Crise, solidarité, immigration et environnement

Par La rédaction
Publié le 20 mai 2009

Cédric Bloquet, directeur du CIDEM (Civisme et Démocratie) vous donne une idée des dossiers posés sur le bureau des députés élus au Parlement Européen.
Les gros dossiers du Parlement


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Cédric Bloquet, directeur du CIDEM (Civisme et Démocratie) vous donne une idée des dossiers posés sur le bureau des députés élus au Parlement Européen.


Quelle ouverture pour nos frontières ? par le service de presse du Parlement européen.


Le phénomène migratoire en Europe s'accroît. Cette tendance apporte autant d'opportunités que de défis. La liberté de circulation au sein de l'Union européenne, l'un de ses principes fondamentaux, oblige à considérer les questions migratoires de manière collective. C'est pourquoi le Parlement européen travaille fréquemment sur ces questions.


Que ce soit sur la lutte contre l'immigration clandestine, les sanctions envers les employeurs de travailleurs sans papiers, l'aide au retour, les  besoins d'une main d'œuvre qualifiée ou les aspects culturels, il y a toujours deux façons de considérer la question migratoire. Certains considèrent que l'immigration est une chance économique et culturelle pour l'Union européenne. D'autres pensent que, sous sa forme clandestine, l'immigration a des conséquences négatives pour les Etats Membres.  

Lutter contre l'immigration illégale


Aujourd'hui, 4 à 8 millions d'immigrants clandestins travaillent au sein de l'Union européenne, principalement dans les secteurs de l'agriculture, de la construction ou du nettoyage. Cette main d'œuvre "invisible" a des effets sur le marché de l'emploi, sur le niveau des bas-salaires entre les Etats Membres ou encore sur la libre-concurrence. Sans oublier que ces travailleurs sans-papiers n'ont pas accès au système de soins, ni ne cotisent pour leur retraite. Certains sont tout simplement à la merci de leurs employeurs, ce qui se rapproche d'une véritable exploitation.

Pour soutenir la libre-circulation des travailleurs au sein de l'Union européenne, laquelle constitue l'un des fondements du marché unique, l'effort ne peut être que concerté et collectif.

L'équation n'est pas simple. II s'agit de gérer les flux migratoires et de faciliter l'intégration dans les pays d'accueil, mais aussi de lutter contre l'immigration clandestine et contre l'exploitation des travailleurs sans papiers, tout en préservant les droits des immigrants légaux.

L'une des décisions récentes vise à sanctionner les employeurs de travailleurs illégaux de manière commune et à créer des méthodes de contrôle similaires dans les différents Etats Membres. Des mécanismes sont également mis en place pour permettre aux travailleurs sans papiers de se plaindre du comportement de leurs employeurs.

Un vrai besoin en matière de travailleurs qualifiés


En parallèle, le nombre de migrants hautement qualifiés désireux de venir travailler au sein de l'Union européenne est en diminution. Les marchés de l'emploi sont encore trop fragmentés, de même que les règles d'admission sur le territoire diffèrent d'un Etat Membre à l'autre. Beaucoup préfèrent tenter leur chance aux Etats-Unis, au Canada ou en Australie.

Pour séduire les travailleurs qualifiés du monde entier, le Parlement européen s'est prononcé en faveur d'une "carte bleue" permettant de travailler dans les Etats Membres. Les candidats à l'obtention de cette carte doivent avoir trouvé un travail au sein de l'Union européenne et présenter un diplôme universitaire ou une expérience professionnelle d'au moins cinq ans dans le secteur choisi.

Retour des immigrants illégaux


L'aide au retour des immigrants clandestins constitue un aspect majeur de la politique de l'Union européenne en matière de migration. Les immigrants bénéficient d'une période de 7 à 30 jours pour quitter volontairement le pays. Au-delà de cette période, les Etats Membres peuvent les expulser.

Depuis plusieurs années, les députés européens visitent les centres de détention dans toute l'Union européenne pour s'assurer que les immigrants qui y sont retenus bénéficient de conditions de vie décentes.

La lutte contre l'immigration clandestine, et contre ses conséquences, est loin de se terminer.
Des voix proposent une approche européenne plus intégrée et une plus grande solidarité entre Etats Membres pour gérer le phénomène. L'Union européenne a la volonté, sinon d'endiguer les flux migratoires, du moins de les contrôler le mieux possible.



Sur cette question, de nombreux choix restent à faire. Les élections européennes de juin 2009 vous permettent d'indiquer dans quelle direction vous souhaiter voir l'Union européenne s'engager. En votant pour un candidat, ce sera à vous de choisir !

 

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2 commentaires

franmic64 - 11/01/12 23:41
Souhaitons que le nouveau président prendra à bras le corps ce problème qui s'amplifie au fil des années!
rosemary - 12/01/12 11:14
oui franmic, souhaitons que le chef de l'état prendras les mesures qui s'imposent.

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