et déjà fait part de leurs réticences à avoir à marier des couples du même sexe. Parmi ces opposants, Xavier Lemoine, maire UMP de Montfermeil. « Ce n’est pas à la loi de redéfinir la nature. On défait totalement le lien social et on chamboule la question de la filiation, c’est un très mauvais service rendu à la société », a-t-il estimé ce matin sur les ondes d’Europe 1. Le fonctionnaire fait ainsi savoir qu’il refusera « d’appliquer la loi car la loi est tyrannique », avant de conclure : « J’ai d’abord ma conscience à respecter. »

Crédit photo : AFP/ Archives

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