Le dernier au revoir de David Servan-Schreiber

Par La rédaction
Publié le 25 juillet 2011

Le dernier au revoir de David Servan-Schreiber
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David Servan-Schreiber est décédé dimanche soir à l'âge de 50 ans. Atteint d'une tumeur au cerveau diagnostiquée en 1992, sa lutte aura duré dix-neuf ans.


Le neuropsychiatre David Servan-Schreiber s’est éteint dimanche soir après une rechute en juin 2010 de sa tumeur du cerveau. Hier, après avoir passé trois jours dans un semi-coma, celui qui a dit au revoir pour la dernière fois est parti paisiblement entouré de ses trois frères qui l’ont toujours soutenu dans son combat. « Il est parti en douceur. Il s'est éteint en paix et sereinement », a déclaré son frère Franklin.

Fils de Jean-Jacques Servan-Schreiber, figure marquante de la vie politique française des années 1970, il a suivi des études de médecine en France avant de devenir professeur de psychiatrie clinique aux États-Unis à l’université de Pittsburgh.

Devenu célèbre grâce à ses livres, « Guérir » et « Anticancer », il a permis de montrer l’efficacité des méthodes naturelles pour guérir l’anxiété et la dépression. Loin de vouloir remplacer la médecine traditionnelle, il aura néanmoins fait accepter l’idée que les thérapies conventionnelles ne suffisent pas à guérir la maladie. Sa méthode a permis de montrer que l’humain possède en lui ses propres ressources lui permettant d’affronter le cancer. David Servan-Schreiber évoque notamment le yoga, la méditation, le sport, la qualité de vie et l’alimentation choisie. Preuve ultime que sa méthode n’est pas vaine, en 2007, le rapport du Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer confirme ses conclusions : 40 % des cancers pourraient être évités par une modification du style de vie.

Mais en 2010, il rechute à cause de celui qu’il surnomme « The Big One ». Dans « On peut se dire au revoir plusieurs fois », David Servan-Schreiber n’évoque plus les différentes façons de se guérir mais comment apprendre à mourir plus sereinement. Conscient que la fin n’est pas loin, il déclare lors d’une interview « La mort fait partie du processus de vie, tout le monde y passe. En soi, c’est très rassurant. Profites-en maintenant, fais les choses importantes que tu as à faire ». Malgré cette rechute, David Servan-Schreiber n’a jamais remis en cause sa méthode : « Si vous me le demandez, je suis convaincu qu'Anticancer a joué un rôle important dans le fait que je survis au cancer depuis maintenant 19 ans, alors qu'au premier diagnostic mes chances n'étaient que de 6 ans ». Sa méthode lui aura donc permis « d’améliorer [sa] vie, tant en longévité qu’en qualité ». Une belle leçon de vie qui donne un espoir à tous ceux atteints par cette maladie.

Claire-Marie Allègre


(Source : leparisien.fr)

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12 commentaires

country33 - 25/07/11 11:40
Drôle d'homme que je respecte pour ce qu'il a apporté comme espoir à certains. Au revoir Monsieur.
rosemary - 25/07/11 11:42
Oh là là!! c'est vraiment très triste, bouh!!! ce fut quelqu'un de bien. Mais c'est très triste.
sandrine6405 - 25/07/11 11:48
cet homme était pourtant bien placé pour connaitre les risques de cancer et il n'a pu y échapper, quelle maladie sournoise
cailloux - 25/07/11 12:21
il a quand même lutté plus de 19ans ce qui est un exploit, il est évident que notre mode de vie joue un rôle essentiel, mais les médecins et groupes pharmaceutiques vous diront le contraire et préfereront vous imposer leur protocole de chimio aux résultats plus que douteux car nous ne savons pas ce qu'ils nous injectent et plus de 90% de malades décèdent après plusieurs mois de ces chimio, à croire que cela nous plombent encore plus la santé, sans compter le cout revenant à la sécu
latitechieuse - 25/07/11 12:21
moi je pense que tenir autant d'années en ayant une tumeur au cerveau c'est bien c'est bien la preuve que ce qu'il disait n'était pas si faux normalement la durée de vie est bien plus courte
omaha - 25/07/11 12:21
il se savait condamné , il a écrit des livres pour decrire ce qui lui arrivait et comment améliorer sa vie
julls - 25/07/11 12:29
quel saleté de cancer. j'aimerai bien en savoir plus sur ces études, sur le fait qu'en modifiant notre style de vie 40% des cancers pourraient être évités.
country33 - 25/07/11 12:45
C'est vrai que certaines de ses choses qu'il a dites et faites ont été contesté, mais il s'est battu contre la maldie pendant des années.
dakota76 - 25/07/11 13:47
Il a écrit des livres qui ont permis à d'autres personnes de vivre avec cette maladie et de prolonger un peu plus sa vie, bel exemple.
- 25/07/11 20:48
et tenir pas loin de vingt ans quand on a des enfants c'est génial, il a pu écrire des livres, livrer des témoignages, continuer sa vie, et ces médecins qui devaient lui bousillaient le moral, quel pied de nez et quelle leçon de courage, cet homme peut être fier ainsi que sa famille, il a démontré que l'on pouvait survivre au delà de certains pronostics, bravo !
lura - 26/07/11 18:08
Je pense qu'on réalisera pleinement l'importance de ce qu'il a apporté à notre société et à des millions de personnes dans le monde que dans quelques années. Il n'a pas vécu longtemps mais sa vie fut pleine de sens. Combien de personnes lui sont reconnaissantes du fond de leur coeur? A combien a-t-il redonné espoir et des perpectives de combat? C'est incroyable ce qu'un seul homme peut faire de bien ou de mal en une seule vie. Cet homme là n'a fait que du bien, intelligemment, avec courage, avec persévérance. Quelle perte immense.
Pipinousse - 16/02/12 15:01
Il a permis Grace a ses livres a gens de mieux vivre avec leur cancer et de leur donner un peu d'espoir dans ces moment dure que sont les traitements

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