Par
Candice Satara-Bartko
- Publié le 25 juin 2010
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Le Gip-Epra : un acteur qui compte pour les radios associatives
le Gip Epra, au coeur des ondes
Terrafemina : Décrivez-nous l’ambition de l’Epra et son mode de fonctionnement…
Joël Rakotamala : L’Epra contribue à la promotion de programmes radiophoniques de proximité sur les thèmes de la vie sociale et associative, de la mémoire de l’immigration et de l’intégration, jusqu’à l’expression des différentes cultures. Notre approche est unique : nous sélectionnons et redistribuons des programmes parmi nos 150 radios associatives. Concrètement, une fois que les radios nous ont fourni leurs productions, notre rôle est de sélectionner, formater et masteriser les programmes, pour la diffusion vers d’autres radios partenaires.
En tout, 2h30 de programmes sont disponibles chaque jour. Les radios reçoivent le flux par satellite et peuvent le diffuser intégralement ou bien choisir seulement certaines émissions. A côté de cela, l’Epra s’associe à de nombreuses manifestations (rencontres culturelles, conférences, ateliers) liées à ses problématiques et incite les radios à couvrir ces événements.
TF : Qu’apportent ces échanges aux radios ?
J.R. : L’idée est qu’on peut habiter dans n’importe quel endroit en France et être intéressé par un programme qui est émis dans une région en particulier. En favorisant le développement des échanges entre les radios membres, on croise les regards et on montre les différentes manières de traiter l’information. Cela permet aux radios d’enrichir mutuellement leurs grilles de programmation et leurs champs de diffusion. C’est aussi un apport financier non négligeable puisque l’Epra achète les émissions produites par les radios, puis les redistribue par la suite.
TF : Quelle est le rôle de ces radios associatives membres de l’Epra ?
J.R. : 151 radios associatives sont adhérentes à l’Epra sur tout le territoire national. Ce sont généralement des radios généralistes qui assurent des missions de proximité et qui sont bien implantées localement. On trouve également des radios d’expression multiculturelle, des radios en milieu scolaire et universitaires.
Parmi les plus connues, il y a Agora, Oxygène, Alternative FM. Kaléidoscope, qui émet sur Grenoble, est l'une des plus anciennes du paysage radiophonique de la ville (depuis décembre 1981). Les radios associatives jouent un rôle important d’information, de sensibilisation et de relais des initiatives locales ; leur travail est remarquable et très professionnel. Pourtant elles manquent encore de reconnaissance.
TF : La radio, un média puissant, en pleine mutation ?
J.R. : Tous les supports médiatiques permettent de transmettre des messages, mais à la radio il y a une liberté de ton et une spontanéité qui n’existent pas ailleurs. Ce média a un rôle clé à jouer, entre la presse écrite et la télévision. Mais il ne fera pas l’économie d’une mutation liée aux évolutions technologiques. Les modes de consommation changent ; beaucoup de radios sont aujourd’hui sur internet. Les radios associatives doivent elles aussi, (comme nous à l’Epra), se préparer au numérique.
ALLER PLUS LOIN:
Lire : Dans les coulisses du Bondy blog


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un article interessant à découvrir merci
Je vous invite à regarder une excellente émission sur l'égalité des chances cause nationale ou incantation opportuniste ? Emission au cours de laquelle Hervé Morin, président du Nouveau Centre a déclaré : "La diversité souffre des blocages de la société française" http://hrchannel.com/event/557/recrutement-et-diversite/egalite-des-chances-cause-nationale-ou-incantation-opportuniste"
excellente inititaive! pour être complet sur ce sujet, voir la très bonne émission diffusée sur hr channel: http://hrchannel.com/event/557/recrutement-et-diversite/egalite-des-chances-cause-nationale-ou-incantation-opportuniste". Hervé Morin, president du nouveau centre et minitre de la défense dénonce les blocages de la société française comme frein à la diversité et à l'égalité des chances et propose des solutions pour y remédier.
Super bien etr intéressant.
très intéressant!Il ne faut pas isoler ces endroits mais au contraire les écouter, les mettre en confiance, comprendre leurs difficultés et leurs révoltes.Peu à peu, une certaine confiance s'établira,ils ne se sentiront plus ou moins laisses pour compte
Pour avoir lu beaucoup de choses sur ce sujet, c'est dans certaines banlieu une radio qui vient en aide aux démunis, aux émigrés aussi et ils sont proche de leurs "fans". Mais des partenaires de plus en plus les aide aussi pour survivre d'abord et préserver leurs actions.
Pour avoir lu beaucoup de choses sur ce sujet, c'est dans certaines banlieu une radio qui vient en aide aux démunis, aux émigrés aussi et ils sont proche de leurs "fans". Mais des partenaires de plus en plus les aide aussi pour survivre d'abord et préserver leurs actions.
La radio est un média très constructif dans ce domaine et je l'encourage à continuer!