Qui a peur du féminisme ?

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Publié le 29 septembre 2009

L’inégalité entre les sexes perdure

L’inégalité entre les sexes perdure

Le 4 mars dernier, le Ministre du travail Xavier Darcos confiait à Brigitte Grésy, inspectrice des Affaires sociales, la mission d’établir "un bilan des différences de traitement entre les femmes et les hommes en matière d’accès à l’emploi et d’évolution dans l’emploi".


Le 7 juillet,
le rapport était rendu et Brigitte Grésy affichait sans fausse timidité ses préconisations  « pour mettre fin à l’invisibilité des femmes dans les instances de décision ». Selon elle, 40% de femmes dans les conseils de surveillance des entreprises publiques comme dans les conseils d’administration des sociétés cotées en bourse ne seraient pas de trop. Brigitte Grésy a donc parlé quotas sans sourciller. Et quelque part, l’inspectrice a relancé les flots d’un vieux fleuve endormi : le féminisme.


Car qu’on soit pour ou contre les quotas, le rapport Grésy rappelle avant tout la persistance des inégalités fondées sur le sexe, et le temps venu d’y remédier. Selon le rapport, les femmes ne sont toujours que 8% à travailler à la direction des 500 premières entreprises françaises, 10,5 % dans les conseils d'administration des entreprises du CAC 40 pour 2009. Dans les instances dirigeantes patronales des syndicats, elles sont 14,1%. Leur rémunération brute moyenne est inférieure de 27 % à celle des hommes. Plus touchées par le chômage, elles ont moins accès à la formation continue (32 % contre 45 % pour les hommes).

Signe que tous ces chiffres ne suffisent pas à ébranler l’évidence d’une République de toutes les chances : 43 % des branches d'activité n'avaient pas entamé de négociations sur l'égalité professionnelle en 2008...

 

 

 

L’attentisme des femmes

L’attentisme des femmes

Si cette situation rend le Ministre Xavier Darcos « honteux » selon ses propres termes, on se demande encore ce qu’en pensent les femmes elles-mêmes, plus promptes  à se taire ou à se déclarer « post-féministes », qu’à se mobiliser contre les flagrantes injustices faites à leur genre. Le féminisme aurait-il tourné à l’attentisme ? Notre société, fière de ses libertés, aurait-elle peur de les voir appliquer ?


La mort du féminisme ayant été annoncée aussi souvent et sans succès que celle de Fidel Castro, il semble qu’il soit toujours en vie, mais pas très en forme : « has been » pour les unes, « acquis » pour d’autres,  «essentiel » par ici, « agaçant » par là. Face à la réalité pourtant palpable des inégalités et autres discriminations latentes, la cacophonie des voix et du silence est si belle qu’on peine à comprendre ce qui pourrait encore la faire agir.

 

 

 

 

L’ambivalence du sexisme ordinaire

L’ambivalence du sexisme ordinaire

Brigitte Grésy, dans son rapport comme dans son livre (« Petit traité du sexisme ordinaire »), ne nie pas que les femmes se sentent héritières et bénéficiaires des combats des années 70, mais dévoile les impasses ressenties au quotidien. Face au sexisme capable de nuire à leur promotion, à leur autorité, ou à leur vie privée, beaucoup de femmes refusent de « se plaindre », pour ne pas jouer « les victimes »,  sans pour autant penser qu’il ne reste plus rien à faire. Elles en viennent à accepter nombre de situations pourtant anormales par peur de perdre ce qui semble trop durement acquis. Les exemples se répètent, banals : un homme part à 6h chercher ses enfants : « bravo ! » Une femme : « bah voyons… » Selon Brigitte Grésy : « le sexisme ordinaire, ce sont autant d’hommes que de femmes qui ont peur des conséquences du féminisme, entendu comme la volonté de faire évoluer les codes… et les horaires. »


Car le féminisme en est là. Plus question de se battre pour l’avortement, la pilule ou le droit de citer. Si la vigilance est requise, ces acquis en sont bien. La question aujourd’hui n’est plus : « est-ce que je peux travailler, faire un enfant ou pas,  être mariée ou pas ? ». La question est : « Dans quelles conditions ?  ».


Et c’est là que ça se complique, car beaucoup se disent aussi : « jusqu’où peut-on aller sans se perdre? »... « Le féminisme implique de questionner nos identités, et cela fait peur », ajoute Brigitte Grésy.

 

 

 

L’identité du féminisme

L’identité du féminisme

Pour certaines, le féminisme c’est avant tout la lutte pour l’égalité des chances, mais pour d’autres, c’est un mouvement périmé qui doit être renouvelé sur le mode : « finie la bagarre, redécouvrons notre essence féminine, elle vaut toutes les autres ». Il s’agit là de prôner des valeurs considérées comme « propres » aux femmes, à leur nature, et plutôt que de se battre pour l’égalité considérée comme acquise, on cherche plutôt à exalter son droit à la différence.

C’est une Michèle Obama qui, passant de son cabinet d’avocat à la Maison Blanche, a troqué sa robe de superwoman pour celle de « supermom ». Loin de passer pour rétrograde, cette transformation a été saluée comme l’incarnation d’un nouveau féminisme fondé sur la compassion,  l’universalisation du soin et de l’attention aux autres, indispensable au coeur d’un monde devenu fragile (selon la théorie de Joan Tronto, « Une monde vulnérable, pour une politique du care », La découverte, 2009).

Les qualités « propres » aux femmes sont instituées en normes d’un nouvel humanisme. Comme si les femmes livraient enfin les secrets de la vie douce et généreuse, profitant de l’occasion pour rentrer chez elle et préparer une soupe sans sel.

 

 

Le féminin contre le féminisme ?

Le féminin contre le féminisme ?

Est-ce le retour du féminin qui mine le féminisme ? Valérie Colin-Simar, auteure de « Quand les femmes s’éveilleront » (Albin Michel et Pocket), ne nie pas les vertus ni les succès du « féminisme politique », mais pour sa part, considère que l’essentiel est ailleurs, plus loin : il s’agit désormais d’affirmer sa « différence », de retrouver la femme oubliée après tant d’années « à jouer les hommes au cours de journées sans fin ».


L’heure est à la paix et à la réconciliation, « la femme à sa juste place », connectée à son « pôle personnel », sa vie intérieure, ses émotions, son besoin de douceur, de liens, de bienveillance… Ce « féminin », idéalement partagé par les hommes comme pour les femmes - « Le féminisme était en lutte contre l’homme, le féminin se fera avec lui »-  a le mérite de jouer la carte de l’harmonie des genres, voire du grand métissage, tout en risquant cependant de faire perdurer un cloisonnement du type « les femmes-féminin à la maison, les hommes-masculin à la chasse, mais rien de tel pour les faire s’entendre ».


L’attentisme des femmes est-il le fruit de ce duel entre « féminisme » viril et « féminin » tout en rondeur
?  La loi ou le cœur ?  L’égalité stricte ou la différence moelleuse ? Et ce  « féminin » retrouvé, n’aurait-il pas des airs de retour voilé aux clichés, pour ne pas dire aux prisons des genres et de leurs différences ?

 

 

Les désillusions du féminisme

Les désillusions du féminisme

La querelle persistante sur l’art et la manière d’être femme semble noter une forme d’échec d’une libération qui devait conduire à tous les dépassements mais semble en avoir laissé plus d’une sur le carreau, fatiguée des injonctions à être ferrailleuse ou ventre de la terre, douce ou amère, avec une envie furieuse qu’on lui fiche la paix.


L’aveu d’un échec ? « Nous avons rêvé l’abolition des genres. Sur un site Internet, nous avons raconté la vie de cette New Girl, irréprochable, imbattable, incollable. Et puis elle s’est épuisée ; lassée de sa perfection nous l’avons lâchée » nous dit l’introduction de « 14 femmes », ouvrage collectif sur le féminisme à réinventer (Gallimard 2007).


Le féminisme aurait-il tourné à l’épouvantail,
de normes, de codes et d’exigences, au point de devenir une créature virtuelle renvoyant chacune à l’art de se dépatouiller comme elle peut ? Un éventail de théories creuses qui laisse la femme camée sur le divan de son psy qui lui recommande alors mollement de laisser parler « son féminin » ?


Virginie Despentes dans « King Kong Théorie » (Grasset 2006) note le tournant théorique du féminisme et le vide qui lui a succédé : « Etonnant et salement révélateur, la révolution féministe des 70’S n’a donné lieu à aucune réorganisation concernant la garde des enfants. La gestion de l’espace domestique non plus. Travaux bénévoles, donc féminins. On est restés dans le même état d’artisanat. »


La journaliste et professeur Natacha Polony, « mécontemporaine » avertie, a également tranché. Dans son livre « L’homme est l’avenir de la femme » ( JCLattès 2008 ), elle déclare : « À l'ancienne morale contraignante s'est substituée une vulgate psy qui ne l'est pas moins, et l'émancipation rêvée s'est abîmée en injonction d'être une mère parfaite et en liberté de consommer sans fin... ».  Elle ajoute d’une voix convaincue: «  Le féminisme se meurt entre les discours lénifiant sur le bonheur d’être une femme, une vraie, et celui tout aussi plombant sur la guerre des sexes.»

 

 

Un féminisme humaniste et pragmatique

Un féminisme humaniste et pragmatique

L’espoir ? Réinventer.

Si comme le note Virginie Despentes : « délaisser le terrain politique comme nous l’avons fait marque nos propres réticences à l’émancipation, » (King Kong Théorie), investir ce terrain semble primordial, les deux pieds ancrés dans la réalité, et non dans l’idéal et l’exigence inatteignable.


Selon Brigitte Grésy le nouveau féminisme est un réseau, professionnel et social, soutenu par un tissu médiatique qui fait avancer les consciences. « L’égalitarisme ou essentialisme, les femmes en ont soupé ! » dit-elle, « il faut avancer ». Signer un nouveau contrat social. Faire des lois pour assurer la transition, et ne pas avoir peur d’en devenir dépendantes. « Ca n’arrivera pas, dit-elle, pourquoi avoir peur d’accélérer la tendance déjà présente ? ». Brigitte Grésy en sourit d’avance.


Les quotas, c’est sûr, ne font pas l’unanimité. « Les femmes ont tout à perdre à être considérées comme une minorité jouant la carte de l’assistanat » selon Natacha Polony. Mais l’activisme politique est requis pour mettre en acte les mots ressassés en fin de soirée. Une politique sociale, familiale, qui s’attaque à la vie quotidienne des femmes comme des hommes. Des gardes d’enfants facilitées, des horaires de crèches élargis, des journées qui finissent pour tout le monde à 8H mais qui commencent à 7h s’il le faut. Des congés parentaux plus que de maternité. Du concret.


« Il est possible d’inventer un féminisme pragmatique et démocrate, un féminisme qui nous emmène avec lui » nous disent les témoignages de « 14 femmes » (Gallimard).


Finis les grands discours et les débats sans fin. Il y a des choses simples sur lesquelles se mettre d’accord. L’égalité des droits et leur application, réelle. Pour une génération issue de l’école mixte et gagnant sa vie sans trouver ça bizarre, il est temps de faire tourner le féminisme en humanisme, en vision d’une société qui ne nie pas ses changements, et réinvente ses modes électifs. Donnons déjà à chacune la liberté de choisir ou pas de plus grandes responsabilités professionnelles. Donnons aux juges la liberté d’accorder la garde des enfants à leur père.
C’est toujours du féminisme, c’est surtout du progressisme.


Et Natacha Polony de conclure : « le féminisme, c’est donner envie à nos filles de devenir savantes ou philosophes plutôt que des copies de Britney Spears. »


Plus dur à faire que des quotas ?

 

ALLER PLUS LOIN :  

Le féminisme chez nos voisins :

Existe-t-il un féminisme musulman ?
Découvrez le féminisme à la british !
Et chez les italiens, ça donne quoi ?

 

Voir aussi :  feminisme    societe    debat   
 

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16 commentaires

Nath37 - 29/09/09 10:15
Il était temps qu'on reparle un peu de féminisme, même si certains trouvent ça has-been ou carrément cass-c... Car oui, le qsexisme ordinaire perdure...
amiel - 29/09/09 10:36
Les féministes existent encore??????? dans leur silence assourdissant????????????
Le sexisme perdure, la négation des femmes est devenue normale.
FEMINISTES OU ETES VOUS?
Voilà les questions que je me pose.

Romaneweber - 30/09/09 11:16
le féminisme change, il n'est plus l'apanage d'une revanche ou d'un mouvement politique spécifique, il devient ce qu'il aurait toujours du être : du pragmatisme social, une reflexion sur les conditions de l'émancipation, de la famille et du travail. A l'heure des suicides chez france telecom, il est dommage que la peur de retomber dans les excès des années 70 nous empêche de considérer l'intéret d'un engagement des femmes sur les questions du travail, de sa répartition, et de l'absurdité d'un monde qui nie l'articulation entre vie privée et vie publique. je souhaite que les femmes sortent un peu des clichés pour s'intéresser au fond des choses, à leur rôle social et politique NORMAL, ce qui est un peu plus que de savoir si on se met en jupe ou non pour aller bosser (fausse question)
cybèle - 30/09/09 12:33
J'étais là, lors de cette vague de liberté qui nous a envahie, nous les filles qu'on éduquait pour être de parfaites petites domestiques...
En quoi étions-nous dangereuses ? Nous voulions chanter la vie !

Aujourd'hui, je suis amère : les féministes se taisent. Adhérente à deux associations féministes, j'espère beaucoup les voir sortir de leur "élitisme", de leur "clanisme", mais rien n'y fait...
Oh! Elles sont très réactives à l'intérieur de leurs réseaux. Mais quel silence sur les ondes...

Le chômage des femmes est catastrophique, elles le savent, pourtant nous sommes seules face à cette mort sociale. Seules pour passer des concours et faire garder nos enfants, seules, toujours, pour nous débrouiller face à l'adversité. Nous obtenons des informations juridiques, ... mais il n'y a pas un groupe de paroles pour en parler... Rien... Le vide...








cybèle - 30/09/09 12:36
J'étais là, lors de cette vague de liberté qui nous a envahie, nous les filles qu'on éduquait pour être de parfaites petites domestiques...
En quoi étions-nous dangereuses ? Nous voulions chanter la vie !

Aujourd'hui, je suis amère : les féministes se taisent. Adhérente à deux associations féministes, j'espère beaucoup les voir sortir de leur "élitisme", de leur "clanisme", mais rien n'y fait...
Oh! Elles sont très réactives à l'intérieur de leurs réseaux. Mais quel silence sur les ondes...

Le chômage des femmes est catastrophique, elles le savent, pourtant nous sommes seules face à cette mort sociale. Seules pour passer des concours et faire garder nos enfants, seules, toujours, pour nous débrouiller face à l'adversité. Nous obtenons des informations juridiques, ... mais il n'y a pas un groupe de paroles pour en parler... Rien... Le vide...








Romaneweber - 30/09/09 14:00
quotas : 55 % des diplômés des plus prestigieuses grandes écoles se disent favorables à leur adoption dans les entreprises.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/09/30/01016-20090930ARTFIG00388-vers-des-quotas-de-femmes-dirigeantes-.php

Serena Romano - 02/10/09 23:45
Je suis stupéfaite on dirait à lire l'article qu'une est un monolithe elle est ou féministe ou féminine. Mais bon sang ne pourrait-elle pas etre les deux? qu'est -ce qui empeche de diriger une entreprise etre mère et porter une robe échancrée?
quantà Michèle Obama on lui a dit de se mettre à carreau son mari n'ayant pas envie de faire le sort de Clinton à la mid-term election qui a payé cher l'intervention de Hillary dans la réforme de la sécurité sociale.
Et puis les femmes qui travaillent sont mariées et font la vaisselle malgré leur diplome on se demande avec qui elles se sont mariées. ou bien elles aiment ça? J'ai lu un article du monde qui reprenait une enquete. Les femmes ne veulent pas lacher le pouvoir la maison est A ELLES c'est leur monde elles veulent continuer à le controler.Et traiter leur mari d'enfant...


Serena Romano - 02/10/09 23:58
Je suis stupéfaite on dirait en lisant l'article qu'une est un monolithe elle est ou féministe ou féminine. Mais bon sang ne pourrait-elle pas etre les deux? qu'est -ce qui empeche de diriger une entreprise etre mère et porter une robe échancrée?
Nous somms tous hommes ou femmes riches de personalités complexes comme dirait Armathya San
quantà Michèle Obama on lui a dit de se mettre à carreau son mari n'ayant pas envie de faire le sort de Clinton à la mid-term election qui a payé cher l'intervention de Hillary dans la réforme de la sécurité sociale.
Et puis les femmes qui travaillent sont mariées et font la vaisselle malgré leur diplome on se demande avec qui elles se sont mariées. ou bien elles aiment ça? J'ai lu un article du monde qui reprenait une enquete. Les femmes ne veulent pas lacher le pouvoir la maison est A ELLES c'est leur monde elles veulent continuer à le controler.Et traiter leur mari d'enfant...
C'est vrai parfois c'est dur mon compagno a des idées différentes des miennes sur l'organisation de la maison. Alors quoi? je le laisse faire et parfois je mange des choses que je n'ai pas envie de manger ce jour-là ou je trouve les objets déplacés et rangés ailleurs. Il faut accepter de patager notre monde et non pas etre une sorte de PDG de la maison. Considérer plutot la maison comme une Joint Venture. Il y a des jours où les décisons seront prises par votre mari. Aie aie pas facile quand il casse des verres... allez lire le journal au salon.

Serena Romano


- 18/02/10 19:33
Oui!Que les femmes aillent aussi au sommet car on n'accorde aucune valeur au travail domestisque:elles sont bien obligées de quitter la maison.Voir les oeuvres de De Singly
joelasaucisse - 17/04/10 22:17
aujourd'hui, on fait beaucoup d'effets d'annonce en clamant haut et fort l'égalité des sexes mais c'est un bien triste rêve qu'on essaie de nous faire avaler à mon avis.
Toototez - 01/05/10 09:28
Mouvement en pleine mutation, et c'est une excellente chose !
pussy01360 - 26/08/10 22:10
il y a encore du chemin à faire avant que la femme soit l'égale de l'homme et ce dans tous les domaines et c'est bien dommage. Bizzarement il n'y a que dans le ménage qu'on tire notre épingle du jeu.......
country33 - 05/11/10 14:55
l42GALIT2 N4EXISTE QU4EN RËVE DE CELLES QUI ONT LE TEMPS DE LES FAIRE .
franmic64 - 21/01/12 22:27
Dans ce domaine la réalité n'est pas ce que l'on veut nous faire croire et les femmes devront se battre pour prouver leurs compétences.
omaha - 28/11/12 12:29
le féminisme fait peur surtout aux hommes je pense notamment à ceux qui sont haut placé
country33 - 01/01/13 21:28
C'est vrai mais les mouvements féministes font parfois un peu n'importe quoi quand je vois les reportages de leurs actions ce n'est pas toujours très bien compris non plus par les hommes ni par les pouvoirs publics qui ne réagissent pas à ça.

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