Revue des Deux Mondes
Fondée en 1829 par François Buloz, la Revue des Deux Mondes est aujourd’hui la plus ancienne revue en Europe.
Au long des années, la Revue des Deux Mondes s’est imposée comme un pôle incontournable de la vie intellectuelle française et européenne (Goethe en était un fidèle lecteur). Au croisement de l’histoire, de la littérature et de la politique, elle souhaite, dès l’origine, incarner l’humanisme hérité des Lumières, cela dans un souci de connaissance, de curiosité pour les sociétés extra-européennes, qu’il s’agisse de l’Amérique, de la Russie ou des mondes africains, asiatiques.
La Revue des Deux Mondes a été, au XIXe siècle, un rendez-vous littéraire majeur. Tous les grands écrivains y ont apporté leur collaboration, de George Sand à Chateaubriand, de Sainte-Beuve à Dumas, Musset, Renan, Gautier et tant d’autres. Au XXe siècle, le paysage littéraire change, la NRF apparaît : si la Revue garde une position privilégiée, son centre de gravité se déplace plus vers la politique et l’histoire, portée par la gravité des moments de crise que traverse la société française.
On peut distinguer facilement certains traits de caractère qui expliquent l’extraordinaire pérennité de la Revue : souci de modération, de prudence, rejet des postures extrêmes, esprit de pragmatisme.
Et maintenant ?
La Revue des Deux Mondes poursuit sa trajectoire. Foncièrement généraliste, s’intéressant à tous les domaines de l’activité humaine, la Revue demeure fidèle à ses origines littéraires, philosophiques : la liberté d’esprit, l’indépendance intellectuelle, le goût pour l’exercice critique, le primat de la lucidité sur toute autre forme d’approche du réel, voilà ce qui constitue la charte de la Revue des Deux Mondes aujourd’hui.





