Envie de sauver le monde ?

Par Candice Satara-Bartko
Publié le 29 octobre 2009

Pour travailler dans une Organisation Non Gouvernementale, il ne suffit pas d’avoir la fibre humanitaire, un tempérament volontaire ou de la bonne volonté. Partir en mission à l’étranger, dédier sa vie professionnelle à la solidarité internationale, cela s’anticipe et s’organise. Quelques précisions sur ce secteur en plein boom.

S'engager dans l'action humanitaire

S'engager dans l'action humanitaire

Quels sont les métiers de l’humanitaire ?

Les  ONG conduisent des actions dans les domaines de  l’éducation, de la santé, et de la nutrition. Elles favorisent l’émergence de projets de microcrédit, aident à la construction d’infrastructures, réhabilitent des espaces, permettent un accès à l’eau potable… Ainsi, des compétences professionnelles sont donc de plus en plus souvent exigées au sein de ces organisations. Les métiers médicaux sont très recherchés : infirmiers, anesthésistes, pédiatre, ou encore sages femmes. Pour créer des écoles et mener des programmes pédagogiques, les ONG recrutent des instituteurs, des puéricultrices, des professeurs. Sur le terrain, elles ont besoin d’ingénieurs, capables  d’apporter leur expertise et de coordonner des projets de développement, d’architectes, de menuisiers, de mécaniciens. Sans compter tout les aspects  communication, lobbying, recherche de fonds, sur lesquels les ONG misent beaucoup et qui demandent aussi un savoir faire.  Pour autant, ces organisations ne recrutent pas que sur les compétences. Pour certaines missions une expérience dans l’humanitaire ou dans le caritatif et des études supérieures peuvent suffire pour partir (sous réserve d’une formation par l’ONG).

 

Comment fonctionne une ONG?


La plupart des ONG suivent un schéma classique au niveau des ressources humaines. Elles sont composées de salariés, de bénévoles, et de volontaires. Au siège de l’association, on trouve des  permanents salariés qui, entourés de bénévoles mettent en place et coordonnent des projets de développement, en lien permanent avec les équipes sur le terrain. Elles disposent souvent de bureaux à l’étranger, où  des expatriés travaillent avec la population locale.  Une ONG  repose essentiellement sur ses volontaires, qu’elle engage pour des missions d’aide au développement d’un an ou plus. Le statut des volontaires est défini par une loi du 23 février 2005. « Il est attribué à toute personne majeure, sans condition de nationalité. Fortement motivés, les volontaires mettent leurs compétences au profit d'une mission de développement ou d'urgence humanitaire » (source : site volontariat.org). Il est important de souligner que des indemnités sont versées par l’association pour permettre au volontaire de vivre dans le pays de sa mission.  Il bénéficie en plus  d’une protection sociale et d’une  assurance responsabilité civile.  


Comment se former ?

Les métiers de l’humanitaire attirent mais des interrogations subsistent. Comment se former ? Et  où s’orienter ? Si des filières classiques (éducation nationale, médecine) permettent  d’accéder à ces professions, des études spécifiques (écoles privées, universités, BTS, ou IUT) existent aussi et sont en plein essor. L’école Bioforce à Vénissieux propose des formations reconnues par les ONG. Après des cursus courts ou longs, les étudiants obtiennent des diplômes de logisticiens, de coordinateurs de projets et sont donc qualifiés pour intervenir sur le terrain. Cet institut s’adresse aussi directement aux professionnels de l’humanitaire avec des cycles d’études courts pour compléter et renforcer leurs qualifications. L’IFAID (Institut de formation et d'appui aux initiatives de développement) à Bordeaux, L’IPRIS (Institut privé de relations internationales et stratégiques), près de Lyon sont aussi compétents pour préparer aux métiers de l’humanitaire. A l’Université des masters spécialisés sont  consacrés aux problématiques des pays en voie de développement et à la solidarité Nord/Sud. Et les grandes écoles ne sont pas en reste, HEC  a récemment ouvert une chaire dédiée au développement  social. En parallèle de ces cursus, les ONG dispensent aussi  des formations obligatoires, pour pouvoir partir en mission.

La question du recrutement ?

Comme une entreprise classique, une ONG traite les candidatures qu’elle reçoit avec beaucoup d’exigence et d’attention. Les postes salariés restent rares alors que l’activité est en constante augmentation, et les salaires sont peu élevés. Pour postuler, la plupart des associations proposent un formulaire de candidature en ligne sur leur site, sinon il suffit d’envoyer un courrier. Les recruteurs multiplient et croisent  les entretiens pour trouver les bons candidats.

Au-delà des compétences et de l’expérience, la motivation est une condition préalable à tout engagement.  Et face au flot de candidatures, il y a peu d’élu.

En savoir plus

Sur les métiers

Sur les métiers de l’humanitaire
Sur le volontariat de solidarité internationale :
Sur l’actualité et les métiers de l’humanitaire

Les offres d’emploi :

Le site Coordination Sud regroupe les annonces de nombreuses ONG dans sa rubrique emploi. On peut faire  une recherche selon 4 critères : le type de contrat, la fonction, le domaine d’activité et le pays
Sur les sites des ONG :

Sur Médecin du monde, un espace est consacré aux postes vacants, avec des annonces spécifiques.

Sur Planète urgence : vous pouvez rechercher une mission par compétences ou par pays.

 

Retrouvez le témoignage de Lisa qui a travaillé pour une ONG de solidarité internationale en Ouganda en tant que responsable de la logistique et de l’administration ici.


Et pour tout savoir sur le recrutement, lisez le témoignage d'un DRH d'une ONG en cliquant ici.

Voir aussi :  engagement    humanitaire    recrutement     ong   
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18 commentaires

pierredh - 29/11/09 20:16
Bonjour, Si vous avez entre 18 et 30 ans, vous pouvez également participer à des projets de volontariat internationaux ouverts à tous d'une durée allant de 2 semaines à 1 année. Aucune qualification particulière n'est requise par contre une réelle motivation pour le projet et une envie d'apprendre est indispensable. Les projets offerts, par l'association de jeunesse SVI (service volontaire international)se veulent accessibles à tous les jeunes indépendament de leurs ressources financières. Par exemple, une année de volontariat revient plus ou moins a 290 euro / an (logement et nourriture compris mais pas le transport). Si cela vous tente, contactez nous: www.servicevolontaire.org 33 rue Frémineur, 1170 Bruxelles, Belgique Tel:+32 495 680 934 email: Pierre@servicevolontaire.org
betterworld38 - 07/01/10 10:21
Bonjour, J'ai participé à une mission humanitaire de l'organisation Projects Abroad (http://www.projects-abroad.fr/). C'est un bon moyen de rompre le cercle vicieux "Je n'ai pas d'expérience, donc je peux pas partir en mission, donc je ne peux pas acquérir des compétences sur le terrain, donc je ne peux toujours pas partir, etc." En fait, ils ne demandent pas de qualification particulière. C'est bien pour une première expérience et pour tester si cela vous passione vraiment.
leslie2613 - 11/02/10 17:26
je crois qu'on a tous plus au moins des rêves philanthropes qui nous poussent à vouloir sauver le monde. pour ma part, j'aimerais participer à des missions humanitaires ponctuelles afin de tisser un réseau de contacts dans le monde et pouvoir me nourrir des cultures de chacun.
isa169 - 09/03/10 21:54
participer à de telles missions humanitaires doit étre une experience enrichissante et fantastique
joelasaucisse - 13/04/10 07:00
C'est vraiment quelque chose qui me tenterait bien mais seulement une fois que ma situation me permettra de pouvoir m'engager sans vivre dans des conditions difficiles pour cause de manque de moyens.
tibo59134 - 25/04/10 23:34
j'aimerais m'engager dans une ONG mais je ne sais pas laquelle choisir et puis je n'ai pas beaucoup de temps à y consacrer à cause de mon futur boulot. on verra dans quelques années
joelasaucisse - 07/06/10 16:13
Je ne suis pas pour les dons en ligne ni les dos financiers à des associations. En effet, on ne sait pas où finit l’argent qu’on transmet. Je trouve plus intéressant de fournir de la nourriture.
pussy01360 - 29/07/10 16:08
c'est un très bel engagement de la part de tous ces hommes et femmes qui iennent en aide aux plus miséreux, c'est vrai que si je n'avais pas eu de famille, j'aurais sûrement aimé faire de l'humanitaire et partir aider tous ces pays.
salyana - 04/08/10 13:54
si j'aurais des sous je leur donnerais et carrement je leur apporterais en ùain propre car je nef ait pas forcement confiance au associcaton
radounette - 06/10/10 13:04
c est exactement ce que ma belle mère recherche merci pour ces explication qui vont lui être très utile
country33 - 31/10/11 09:22
Il faut être libre et non seulement ça, mais courageuse pour faire ces engagements là.
country33 - 23/11/11 22:04
J'aurais aimé faire partie d'une action humanitaire, mais je n'ai jamais pu partir et j'avoue que ça me tenterais vraiment maintenant que j'ai moins de contraintes ici.
jujuleretour - 02/01/12 00:34
c est pas l envie qui manque ,, encore faut il avoir les connaissances , les moyens , le soutien ,,,
franmic64 - 02/01/12 01:03
C'est un très grand engagement et il faut faire preuve de courage pour partir en quittant les siens sans savoir si l'on va revenir, surtout de nos jours. J'admire ces gens là!
franmic64 - 14/01/12 20:29
Les métiers de l'humanitaires sont très variés, manuels et professions médicales en font partie
ninouninoutte - 05/02/12 18:46
je suis comme franmic j admire ces gens qui lance dans un telle aventure il faut beaucoup de courage et je crois q une fois que l on est parti la bas on ne voit plus les choses de la meme façon en rentrant
country33 - 19/11/12 09:10
Je viens d efaire la connaissance d'un Monsieur qui avec sa femme ont fait parti de médecin du monde et ils partaient partout de par le monde pour soigner les gens dans les conflits ou les catastrophes c'est franchement beau de sauver les gens .
nonprofitworld - 11/02/14 19:52
Attention à "projects-abroad", c'est avant une entreprise très très lucrative qui vend de l'humanitaire . Certains propose d'aller visiter des temples et eux c'est d'aller d'aider les pauvres (tellement gentils vous savez) pour quelques milliers d'euros ... Je vous conseille de visionner l'émission de france 2 sur ces braves gens de projects abroad pour vous faire votre propre idée... http://youtu.be/EWVygtkrHVE

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