Par
Candice Satara-Bartko
- Publié le 20 juin 2011
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Brésil : le miracle automobile
Le Brésil : 4ème marché automobile mondial
Le Brésil est devenu en 2010 le quatrième marché automobile mondial, derrière la Chine, les Etats-Unis et le Japon. Il devrait afficher cette année une croissance de plus de 5%, et produire 3,63 millions de véhicules. Ce marché a un potentiel énorme ; tous les Brésiliens rêvent de posséder une voiture. La demande est extrêmement forte malgré une taxation encore excessive : les taxes peuvent représenter jusqu'à 65% du prix final d'une voiture. Le Brésil reste en effet un marché d’accession à l’automobile : « la densité de véhicules par habitant est encore assez faible, puisqu’elle est d’une voiture pour six habitants », précise Cledorvino Belini, président de l’Anfavea (association des constructeurs). La marge de progression est donc très forte. La plupart des grands constructeurs automobiles mondiaux sont représentés dans le pays. Le Brésil possède 24 usines automobiles, appartenant à 16 constructeurs différents. Volkswagen, Ford, General Motors et Fiat sont présents depuis maintenant plus de 30 ans. L’essor de ces grands groupes s’explique aussi par le défaut de marques brésiliennes conséquentes dans le secteur automobile.
Une préférence pour les petites voitures
« Sur les trois millions de voitures vendues chaque année, 50% sont des petites cylindrées. Ce qui alimente le Brésil, c’est la personne qui passe du statut de « je n’ai pas de voiture », à « j’ai une petite voiture ». Ce qui marche, ce sont les voitures simples, robustes et pas chères », indiquait Carlos Ghosn, PDG de Renault, dans un entretien accordé au Monde en septembre 2010. Au Brésil plus qu’ailleurs, les petites citadines, surnommées « caro populars », ont la cote. La nouvelle Fiat Uno, découverte au printemps 2010 au Brésil, a été élue « Voiture de l'année 2011 ». Les Brésiliens ne veulent pas de voitures pour frimer, ils les préfèrent petites et solides, pour résister aux embouteillages monstrueux des grandes villes et aux routes parfois abîmées.
1 véhicule sur 3 roule au Flex Fuel
Une des particularités du marché automobile brésilien est que la majorité des voitures roulent au Flex Fuel. Cette technologie a été initiée en 2003 par Volkswagen avec la Gol. Il s’agit en fait d’un modèle d’essence et d’alcool obtenu à partir de la canne à sucre. Selon le prix du carburant, le client choisit la proportion essence/alcool la plus économique. Les véhicules étant plus consommateurs en alcool qu’en essence, l’alcool revient moins cher si son prix n’excède pas 75 % de l’essence. Le succès des véhicules fonctionnant au Flex Fuel a contribué à la croissance rapide du marché de l’alcool au Brésil. Cette technologie a éveillé l’intérêt de nombreux pays étrangers, comme une façon de réduire l’émission de gaz polluants. En revanche, depuis 1970, le Brésil a mis en œuvre des restrictions à l’utilisation de diesel par les véhicules légers, le gouvernement ayant choisi de le réserver aux transports publics et aux camions.
Un peu d'histoire…
Comment le Brésil a-t-il comblé son retard pour rivaliser avec les grandes puissances ? Il y a cinq ans, ce pays n’était qu’à la dixième place mondiale. Dans les années 90, l’ouverture de l’économie à l’importation de voitures a attiré beaucoup d’autres constructeurs, comme Honda, Toyota, Renault, Mitsubishi, PSA, et a permis ainsi une accélération du marché automobile. Après une période de forte croissance, des crises économiques ont fortement affecté le pays, qui n’a retrouvé une stabilité que depuis quatre ans. La baisse de l’inflation, extrêmement importante (de près de 80% par mois en 1994, elle a atteint un niveau annuel de 4% en 2006), a joué un rôle important dans la croissance du marché. Le secteur de l’automobile a plutôt bien résisté à la crise économique mondiale. Si l’année 2009 a commencé en repli, les premières mesures adoptées par le gouvernement pour stimuler l’économie et la consommation, principalement sur le secteur automobile, ont eu rapidement des résultats. Le gouvernement a notamment réduit les taxes (l’IPI : impôt sur les produits industrialisés), ce qui a encouragé les banques à accorder des crédits et réduire les taux d’intérêts. Résultat : l’économie brésilienne et le secteur automobile ont triomphé. Et aujourd’hui, le Brésil est encore loin d’avoir exploité tout son potentiel.
Les poids lourds du secteur
Depuis neuf ans, Fiat domine le marché brésilien. En 2010, la marque italienne a battu des records de vente, avec une part de marché de 22,9 %, suivie par Volkswagen (20.9%), et Ford (10,1 %). Lancée au mois de mai 2010, la Fiat Uno s’est imposée au deuxième rang des modèles les plus vendus dans le pays. Toutefois, les marques européennes et asiatiques commencent à gagner du terrain. Renault, qui s’est implanté en 1998, compte vendre quelques 200 000 voitures en 2011. Le Brésil se hisserait de la troisième à la deuxième place des marchés mondiaux de Renault en 2011, après la France. PSA Peugeot Citroën a enregistré un record de vente en 2010. Le cinquième groupe automobile du Brésil devrait investir 530 millions d’euros au Brésil d’ici à 2012. Ses ventes ont notamment été stimulées ces derniers temps par le succès des Citroën C3 et Peugeot 207. « L’Amérique latine, et plus particulièrement le Brésil, joue un rôle fondamental dans notre ambition d’être un groupe plus global », a déclaré Philippe Varin, président de PSA, lors de sa première visite au Brésil en 2010. Les marques chinoises ne sont pas en reste. Chery est leader du secteur, quatre de ces modèles ont pénétré le marché brésilien, et la marque vient de démarrer la commercialisation de la citadine QQ. Les constructeurs automobiles mondiaux sont déterminés à profiter du boom de l’économie brésilienne.
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Le brésil est devenu une grande puissance et ne cesse d'évoluer c'est très bien!!!
Ce qui me fait peur c'est les dérives que peuvent avoir les nouveaux carburants fait avec des produits de consommations
Dans le cas du brésil , pays producteur d'agro-carburant ce système du flex-fuel est une bonne solution , ce qui n'est pas forcément le cas dans d'autres contrées produisant à partir de blé ou de maïs.
Je ne connaissais pas bien le carburant flex fuel et je ne sais pas trop si ce genre de carburant va fonctionner sur le long terme mais c'est de beaux progrès.
Le phénomène est du Flex Fuel est intéressant!
Ou vois tu un message à ton nom ? Tu vois des messages invisibles ?
C'est certain qu'un jour il faudra bien troiuver autre chose pour remplacer le pétrole qui deviendra rare et cher.