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Par   -  Publié le 9 novembre 2011
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Familles monoparentales : des K d'urgences pour Christine Kelly

En France, une famille sur cinq ne compte qu’un seul parent. Dans 85 % des cas, ce sont des femmes qui sont à la tête de ces foyers monoparentaux. Si de multiples associations existent déjà pour adoucir leur quotidien, aucune fondation n’avait encore été créée dans ce but. Il y a un an, l’ancienne journaliste Christine Kelly, aujourd’hui membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel, a donc fondé K d’urgences. Découverte…

Familles monoparentales : des K d'urgences pour Christine Kelly

Familles monoparentales : des K d'urgences pour Christine Kelly © Crédit photo : Simax-communication/Christine Kelly et Christine Arron


Une famille sur cinq est monoparentale

En 2010, Christine Kelly, ancienne journaliste, aujourd’hui écrivain et membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel, crée en toute discrétion la fondation K d’urgences. Son objectif, venir en aide aux familles monoparentales en situation de précarité extrême. Et elles sont nombreuses dans ce cas. En France, une famille sur cinq ne compte qu'un parent. A Paris, on recense 27 % de familles monoparentales et jusqu’à 45 % dans certaines régions. Et, en Outre-mer, les chiffres sont deux fois plus élevés qu’en France hexagonale. « Le nombre de familles monoparentales a plus que doublé en 40 ans, détaille Christine Kelly. Dans 85 % des cas, ce sont des femmes qui sont à la tête de ces foyers et, contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette situation est davantage liée aux divorces et séparations qu’au veuvage ».
Forte de ce constat Christine Kelly décide donc d’agir. « Je ne suis pas directement concernée par ce problème, précise-t-elle. Il n’y a donc aucun conflit d’intérêt. Mais le phénomène a pris une telle ampleur dans la société que nous connaissons tous, quelle que soit notre catégorie sociale, une ou plusieurs, femme, homme ou enfant souffrant de la monoparentalité. » Bien sûr, des associations se proposaient déjà de leur venir en aide, mais aucune fondation. « Or, le principal avantage de ces dernières est leur habilité à recevoir et à redistribuer de l’argent ».
Si l’ancienne journaliste conjugue ainsi chaque jour ce combat avec ses activités au CSA, elle n'en reste pas moins impliquée. Pour preuve, le premier chèque de la fondation, c’est elle qui l’a signé. « Tout mon salaire y est passé, se souvient-elle. La fin de mois suivante a été un peu difficile mais il était inconcevable pour moi qu’il en soit autrement. Je me sens parfois si impuissante face aux dizaines d’e-mails de détresse que je reçois chaque jour », confie-t-elle.

« 2 000 femmes pour 2012 »

Pourtant, K d’urgences multiplie ses interventions. Ainsi, en mai dernier, un an après sa création, la fondation, placée sous l’égide de la Fondation de France lançait l’opération « 2 000 femmes pour 2012 » afin d’intervenir spécifiquement sur le problème de la garde d’enfants des familles monoparentales. « Pour sortir la tête de l’eau, ces femmes ou ces hommes ont besoin d’argent et donc de trouver un emploi. Mais sans moyen de garde, il leur est difficile de se rendre à d’éventuels entretiens ou même de suivre des formations. C’est le serpent qui se mord la queue », déplore-t-elle.
Quoi qu’il en soit, au 31 mai dernier, K d’urgences était déjà venu en aide à une cinquantaine de familles grâce à un partenariat regroupant des institutions publiques (à l’image des villes de Paris, Courbevoie, Nice, Pointe-à-Pitre, Fort-de-France, Angers, Mâcon ou Ajaccio), des entreprises privées (LCL, La Roche-Posay, la Fondation Clément, Air France, Air Caraïbes, etc.) mais aussi des associations. « Les différentes associations avec lesquelles nous collaborons sont mes yeux et mes mains sur le terrain, souligne Christine Kelly. Ce sont elles qui me suggèrent les familles à aider en priorité, car elles les côtoient au quotidien. En ce qui me concerne, je ne pense pas être la mieux placée pour décider qu’une mère est plus en détresse qu’une autre. Quant aux municipalités, leur soutien est très important car il nous permet de débloquer des places en crèche. »

« Familles monoparentales, le scandale du silence »

Parallèlement à l’initiative « 2 000 femmes pour 2012 », la fondation met en place différentes actions. En quelques mois, elle a ainsi offert des vacances à plusieurs familles en très grande difficulté ou permis à une quinzaine d’enfants de rencontrer, au Stade de France, le quintuple champion du monde de judo, Teddy Riner et la sprinteuse multi-médaillée Christine Arron, entres autres. « En octobre dernier, nous avons organisé, en Guadeloupe, une distribution de jouets à destination d’enfants d’un an issus de familles monoparentales », se félicite l’ancienne journaliste. Mais bien sûr, elle « aimerait pouvoir en faire encore plus ». D’ailleurs, afin que les problèmes issus de la monoparentalité soient davantage pris en compte, Christine Kelly rédige actuellement un ouvrage intitulé « Familles monoparentales, le scandale du silence ». En attendant sa publication, les particuliers qui souhaitent soutenir la fondation peuvent faire un don en se rendant sur le site internet de K d’urgence. « Chaque euro permettra d’aider une femme ou un enfant », assure la fondatrice.

 

Crédit photo : Simax-communication/De gauche à droite : Christine Kelly et Christine Arron

 

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Voir aussi :  association    famille    aides   
 

5 commentaires

sandrine6405 - 09/11/11 23:17
je trouve tout à leur honneur pour des sportives de haut niveau de créér une association pour soutenir de telles causes, leurs statuts aident ces adhérents
fidjikelyna - 14/11/11 21:40
cela est formidable car c'est vrai qu'il y a de plus en plus de famille monoparentale
ladymam - 21/11/11 11:29
et oui pas facile tous les jours d 'élever ses enfants seule , je l 'ai fait pour mes trois garçons , mais quoi qu 'il arrive leur amour nous fait tenir chaques jours
franmic64 - 02/01/12 21:07
Voilà encore une association qui aide ces familles dont les chiffres vont encore s'accroître dans les années à venir...
angelabeille - 03/01/12 09:06
Je suis restée quelques années a élevé seule mes deux filles, mais elles avaient leur père. Meme sans pension alimentaire, je suis très fière par mon travail d'avoir pu y arriver. Leur père les prenaient tous les week ends.

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