Burqa : la France ne veut pas se voiler la face
Fermeté et prudence
© Photononstop
Après huit mois de débat houleux au sein même des partis politiques, la mission parlementaire menée par le député communiste du Rhône, André Gérin, a rendu son verdict dans un rapport plutôt prudent, comprenant 18 préconisations : la burqa et le niqab sont désormais interdits dans les services publics comme les hôpitaux, les administrations, les écoles et les transports. En cas d’infraction, Eric Raoult (UMP) affirme que « la conséquence ne serait pas de nature pénale mais consisterait en un refus de délivrance du service demandé » rapporte l’AFP.
Suite à cette disposition législative, la mission parlementaire encourage l’Assemblée nationale à adopter une résolution afin d’ « affirmer solennellement et fermement les principes républicains » sans avoir les contraintes d’une loi.
En revanche, contrairement à la volonté de Jean-François Copé, chef de file des députés UMP à l’Assemblée nationale, la mission n’a pas souhaité préconiser le vote d’une « loi d'interdiction générale et absolue du voile intégral dans l'espace public », car « il n'existe pas -en tout cas pour l'heure- d'unanimité » et qu’il s’agit là de « limiter l'exercice d'une liberté fondamentale, la liberté d'opinion, dans la totalité de l'espace public ».
Ce projet de loi n’a pas été jeté à la poubelle, mais il sera « moins risqué ». Il s’agira d’interdire tout vêtement masquant le visage dans sa totalité au nom de la menace à l’ordre public. Et pour les femmes qui sont obligées de porter le voile à cause de leur mari, elles seront protégées par la création d'un texte sur le « délit de violences psychologiques au sein du couple ». Des dispositions qui font écho à la proposition de loi de Jean-François Copé.
Pour finir, les députés préconisent d'engager un travail parlementaire sur l'islamophobie et sur la lutte contre les discriminations à l'encontre des musulmans.
« Le débat est désormais ouvert », conclut le rapport. « A chacun de s'en emparer, aux formations politiques de trouver une voie de passage qui permette au pays de faire front à ce défi ».
Un choix personnel
© Photononstop
Malgré la révélation du rapport de la mission parlementaire, le débat sur la nécessité d’une loi concernant la burqa en France est toujours d’actualité. Terrafemina a rencontré Loubna, 37 ans et mère de famille pour comprendre les motivations de ces femmes voilées.
Pour Loubna, porter la burqa n’est pas une obligation. Pour le moment, elle ne porte que le foulard traditionnel mais le voile est un de ses projets futurs : « C’est une étape dans ma foi. Porter la burqa c’est prouver à mon Dieu que je lui suis dévouée. Malgré ce qui se passe en ce moment, l’interdiction dans les services publics de porter la burqa, je ne pense pas que les femmes l’enlèveront. Elles sont comme toutes les femmes, elles restent féminines malgré le voile. Et quant à la question sécuritaire, c’est une offense à ces femmes. Des personnes malhonnêtes il y en a de partout, et elles n’ont pas attendu de se cacher derrière une burqa pour faire du mal. »
Une France sans voile
© Photononstop
Mais que pensent les Français ? Selon un sondage réalisé par Ipsos pour Le Point paru jeudi 21 janvier 2010, 57% des Français sont favorables à une loi. Dans les clans politiques, les plus convaincus sont les partisans du MoDem (75%) et du Front National (74%) alors que les plus réfractaires sont ceux du Parti Socialiste avec 42%. Les partisans de l’UMP sont favorables à 69%.
« Voile exotique », « voile étranger à nos traditions », « innovation », voilà comment le docteur Dalil Boubakeur, décrit la burqa. Sur son site officiel, le recteur de l’Institut Musulman de la Mosquée de Paris se dit pour une résolution « qui, tout en dégageant un large consensus d’unité nationale, affirmerait de manière solennelle les principes républicains et laïcs. »
D’autres sont plus radicaux, à l’instar d’Anne Zelensky, présidente de la Ligue du droit des femmes. « Nous sommes en France, un pays de droits où les femmes ont acquis des droits féministes. La burqa bafoue ces droits, un combat acharné mené par les femmes pendant près de 200 ans. C’est une offense à la République. Ces femmes qui portent la burqa sont instrumentalisées par des règles religieuses et politiques qui ne sont pas les nôtres. »
Une confusion idéologique et religieuse
© Photononstop
Florence Rochefort, historienne, spécialiste d’histoire des féminismes et chargée de recherche au Groupe de Sociologie des Religions et de la Laïcité au CNRS, nous explique pourquoi la burqa est une offense à la République :
« La burqa est un signe d’engagement extrême et même extrémiste. Le voile intégral est directement relié à un islamisme radical, intolérant. Et ces femmes qui le portent se rallient à un type de doctrines religieuses qui est contraire au monde libéral. C’est une version très engagée et très politique de l’Islam. Avec leur justification sur le port de la burqa, ces femmes font du bricolage religieux. Elles réinventent la signification du vêtement en la rattachant à leur foi. Ces femmes voilées ne s’en rendent peut-être pas compte, mais elles ne sont pas conformes aux normes musulmanes. La burqa est un signe plus connoté que le foulard. C’est une pratique islamique qui vise à séparer les hommes et les femmes de manière inégale. »
Les différents modèles de voiles
© Photononstop
Le hidjab est un foulard islamique parfois coloré. Première étape des femmes qui veulent se cacher le visage. Il couvre les cheveux, la nuque et le cou. Le visage est découvert.
Le jilbab est un vêtement en forme de longue robe, avec ou sans capuchon, porté traditionnellement par les hommes et les femmes, en Afrique du Nord, dans la péninsule Arabique et culturellement par les musulmans et musulmanes. Seuls le visage et les mains sont visibles.
Le voile intégral est un long voile qui recouvre tout le corps de la femme musulmane. Aucune partie de la femme n’est dévoilé. Il est généralement noir.
La burqa est un voile islamique intégral porté par les femmes, principalement en Afghanistan, au Pakistan et en Inde. Il est généralement bleu et est composé d’une pièce de tissu « grillagé » devant les yeux.
Le tchador est une pièce de tissu semi-circulaire ouverte sur le devant. Il ne possède pas d'ouvertures pour les mains ou de fermetures, mais est tenu par les mains ou les dents, ou encore en entourant ses extrémités autour de la taille.
Le niqab est un masque noir couvrant le visage sauf les yeux. Il enveloppe une longue robe noire.
Lire aussi : Existe t-il un féminisme musulman ? de Véronique Forge.
Stéphanie Marin

7
-

Une nation qui ose s'affirmer à temps est une nation qui est appelée à être respectée dans le monde par le fait qu'elle protège ses citoyens.
pour la burqa cela est vrai mais pas pour le voile la burqa n est pas marqué dans le coran est dieu na pas cité aucun versé du coran disant au femme musulmane ou non musulmane de ce cacher ceci reste toujour un débat pourquoi un homme demande a sa femme de se cacher
ceci en ma pensée ce n est pas se que nous pouvons appeler protéger les citoyens déja les protéger de quoi des gens qui se cache dérriere une burqa a la demande de leur marie non il n y pas de danger car ses gens la ne sont pas ce ke vous chercher a faire croire au gens .je pense que tou ceci fait parti du injustice religieuses
arrétons les dire sur la burqa
C'est normal de l'interdire!
C'est normal de l'interdire!
je ne comprend pas que l 'on demande a des femmes de s 'enfermer sous ces burqa, elles ne sont pas en prison !!