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3 questions à … Charlotte Hochman, directrice du développement de La Ruche
Publié le 15 décembre 2009 à 10:02
Dans la Ruche à Paris, des dizaines d’entrepreneurs sociaux se retrouvent pour unir leurs forces, être conseillés, ou tout simplement occuper un espace de travail. Charlotte Hochman, l’un des fondateurs, nous raconte l’histoire de la Ruche, son fonctionnement, et ses projets d’avenir.
3 questions à … Charlotte Hochman, directrice du développement de La Ruche 3 questions à … Charlotte Hochman, directrice du développement de La Ruche

A savoir: La Ruche est une entreprise sociale qui fournit des services, y compris des espaces, pour d’autres entrepreneurs sociaux à Paris. Ils sont 70 actuellement. Il y a les résidents qui s’installent avec une équipe pendant un an, les pied-à-terre qui sont là à temps partiel, et les butineurs qui ont une formule à la carte.


TF : Pourquoi avoir créé cette Ruche ?
C.H. : Cela part d’un besoin personnel. En fait, j’ai passé beaucoup de temps à l’étranger où il existe des modèles similaires, et quand je suis revenue en France il y a trois ans, j’avais besoin d’un endroit pour travailler selon mes choix.
Après, il a fallu adapter le modèle à la vie économique parisienne. Il a fallu trouver la tarification adaptée (sachant qu’ici l’entrepreneuriat social est moins développé que dans les pays anglo-saxons), et aussi une offre répondant aux besoins concrets des entrepreneurs. Nous nous sommes notamment inspirés de modèles similaires à Toronto au Canada ou à Londres en Grande-Bretagne.


TF : Qui sont les entrepreneurs sociaux abrités par la Ruche ?
C.H. : D’abord, c’est un univers plutôt féminin. En revanche, les leaders sont rarement des femmes, ce sont plus souvent les numéros deux. Ensuite, tous les âges sont représentés, la moyenne se situant plutôt dans la trentaine. Tous les secteurs d’activité sont les bienvenus. En revanche, nous appliquons  4 critères qualitatifs lors du processus d’intégration à la Ruche : l’innovation, le moteur économique, la taille de l’impact, et la transparence des pratiques.


TF : Comment envisagez-vous l’avenir ?
C.H. : pour ce qui est de l’aspect financier, les revenus en provenance des entrepreneurs et ceux des missions que nous effectuons doivent nous permettre de couvrir nos coûts de fonctionnement (loyers, salaires,…) L’équilibre doit être atteint en 2010. Pour ce qui est de notre fonctionnement, nous sommes en pleine capacité au niveau des résidents mais nous sommes ouverts aux pied-à-terre et aux butineurs. Ensuite, pour ce qui est de notre développement, nous avons été sollicités pour être des prototypes. Il y a d’ailleurs beaucoup de demande depuis la crise. Nous aidons donc d’autres centres à se monter mais notre but n’est pas d’ouvrir des franchises. Ce mode de duplication venant des entreprises classiques ne marche pas vraiment pour les entreprises sociales pour l’instant, car l’équilibre au niveau local est très difficile à atteindre.


La Ruche
84 quai de Jemmapes
Paris 75010
http://www.la-ruche.net/

 
VOIR AUSSI :
L'article "Les entrepreneurs sociaux: ils donnent du sens à leur boîte"

3 questions à … Jean-Marc Borello, délégué général du groupe SOS

L’interview vidéo de Nicole Notat sur la notation sociale

L’interview vidéo de Danielle Desguées, directrice générale des boutiques de gestion en Ile-de-France

Par Alix Foriel | Rédacteur
Mots clés
Conso argent social créer une entreprise
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